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Nommé en qualité de 2e vice-président de la Commission Nationale d’Organisation des Elections, représentant les partis et groupements politiques de l’opposition, par décret présidentiel n° 2007/287 du 31 Mai 2007, cette nomination qui obéissait aux critères de la composition de la CONEL tel que prévu par le décret n° 2001/587 du 20 décembre 2001 modifié par le décret 2001/281 du 26 Mai 2007.
Selon Jean Baptiste Mabiala, il a travaillé au sein de cette commission selon les règles de l’art. « J’ai travaillé au sein de cette institution en patriote dévoué et conséquent. J’ai privilégié, pour ce faire, les vertus de la neutralité seules compatibles avec les exigences d’indépendance de la Commission Nationale d’Organisation des Elections. »
En prononçant son exclusion au sein du parti, l’Urd-Mwinda le prive de toute légitimité d’exercer au sein de la CONEL en tant que membre de l’opposition. Ainsi pour permettre à cette institution d’organisation des Elections, de poursuivre normalement ses prérogatives, Monsieur Mabiala a préféré déposer sa démission sur la table du président de cette commission qui, d’ailleurs, l’a illico acceptée.
Sur la liste des démissionnaires au Congo, Jean Baptiste Mabiala vient de compléter la liste après la démission officielle du ministre Martin Mberi du gouvernement Sassou. Comme on le constate, il est trop tôt pour chercher à savoir si cette institution voguera sans membre de l’opposition ou cherchera à combler ce vide avec un autre membre de l’opposition.
Or, au moment où la classe politique congolaise de gauche exigence la mise en place d’une commission électorale indépendante représentée par l’ensemble des partis des politiques et de la société civile, il ne sera pas facile au pouvoir d’avoir un opposant accepter cette offre. A moins de trouver un acheté.
En somme, l’exclusion de Jean Baptiste Mabiala de l’Urd-Mwinda et sa démission de la CONEL risque de compliquer l’équation du pouvoir qui veut coûte que coûte aller à la présidentielle de juillet sans tenir compte des doléances de l’opposition, notamment la commission Nationale électorale indépendante. Avec la démission de ce membre de l’opposition, on se demande sur ce que sera la stratégie du pouvoir de Brazzaville pour montrer à l’opinion nationale et internationale que cette CONEL, dont l’ossature est faite d’hommes appartenant au pouvoir, est véritablement indépendante.