Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Nous sommes au sortir du coup d’Etat de Sassou. Ça fait exactement 41 jours depuis que Bernard Kolélas a été nommé Premier ministre. Et le pouvoir vient de s’arrêter net car la coalition des Forces étrangères à la tête de laquelle se trouvent la France et son commandant en chef Jacques Chirac, vient de prendre le dessus sur la démocratie et le vœu du peuple congolais. Le putschiste Sassou vient de renverser le Président Pascal Lissouba, encore une fois comme quand il y a 20 ans, quand il renversa et assassina le Président Marien Ngouabi.
Tous les acteurs politiques du Congo, hors mis les putschistes, sont tous partis en exil. Sassou fait la pluie et le beau temps. Il règle les comptes. Je suis encore terré à Sangolo vers l’OMS ; le temps de me faire une issue de sortie du territoire car la terreur est partout, dans chaque rue, chaque quartier. Le pillage bat son plein. Le quartier de l’OMS subit l’assaut des plus spectaculaires et les affres des cobras dirigés par des Généraux voleurs. Sassou vient de leur accorder une semaine pour piller après quoi, ils doivent s’arrêter. Dans cet élan, même l’Ambassade des USA subit leur furie, elle est même pillée. Les voitures emportées et bientôt on va les retrouver dans les mains des Généraux dont Dabira qui deviendra plus tard le plus grand commerçant et homme d’affaires militaire que notre armée ne connaisse.
C’est normal. Il a fait la guerre. Mais la guerre contre qui ? En ce que je sache, le Congo notre pays n’a pas connu d’invasion d’armées étrangères. Alors quand les nordistes parlent de guerre qu’ils auraient gagnée, je me demande contre quel peuple, quel pays, ils l’auraient livrée et remportée. Et dans une guerre comme celle que connue notre pays : civile à la suite d’un coup d’Etat, qui est gagnant ? Est-ce, celui qui compte le moins ses morts ou celui qui les compte plus ?
Sassou avait semble t-il remporté la « guerre ». Et pourtant, il n’a toujours pas remporté la paix du cœur et la tranquillité de l’esprit. Et c’est à la suite de quoi il va se lancer à la poursuite des Ninjas, des Cocoyes, des mambas et des zoulous car ceux-ci, depuis qu’ils ne se sont pas rendus, ne les font plus dormir et il a décidé de les poursuivre dans les forêts où toutes ces Forces défendant la démocratie s’y sont retranchées.
Le Président Pascal Lissouba lui, ne répondait plus. Par contre le Premier ministre Bernard Kolélas, devient celui qui incarne la virilité de l’Opposition. Il fait peur. Et ça ne fait plus dormir le vainqueur du coup d’Etat, Mister Sassou. Il n’a plus qu’une seule initiative dans sa petite tête. Car à la seule idée de penser que que Kolélas est vivant quelle que part, n’est pas acceptable. A défaut de le voir dedans et pisser dehors, il faut l’éliminer par tous les moyens : politiques comme physiques.
Le montage du meurtre contre Bernard Kolélas.
C’est alors que Sassou, s’entourant de Michel Lecornec, un imprimeur français qui avait fait faillite à Argenteuil, devenu prestidigitateur pour les Présidents africains dont Mathieu Kérékou du Bénin, où je l’ai retrouvé rouler sa bosse au bord d’une piscine en belle compagnie des petites nanas à Cotonou ; de Maître Mbemba Martin traître qui l’a rejoint circonstanciellement dès la concrétisation du coup d’Etat, c’est lui qui viendra chercher Jacques Vergès, une façon de lui rendre l’ascenseur car en 1984, c’est le même Vergès empêtré dans le procès de Claus Barbie le bourreau de Lyon, qui fera appel à Maître Mbemba ; d’Entcha Ebia magistrat qui jouait là sa propre percussion et sa promotion car c’est à l’issue de ce procès, qu’il sera nommé Ministre de la justice. Pari réussi n’est-ce pas ? On n’oublie pas Ambroise Noumazalaye l’éternel Secrétaire Général du PCT, Katangais dont les hommes menèrent la guerre de bout en bout.
