Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Pour une police responsable, respectueuse des lois et des droits humains, n’est-ce pas ?
Comme l’avait toujours écrit le journal Talassa dans plusieurs de ses parutions, dont celle de la semaine dernière où elle signalait l’urgence de procéder à la réforme de la force publique tribalisée pour laquelle le président Denis Sassou Nguesso ferait son cheval de bataille.
Voilà pourquoi, certaines mesures visant à éradiquer les dysfonctionnements ayant depuis belle lurette pris corps au sein de la police nationale, ont été rendues publiques par le conseil des ministres tenu le 21 octobre 2010 à Brazzaville.
En effet, présentés par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Raymond Zéhirin Mboulou, le projet de loi fixant les missions, l’organisation et le fonctionnement de la police nationale et celui portant sur le statut spécial des personnels de la police nationale, revêtent une très grande importante parce que ces textes pourraient contribuer à éradiquer non seulement les comportements délictueux dont font montre aujourd’hui les policiers sans distinction de grades, mais certainement aussi mettre un terme aux différents conflits d’intérêts qui opposent certains officiers obéissant plutôt à leurs écuries qu’à leurs hiérarchies directes.
Les exemples en disent long. Comme le retracent certaines indiscrétions permanentes qui rendent plus houleuses et envoûtantes les discussions et les causeries tenues dans les différents «nganda» modernes et traditionnels, les colonels Okinga et Ombeli, par exemple, fonctionneraient plus pour le ministre Pierre Oba, envers qui, ils auraient, soi-disant, une dette morale. Quant Ndenguet, beaucoup de nos compatriotes racontent qu’il serait, dit-on, le protégé de Jean Dominique Okemba.
Les exemples sur ces genres d’accointances et d’arrangements sont nombreux non seulement au sein de la police nationale, mais aussi au niveau de la gendarmerie et des Forces armés congolaise (FAC) et on en parle dans la rue chaque jour. Pire encore, il n’est pas rare de voir à Brazzaville, par exemple, des altercations ou des démêlés entre les éléments de la police nationale et ceux du COMUS.
Le projet de loi fixant les missions, l’organisation et le fonctionnement de la police nationale a réélaboré dans dessein de se conformer aux dispositions de l’article 172 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que «la loi fixe les missions, déterminé l’organisation et le fonctionnement ainsi que les statuts spéciaux des personnels de police, de gendarmerie et des Forces armées congolaises (FAC)».
Par ces motifs, ce texte permettra d’abroger l’ordonnance n° 4-99 du 29 juin 1999 portant organisation et fonctionnement de la police. Ce texte de loi a l’ambition d’améliorer l’harmonie de la structure des services de police, de mieux clarifier la définition de l’ordre de commandement.
En l’occurrence, les missions précédemment dévolues au secrétariat général des services de police, seront désormais transférés à la Direction générale de l’administration, des finances et de l’équipement. Les missions du commandement des unités spécialisées seront rattachées à la Direction générale de la police nationale ; tandis que chaque organe de direction de la police nationale sera doté d’une inspection des services, cela ne fera pas disparaitre l’inspection générale des services de police ; conforment à l’arbitrage du président de la république.
L’importance du projet de loi sur le statut spécial des personnels de la police nationale n’est plus à démontrer, car il a la particularité de prendre en compte le processus de réorganisation de la force publique amorcé par le gouvernement.
De cette manière, il résultera nécessairement quelques conséquences, dont la revalorisation du grade et la consolidation de la discipline, mais aussi les appellations de grade militaire, le régime des soldes, des pensions et des retraites applicables dans les FAC et la gendarmerie.
Il faut donc rendre un vibrant hommage à M. Sassou et féliciter aussi le ministre Mboulou et tous ceux qui ont bataillé pour la réorganisation des services de police mais aussi pour les efforts consentis dans le cadre de la mise en œuvre de ces deux projets de loi, cependant tout le monde brûle d’impatience en ce qui concerne la nécessité de prendre rapidement le décret d’application y afférent. Il serait, en outre, ingrat de ne pas saluer la perspicacité de la commission qui a travaillé sous la houlette du colonel Tsourou, le secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.
A n’en point douter, ces deux textes pourraient modifier certains comportements marginaux qui caractérisent aujourd’hui certains «petits» policiers et quelques officiers véreux qui commanditent parmi nos compatriotes des actes jugé pervers. Ce qui a fait que la police, notamment, perde aujourd’hui la confiance au sein de nos populations.
