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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Affaire Kaba Crépin

Après l’enquête de la D.g.s.t (Direction générale de la surveillance du territoire), (voir notre édition n°2868), l’affaire Kaba Crépin, du nom du patron des établissements Papa Mapassa, une société de construction immobilière, est, maintenant, devant la première chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville. Six prévenus dont des fonctionnaires du trésor public, poursuivis, pour certains, pour aide et assistance en escroquerie et pour escroquerie et corruption, se sont retrouvés devant la barre, au cours d’une audience, lundi 23 février 2009, au palais de justice. Tous ont plaidé non coupables, à l’exception de l’opérateur économique qui a reconnu, partiellement, les faits qui lui sont reprochés.

Le procès, présidé par le juge Christian Oba, et dont le procureur de la République adjoint, Régis Tounda, assure le ministère public, est appelé à faire la lumière sur une affaire portant sur le décaissement, au trésor public, par différentes tranches, de la somme totale de 659.162.242 francs Cfa, au profit de l’opérateur économique Kaba Crépin des établissements Papa Mapassa, concernant des travaux de réhabilitations des hôpitaux et centres de soins intégrés de Boundji, Ollombo et Ewo.

Pour la première audience, la salle du palais de justice de Brazzaville était bondée de monde, de façon inhabituelle. Dans le box des accusés, Crépin Kaba, opérateur  économique de son état; Jean-Claude Mavoungou, deuxième fondé de pouvoirs au trésor public, Damase Bodzongo, directeur général de la santé; Ngoulou Itoua, percepteur de Gamboma, Tsama Jean Sylvain, comptable percepteur, Mbono  Antoine, inspecteur du trésor public, et Nzaou Félix, admnistrateur des S.a.f, tous détenus à la Maison d’arrêt.

Prenant la parole en premier, le juge Christian Oba a fait lecture, aux accusés, des griefs portés contre eux. En effet, il est reproché au sieur Kaba Crépin d’avoir, à Brazzaville, courant 2008-2009, soit en faisant usage de fausses qualités ou de manœuvres frauduleuses d’entreprise fictive, escroqué ou detourné, aux comptes du trésor public, la bagatelle somme de 659.162.242 francs Cfa, au préjudice de l’Etat congolais. Des actes répréhensibles par le code de procédure pénal, en ses articles 59, 60, 78, et 405.Aux fonctionnaires, il est reproché d’avoir apporté aide et assistance à la réalisation de ladite escroquerie. Seulement, les accusés ont, unanimement, nié les faits qui leur sont reprochés. Sauf, le principal accusé qui les a, partiellement, reconnus.
Autre fait remarquable de ce procès: certains accusés ont pris jusqu’à quatre avocats, pour les défendre. Aussi, pouvait-on voir Mes Oyendza, Essou, Thomas Ndjolani, Quenum, Obambet, Banzani, etc., du côté de la défense. L’Etat congolais, constitué en partie civile, a pour conseil Me Okoko.

Au cours de cette première audience, les avocats de la défense ont, tour à tour, soulevé des questions de procédure, s’apaisantissant sur les articles 331 et 328 du code de procédure pénale, pour revendiquer leur droit d’être informés du dossier, avant la tenue du procès. Or, ils n’ont eu connaissance du dossier que séance tenante.  Le tribunal, ayant accédé à la volonté des accusés de ne pas être jugés le même jour, a renvoyé le procès au 9 mars 2009. Il a rejeté, en même temps, les requêtes de liberté provisoire déposées par certains accusés.Après l’affaire des quatre opérateurs économiques poursuivis par le Ministère des travaux publics et de l’équipement, en 2008, c’est la deuxième grande affaire qui implique un opérateur économique, depuis que le président Denis Sassou Nguesso, il y a quelques années, avait dénoncé les opérateurs économiques véreux.

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