Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le gouvernement congolais procède depuis belle lurette à l’intimidation, aux limogeages, à l’interpellation, aux séquestrations et à l’emprisonnement des journalistes de la presse privée.
Fortuné Dombé Mbemba (Directeur de la publication du journal TALASSA) fut transporté à la cité des 17 par des agents « de police » des heures durant avant d’être écroué dans une petite cellule chauffante à la Maison d’Arrêt de Brazzaville.
Christian Perrin, (Directeur des informations à Télé Pour Tous « TPT ») à Pointe-noire n’avait-il pas écopé d’une interpellation, d’un emprisonnement puis d’un procès pour avoir diffusé les informations sur la vindicte populaire lancée contre le cortège présidentielle lors des obsèques de Jean Pierre Thystère Tchicaya ?
Appelé d’urgence au commissariat central par les services de police de Pointe-noire notre confrère Christian Perrin était entendu longuement alors qu’il n’avait fait que son travail.
Bruno Ossebi (Correspondant de Mwinda) a succombé de ses blessures après un incendie qui a emporté sa maison, son épouse et ses deux enfants. Les enquêtes de police promises jusqu’à ce jour n’ont encore rien donné alors que pour dédouaner le Directeur Général du Budget sur la mort de Bibelo, son employé, les enquêtes n’ont connu qu’un laps de temps.
Sébastien Patrick DZEBA (Directeur de la publication du journal LA GRIFFE) a été sommé d’injures par un inconnu, abord d’un véhicule non immatriculé, lui promettant illico la mort s’il continuait à respecter la ligne éditoriale de son journal qui consiste à dire la vérité rien que la vérité. Tout comme cette visite nocturne d’un inconnu le cherchant à son domicile alors qu’il se trouvait à la douche. Doit-on imaginer ce qui allait se passer si cet inconnu à la voix de tonnerre avait rencontré notre confrère ?
Que dire d’Adrien Wayi (Directeur des informations à Radio Congo), limogé par le pouvoir pour avoir diffusé une information sur la candidature de Mathias Dzon ? Le ministre Alain Akouala, ministre de la communication, pour camoufler cette honte s’est contenté de dire que Adrien Wayi serait contre la loi parce que Directeur des Informations à Radio Congo (Média d’Etat) était également promoteur d’un journal « Les Echos du Congo », un journal qui date pourtant de 2002.
Ce n’est pas tout. Pour avoir fait diffuser un élément sur l’anniversaire de la conférence nationale souveraine, le Directeur des informations de CBS Plus (une chaîne de télévision privée émettant à Brazzaville) a été interpellé à la DST et écroué dans ses locaux…
La liste n’est pas exhaustive alors que le Chef de l’Etat congolais avait, lors de son investiture, promis qu’aucun journaliste ne serait inquiété et emprisonné pour délit d’opinions.
Un bruit circulant à Brazzaville fait état des menaces de fermeture des journaux taxés « relais de l’opposition » à savoir : « TALASSA », « LA GRIFFE » et « La Rue MEURT » par le Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication.
En somme, le pouvoir de Brazzaville roule à double vitesse. La presse congolaise est menacée.
Adrien Wayi Lewi n’a-t-il pas été limogé, par le ministre de la communication Alain Akouala Atipault pour avoir ordonné la diffusion d’un élément sur la conférence de presse de Mathias Dzon, le candidat de l’ARD, une alliance de l’opposition ?
Voilà comment la presse est menacée au Congo Brazzaville