Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le secteur du tourisme, moribond au début des années 2000, reprend des couleurs au Congo Brazzaville. Le pays s’est engagé à développer un tourisme responsable et durable afin de relancer cette filière. Au mois de juin 2011, le gouvernement congolais a ainsi signé avec le PNUD un accord sur le renforcement des capacités touristiques du pays.
Des efforts sont également réalisés pour faire connaître le potentiel du pays à l’étranger. En attendant la mise en place de l'Office de promotion touristique, le ministère en charge du Tourisme s'est engagé dans une collaboration avec des partenaires extérieurs qui se chargent de la promotion des attraits du pays. En parallèle, le gouvernement travaille sur le terrain avec de nombreux partenaires pour mettre en valeur tous les sites du Congo Brazzaville.
Un accord entre le PNUD et le Congo
Engagé dans un processus de diversification de l’économie congolaise, le ministre de l'Industrie touristique et des loisirs du Congo, Martial Mathieu Kani, a signé un accord pour renforcer les capacités touristiques du Congo avec le coordonnateur du système des Nations Unies au Congo, représentant résident du PNUD, Lamin Manneh.
Convaincu que le Congo peut devenir le centre d'accueil des conférences internationales en matière de tourisme, M. Manneh a indiqué que « les synergies développées entre les deux institutions viseront non seulement l'élaboration d'une stratégie et d'un plan directeur mais aussi l'orientation des investissements privés dans ce secteur porteur ».
Promotion du potentiel touristique du Congo Brazzaville
Le ministère de l'Industrie touristique et des Loisirs et l'agence Delphicom International ont signé le 6 Août 2011 une convention de partenariat. Huit jours avant, une autre convention était signée avec la société Congo Conservation Company. Si celle-ci avait pour but essentiel l'aménagement des structures d'accueil et d'hébergement du parc national d'Odzala-Kokoua en vue d'accroître le développement du tourisme dans cette aire protégée, la convention avec l’agence Delphicom vise à réduire le déficit de communication qui ne favorise nullement la visibilité du tourisme congolais à l'extérieur du pays.
La communication étant un maillon important du développement dans tous les secteurs d'activités, le tourisme congolais ne saurait s'en passer, d'autant que les autorités voudraient lui voir atteindre les 10% du PIB d'ici 2016.
Les résultats de ce partenariat avec l'agence Delphicom International, spécialisée en communication, relations presse, relations publiques, coaching et E-marketing, basée en France, sont très attendus. Cette agence, à en croire le directeur général de l'Industrie touristique, a déjà fait ses preuves en faveur du Congo. Notamment, lors de la Foire internationale de Madrid en janvier 2011 et une autre manifestation intitulée Le Monde MAP au mois de mars à Paris.
L’écotourisme: un axe de développement fort
Littoral, forêt primaire, faune et flore luxuriante... les sites qui se prêtent à l'écotourisme sont légions en République du Congo. Une association étudie aujourd’hui les possibilités de développer l’écotourisme dans la Léfini. Le choix de la Léfini est motivé par le fait que ce site constitue une réserve de faune sauvage d'une superficie de 600 000 ha bénéficiant d'un climat tropical de transition. Environ 267 espèces d'oiseaux y ont été identifiées : en 2001, le site a été désigné « zone importante pour la conservation d'oiseaux ». La Léfini représente un potentiel touristique intéressant et un revenu complémentaire pour les populations des villages environnants.
Le projet lancé par l'Association pour le développement et la promotion de la Léfini est axé prioritairement sur le développement d'activités agricoles rémunératrices dans le respect des normes traditionnelles et environnementales. L'association ambitionne d’y créer un écovillage touristique, comprenant une structure principale et une dizaine de bungalows-huttes traditionnels.