Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le Congo a adopté un régime en apparence démocratique, le principe de contrepouvoirs garant de la responsabilité des dirigeants n’est pas toujours respecté car le régime Sassou est dépourvu d’institutions capables de faire contrepoids, et de lutter contre l’autocratie voulue et instituée par le despote. Les dirigeants échappent donc à tout contrôle des institutions démocratiques les obligeant à inscrire leurs actions dans le long terme d’une part, et à rendre compte à leurs citoyens d’autre part. Le Parlement véritable chambre d’enregistrement ne représente guère le peuple congolais. La gestion de la manne pétrolière ne fait pas exception. L’opacité dans la gestion des ressources pétrolières traduit elle aussi l’absence du contrôle institutionnel, c’est à dire en l’espèce, l’ensemble des règles (budgétisation des revenus pétroliers par exemple) et d’institutions (cours des comptes et justice indépendantes) qui surveillent, évaluent et sanctionnent le cas échéant la gestion des revenus pétroliers. Au Congo la déclaration et la gestion démocratique des revenus pétroliers sont donc absentes des comptes de la nation. La gestion des revenus pétroliers est une affaire privée entre les compagnies pétrolières et le Président. Celui-ci supervise personnellement toutes les transactions financières se rapportant à l’exploitation des hydrocarbures. Le pétrole se transforme donc en « carburant » alimentant la corruption et les conflits armés avec pour conséquence une pauvreté endémique, d’où la malédiction pétrolière.