En plus, comme la Direction générale de la police nationale va devenir prochainement forte au regard des prérogatives qui lui seront nouvellement dévolues, les nombreuses inquiétudes des uns et des autres portent aujourd’hui sur les choix de la personne qui sera placé à la tête de cette structure.
Le président Sassou, nous osons le croire, cessera d’être complaisant à cet égard et le ministre Mboulou, dans le choix de l’animateur de cette direction devrait mettre de côté le sentimentalisme, le régionalisme et le tribalisme parce à ce poste très important, il faut un homme intègre, compétent et rigoureux.
Ce qui pourrait mettre fin à certains phénomènes qu’on voit maintenant. Il n’est pas rare de voir quelques officiers de la police nationale être manipulé, par exemple, par des étrangers dont ceux exerçant des activités commerciales dans notre pays, parmi lesquels les Libanais et les Ouestafs.
Parfois pour des petites affaires qui ne méritent pas d’être soumises à un officier de la police, ces Libanais et Ouestafs appellent les officiers véreux qu’ils « gèrent » comme des petits soldats. Et pour la plupart des cas, tout se déroule dans la confusion totale et le désordre.
Comme pour dire que ces deux projets de loi sont venus à point nommé car ils permettront entre autres de redorer le blason terni de la police nationale. Missions du commandement des unité spécialisées seront rattachés à la Direction générale de la police nationale ; tandis que chaque organe de direction de la police nationale sera doté d’une inspection des services, cela ne fera pas disparaitre l’inspection générale des services de police ; conformément à l’arbitrage du président de la république.
L’importance du projet de loi sur le statut spécial des personnels de la police nationale n’est plus à démontrer, car il a la particularité de prendre en compte le processus de réorganisation de la force publique amorcé par le gouvernement.
De cette manière, il résultera nécessairement quelques conséquences, dont la revalorisation du grade et la consolidation de la discipline, mais aussi les appellations de grade militaire, le réime des soldes, des pensions et des retraites applicables dans les FAC et la gendarmerie.
Il faut donc rendre un vibrant hommage à M. Sassou et féliciter aussi le ministre Mboulou et tous ceux qui ont bataillé pour la réorganisation des services de police mais aussi pour les efforts consentis dans le cadre de la mise en oeuvre de ces deux projets de loi, cependant tout le monde brûle d’impatience en ce qui concerne la nécessité de prendre rapidement le décret d’application y afférent.
Il serait, en outre, ingrat de ne pas saluer la perspicacité de la commission qui a travaillé sous la houlette du colonel Tsourou, le secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité. A n’en point douter, ces deux textes pourraient modifier certains comportements marginaux qui caractérisent aujourd’hui certains «petits» policiers et quelques officiers véreux qui commanditent parmi nos compatriotes des actes jugé pervers.
Ce qui a fait que la police, notamment, perde aujourd’hui la confiance au sein de nos populations. En plus, comme la Direction générale de la police nationale va devenir prochainement forte au regard des prérogatives qui lui seront nouvellement dévolues, les nombreuses inquiétudes des uns et des autres portent aujourd’hui sur les choix de la personne qui sera placé à la tête de cette structure.
Le président Sassou, nous osons le croire, cessera d’être complaisant à cet égard et le ministre Mboulou, dans le choix de l’animateur de cette direction devrait mettre de côté le sentimentalisme, le régionalisme et le tribalisme parce à ce poste très important, il faut un homme intègre, compétent et rigoureux.
Ce qui pourrait mettre fin à certains phénomènes qu’on voit maintenant. Il n’est pas rare de voir quelques officiers de la police nationale être manipulé, par exemple, par des étrangers dont ceux exerçant des activités commerciales dans notre pays, parmi lesquels les Libanais et les Ouestafs. Parfois pour des petites affaires qui ne méritent pas d’être soumises à un officier de la police, ces Libanais et Ouestafs appellent les officiers véreux qu’ils « gèrent » comme des petits soldats.
Et pour la plupart des cas, tout se déroule dans la confusion totale et le désordre. Comme pour dire que ces deux projets de loi sont venus à point nommé car ils permettront entre autres de redorer le blason terni de la police nationale.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA