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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:42

C’est le 25 octobre prochain que le projet de réforme constitutionnelle devant permettre à Denis Sassou Nguesso de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 sera soumis par voie référendaire aux Congolais, malgré le concert de récriminations et de mises en garde venant de l’intérieur comme de l’extérieur du pays. C’est, en effet, un Sassou Nguesso droit dans ses bottes qui a annoncé le 22 septembre dernier la tenue de ce référendum pour, dit-il, « permettre au peuple congolais de s’exprimer librement et démocratiquement sur le contenu du document qui synthétise ses préoccupations actuelles, et ouvre la voie à une alternance apaisée ». On aurait applaudi à tout rompre si l’aventure référendaire avait été consensuelle, si elle ne devait pas profiter à Sassou Nguesso et si son initiateur n’était pas l’un des ploutocrates les plus controversés du continent.

Le président congolais, qui totalise 31 ans de pouvoir n’en a visiblement pas assez de présider aux destinées de ce richissime petit Etat de l’Afrique centrale, malgré son âge avancé (72 ans) et rédhibitoire au regard de la Constitution actuelle qui fixe à 70 ans l’âge maximum pour tout candidat à la présidence de la République. Les thuriféraires et autres fantassins du verbe haut que Sassou Nguesso a envoyés en première ligne pour convaincre ses concitoyens de l’accepter pour dix ans encore comme locataire du Palais du peuple (présidence congolaise) auront cette fois-ci fort à faire, parce que la jeunesse congolaise est exaspérée par la gestion clientéliste et monopolistique des ressources économiques du pays par le clan familial et les courtisans du président septuagénaire. Et malgré le black-out des médias d’Etat sur l’insurrection populaire du peuple burkinabè en octobre dernier contre son président et chef de file des tripatouilleurs de Constitution, les Congolais ont suivi avec intérêt l’éviction de Blaise Compaoré grâce à la détermination des Burkinabè assoiffés d’alternance et de démocratie. Certes, il y a eu entre-temps le contre-exemple du Burundi de Pierre Nkurunziza avec son 3è mandat obtenu au forceps, mais au regard de la très forte mobilisation dont tous les opposants à la forfaiture en cours de préparation ont fait preuve lors des meetings organisés à Brazzaville et à Pointe noire, le président congolais gagnerait à ne pas franchir le Rubicond de la bêtise, au risque de sortir de la scène politique par la plus petite des portes. Malheureusement, tout comme Blaise Compaoré, il semble réfractaire à tout appel au bon sens, et cette myopie politique est d’autant plus dangereuse qu’il s’agit là du Congo Brazzaville où les plaies de la fratricide guerre civile de 6 ans (1993-1999) dont Sassou lui-même fut l’un des principaux acteurs ne se sont pas encore totalement refermées.

Il ne reste plus aux Congolais qu’à prendre leur destin en main

Le risque est donc grand qu’après ces démonstrations de force de part et d’autre (pouvoir et opposition) par meetings interposés, les propos et les actes des uns et des autres ne glissent insidieusement vers des considérations ethno-régionalistes. A moins d’une semaine de ce référendum de tous les périls, aucun signe de décrispation ou de fléchissement des différentes parties, bien au contraire ! En effet, la marche organisée par l’opposition politique, le 20 octobre dernier, a fait huit blessés dont 6 par balles. Or, peu avant, c’est le meeting du 17 octobre 2015 qui avait été réprimé, faisant deux morts et plusieurs blessés. C’est dire donc que les leaders du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et de l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) qui sont les têtes de proue des manifestations contre le changement constitutionnel n’en démordent pas. Le harcèlement dont ils font l’objet de la part des partisans zélés du régime sur les sentiers de la résistance contre le « putsch constitutionnel » en cours au Congo, ne pourra certainement pas refréner leurs ardeurs. En tout cas, le chaos qui se profile à l’horizon est bien visible comme une protubérance au milieu du visage, mais, paradoxalement, rien ne semble fait pour l’éviter, ou, à tout le moins, en limiter les dégâts. L’Union africaine (UA), championne du monde dans les retards à l’allumage, se contente, pour l’instant en tout cas, des appels à la retenue qui pourraient être interprétés par les sbires de Sassou Nguesso comme des appels à la répression. On s’était félicité des réactions et des condamnations immédiates et fermes de l’UA et des chancelleries occidentales suite au putsch militaire du Général Gilbert Diendéré au Burkina Faso, et on s’était même mis à rêver de mesures similaires à l‘encontre de tous les despotes du continent, qu’ils soient à la tête d’un pays sahélien ou d’un Etat riche en pétrole et en matières premières. Malheureusement, avec ce qui est en train de se passer au Congo, on a l’impression que la communauté internationale n’avait lancé qu’un simple ballon d’essai, qui s’est vite dégonflé comme une baudruche. Même la France officielle adopte, en effet, une attitude prudentielle, certainement pour ne pas contrarier le président congolais qui s’est engagé à protéger les intérêts économiques de la Métropole à travers l’octroi de crédits d’impôts à Total et à plusieurs entreprises françaises.