Enfin lui-même le chef d’orchestre, le planificateur, le génie inventeur des carpates comme en 1977, le 18 mars pendant l’assassinat du Président M. Ngouabi.
Ils pondèrent le scénario pour éliminer Kolélas de la planète. Ne pouvant pas l’avoir physiquement, ils vont l’accuser de tous les délits et crimes pour le faire condamner à mort. Mais il faut des acteurs pour jouer les rôles. Et là où il y a l’argent, on trouve toujours des acteurs traîtres pour vendre leur âme. C’est ainsi que Sassou pensa en Betty qui dans d’autres temps lui rendit des précieux services. Il l’imagina jouant le rôle clé dans ce mélodrame. Elle devint l’actrice principale pour la circonstance. Car ne dit-on pas que pour traverser une rivière, les fourmis ont toujours tant besoin d’un pont ? Et ce pont étant tout trouvé. Elle devient l’accusatrice principale qui s’acharna contre son parent comme on n’a jamais imaginé, l’accusant de tout et de rien.
Mais ce qui est plus percutant dans le scénario, c’est que tous les accusés ici sont tous du Pool et les juges ainsi que les jurés sont tous du Nord. Reconnaissez que ceci répond d’une hallucination toute particulière ! C’est du pur Machiavel et c’est aussi ça, du Sassou.
Pour le reste de la justice, il n’a pas d’inquiétude à se faire puisque dès son arrivée le premier décret prit est celui d’acheter la conscience de tout ce corps. Leur traitement est le plus alléchant de notre pays après le sien évidemment ainsi que celui de ses Ministres. Il y a trop de dossiers en suspens : les 352 disparus du Beach, Moungounga Nkombo Nguila, Koukébéné, Pascal Lissouba, le colonel Bikinkita etc…Donc au niveau du corps magistral, il n’a pas d’inquiétude à se faire.
Sassou promit 100.000.000 de Fcfa à Betty l’actrice principale et les autres de 50 à 10.000.000 F Mais personne de tous, n’eut ce dont pour quoi ils avaient accepté de jouer les rôles d’assassins. Sassou s’étant purement et simplement moqués d’eux après qu’il ait trouvé ce qu’il attendait des fils du Pool : faire condamner leur propre parent. Au moment où je vous parle, ils sont tous entrain de maudire Sassou de tous les mots. Ainsi il ne leur est resté que les yeux pour pleurer. Le contrat n’ayant pas été exécuté comme prévu. Sassou l’ayant vicié.
Au procès, Maître Vergès parle de Bernard Kolélas comme d’un pestiféré, comme étant le génocidaire qui aurait massacré tous ses parents du Pool ; d’un Premier ministre inconstitutionnel, d’un homme qui se serait comporté comme un véritable voyou allant jusqu’à sodomiser sa victime Betty Matoumpa en lui enfonçant même des bouteilles de tous calibres dans son vagin. L’homme qui n’a causé que du tort à ses frères de la région de par son comportement iconoclaste, un homme fou qu’il ne faut pas fréquenter. Maitres Jacques Vergès et Diagne étaient partis trop loin dans la diffamation, dans le parjure et dans la provocation. Il fallait leur répondre et j’avais décidé de le faire en mettant tout mon talent et tout mon savoir car l’homme ne méritait pas d’être descendu de cette façon par un malade mental que tout le peuple congolais connait ; j’ai cité Sassou-Nguesso. Je l’avais fait car personne d’autre autour de Kolélas n’avait des couilles bien suspendues pour défendre leur chef, vilipendé et traine dans la boue de cette façon. Si à l’époque Bernard Kolélas était défendable, maintenant il est un sujet à caution.
Ce texte est extrait de mon livre : « Réponse de Procès en barbarie à Brazzaville » des Maîtres Jacques VERGÈS et NDIAGNE.
Aujourd’hui quand j’écris ces mots, Kolélas reste indéfendable. Il nous a trompés. C’est un imposteur.
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Quand je défendais un homme qui s’est avéré imposteur : Bernard Kolélas alias Okolélas (fichier Word)
Quand je défendais un homme qui s’est avéré imposteur : Bernard Kolélas alias Okolélas (fichier PDF)