En août 1963, suite à la pression des syndicalistes lors du mouvement dit "des Trois glorieuses" des 13, 14 et 15 Août, la France lâche l'abbé Youlou qui est alors contraint de
démissionner.
Massamba Débat Alphonse, successeur de l'abbé Youlou exercera la fonction de Président de 1963 jusqu'en 1968. Se rapprochant de la Chine, Il adoptera le socialisme scientifique, qui deviendra
plus tard le socialisme Bantou. Il instaurera le parti unique.
L'économique sera dominée par les sociétés d'État en matières d'équipement et des infrstructures, et les sociétés mixtes. Le secteur privé étant tenu notamment par des sociétés minières
telles que : CPC (compagnie des potasses du Congo) et ELF Congo. Le pétrole et le bois représentent les premières ressources budgétaires.
En 1965, retour de Brazzavillois expulsés de Kinshasa par le gouvernement de Moïse Tshombe.
En 1968, Massamba Debat abandonne le pouvoir, à la suite d'un mouvement de militaires, dit "mouvement insurrectionnel".
Le 31 décembre 1969, le capitaine Marien Ngouabi est nommé Président de la République.
Il proclamme la "République Populaire du Congo". Le pays connaît alors sa deuxième république. Réaffirmant le socialisme, le Président Ngouabi crée le Parti Congolais du Travail (PCT), parti
unique.
Il instaure le slogan "le parti dirige l'État".
Le 18 mars 1977, Marien Ngouabi meurt, est assassiné.
Le 5 avril 1977, le colonel Joachim Yombi Opango, devient président de la république.
Le 5 février 1979, le PCT porte le colonel Denis Sassou Nguesso au pouvoir.
Le président Sassou, tout comme son prédécesseur, dirigeront le pays dans la ligne tracée par Marien Ngouabi : parti unique (PCT) organe central de l'Etat.
En 1991, s'ouvre une conférence nationale, destinée à ouvrir le pays vers le multipartisme, les élections libres et la démocratie.
En mars 1992, le Congo adopte une nouvelle constitution, sur un principe semi-présidentiel.
En Août 1992, Pascal Lissouba est élu Président de la République, avec plus de 62% des suffrages. Il devient ainsi le premier Président congolais élu au suffrage universel.
Dès lors commence une période politique trouble de cinq années, orchestrée par une rébellion inexpliquée de l'ancien Président Dénis Sassou Nguesso et Bernard Kolélas. Ces troubles vont
conduire à des massacres sur des populations civiles, et à une guerre fratricide le 5 juin 1997.
Sassou Nguesso veut reprendre la main sur le Président Lissouba qu'on reproche une gestion peu transparente du pays et le non respect de la constitution. Sassou craint l'organisation d'une
élection libre qui lui priverait de facto le pouvoir car la démocratie congolaise est basée sur les origines tribales des candidats plutôt que sur leurs projets de société. Sassou
originaire d'une région peu peuplée qui represente moins de 20% d'électeurs ne compte plus sur l'alternance démocratique. Il recrute des mercenaires angolais, tchadiens, rwandais,
français et marocains qui appuiront les quelques désoeuvrés organisés en milice et instruits par les généraux des FAC (Forces Armées Congolaises)qui lui étaient restés fidèles.
Le 15 octobre 1997, les mercenaires angolais chassent le Président Lissouba du pouvoir, la guerre s'achève sur une victoire de Sassou-Nguesso, qui devient alors Président de la
République.
Les ex miliciens de Bernard Kolélas parti en exile se retirent dans le pool région située au sud de Brazzaville passent alors sous le commandement du Pasteur Frédéric Bintsamou alias
Ntumi.
Le 18 décembre 1998, le gouvernement conduit par Dénis Sassou Nguesso lance une opération de néttoyage des quartiers sud de Brazzavlle (Bacongo et Makélékélé). On dénombrera plusieurs
victimes parmis les civils souvent assassinés ou brulés vifs.
Le 29 décembre 1999 à Brazzaville, le Haut commandement de la force publique et le Haut commandement des forces d'autodéfense de la résistance (FADR) signèrent un accord de cessez-le-feu et
de cessation des hostilités. Pour transformer la paix militaire en paix civile, l'accord avait prévu l'organisation d'un dialogue national sans exclusive (article 13). Mais dans son
allocution de fin d'année 2000, Denis Sassou Nguesso donna son interprétation de l'article 13 en ces termes : " Si certains estiment qu'il convient aussi de dialoguer avec des gens qui
peuvent provoquer en toute impunité des crimes, déclencher tous les cataclysmes, je dis que c'est leur conception, pas la nôtre ". Le dialogue national eut donc lieu en mars 2001, mais
sans la participation des principaux ténors de la vie politique congolaise : Lissouba, Kolélas, Yhomby Opango et Ntumi. Avec pour conséquence de transférer entre les mains du seul
gouvernement le sort de la paix.
La non mise en application de plusieurs points de l'accord de décembre 1999, ainsi que son interprétation unilatérale par le pouvoir, constituent les causes fondamentales de la reprise des
hostilités en 2002.
En 2002, sur fond d'intimidations et de ménaces de guerre généralisée, sans surprise, Sassou-Nguesso est élu au second tour car il était seul dans la course, son adversaire André Milongo
ayant jeté l'éponge.
Suite au décès de l'épouse de Bernard Kolélas, Sassou Nguesso saisit l'occasion à coup de plusieurs millions de francs CFA pour s'attacher la sympathie d'une figure emblématique que
mythique de l'opposition congolaise.
Il a réussi à persuader plusieurs autres maillons faibles tels que Christophe Moukouéké, Victor Tamba-Tamba, Claudine Mounari, etc. à regagner le pays.