Il ne reste donc plus aux Congolais qu’à prendre leur destin en main et à se dire qu’à cœur vaillant, rien d’impossible. Après tout, les Burkinabè ont détricoté un système vieux de trois décennies, sans intervention extérieure et sans plonger leur pays dans les profondeurs abyssales d’une guerre civile. Les Congolais peuvent en faire autant, à condition qu’ils placent l’intérêt de leur pays au-dessus des calculs politiciens et égoïstes qui les avaient conduits dans l’abîme à la fin des années 90.

Hamadou GADIAGA

SOURCE : http://lepays.bf/congo-brazzaville-vers-une-deuxieme-guerre-civile/?utm_source=Newsletter+Quotidienne&utm_campaign=067eb33305-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_37959005ec-067eb33305-101138157

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L'explosion d'un dépôt de munitions le 4 mars à Brazzaville a fait plus de 2.300 blessés et près de 14.000 sans-abri, le nombre de tués restant inchangé à près de 200 victimes, dont les obsèques se dérouleront dimanche, selon un nouveau bilan jeudi du gouvernement congolais.

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Lors d'une séance de questions d'actualité au Parlement, le ministre du Plan et président de la Commission d'évaluation du sinistre, Pierre Moussa, a donné le chiffre de 13.854 sans-abri.

Les hôpitaux ont reçu 2.315 blessés, dont 297 sont encore soignés, a-t-il précisé. Le nombre de personnes tuées dans l'accident est toujours évalué à près de 200, a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

Un précédant bilan faisait état de plus de 1.300 blessés et 5.000 sans abri.

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Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Le bilan pourrait s'alourdir encore, d'autres corps se trouvant vraisemblablement à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n'a pu se rendre jusque-là.

Les obsèques des victimes se dérouleront dimanche à Brazzaville, après une cérémonie d'hommage en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, a annoncé M. Okiemy. Le deuil national décrété depuis mardi prendra fin dimanche.

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Le ministre du Plan a détaillé jeudi l'étendue des destructions autour du dépôt de munitions.

"L'épicentre du sinistre est composé de trois périmètres: le premier périmètre qui comprend le camp des blindés (où se trouvait le dépôt) a été détruit à 98%. Seuls les bâtiments en construction par une entreprise chinoise ont résisté", a-t-il indiqué.

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"Le deuxième périmètre a été détruit à 90% et dans le troisième les dégradations sont aussi significatives"", a-t-il ajouté sans préciser l'étendue des périmètres.

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Lors de la séance au Parlement le député d'opposition Patrice Kadia, a mis en cause le pouvoir en place : "la conservation du pouvoir coûte très chère au Congo, a-t-il dit on n'a pas vu la richesse dans les médicaments pour soigner les blessés, mais seulement dans les armes qui sont gardées dans les quartiers populaires comme des semences".

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Selon le gouvernement congolais, un incendie consécutif à un court-circuit serait à l'origine de l'explosion d'un dépôt d'armes et de munitions à Brazzaville. Le drame aurait fait au moins 146 morts.

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Sénégal: affrontements entre étudiants  et forces de l'ordre à Dakar

Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.

Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.

Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.

Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.

CAN: le Gabon et Aubameyang s'offrent un sans-faute et la 1re place

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CAN: une finale Côte d'Ivoire-Zambie entre le favori et l'invité surprise

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La couleur orange et vert est à l'honneur à la CAN. Les deux équipes qui sont qualifiées pour la finale de la CAN gabonnaise jouent en vert et orange.

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Le Congo célèbre le 50ème anniversaire de son indépendance.

 

C’est l’heure du bilan.

Fulbert Youlou - 3 ans : mise en place de la première administration post-coloniale

Massamba Dé

bat -  4 ans : début d’industrialisation du pays

Marien Ngouabi – 9 ans : recrutement d’enseignants volontaires et création du PCT

Joachim Yhombi - 2 ans : Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain

Pascal Lissouba  – 5 ans : Gestion des guerres civiles à répétition et de la dette extérieure

Denis Sassou Nguesso – 27 ans : à vous de juger

 

Evénements festifs

 

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Baptême, Retrait de deuil ou

Soirées entre ami(e)s

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