Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Après un séjour privé de près de 3 semaines à Rabat (Maroc), le Chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso a regagné Brazzaville le 4 mars, en compagnie de son épouse, Antoinette Sassou Nguesso.
Le Président de la République a été accueilli à l'aéroport international Maya Maya par les membres du Gouvernement conduits par le Premier ministre Isidore Mvouba, les corps constitués nationaux, les membres du haut commandement militaire, ainsi que ceux de son cabinet.
Le Chef de l'Etat rentre à Brazzaville où plusieurs dossiers relatifs à la vie nationale et internationale l'attendent. Il pourra procéder le 7 mars prochain à la pose de la première pierre des travaux de construction de la deuxième usine d'eau de Djiri qui permettra de renforcer l'alimentation de Brazzaville en eau potable.
En bon père de famille, Monsieur Sassou Nguesso est rentré de Rabat où il est resté près d'un mois au chevet de sa fille, Edith Lucie Bongo, très malade. Très préoccupé par la santé de sa fille, il a consacré tout son temps et toute son énergie pour aider sa fille dans son combat contre la maladie. En revanche, si on considère que le président de la république est le père de la nation, quel temps a t-il accordé ou accorde t-il à notre pays agonisant ? La réponse est : très peu car s’il pouvait consacrer 10 minutes seulement pour chaque congolais au lieu de 3 semaines, il lui faudrait environ 74 ans sans repos ni sommeil. Le président congolais est connu pour ses dépenses excessives lors de ses voyages. Ainsi, En 2006, plusieurs journalistes, aux États-Unis, ont révélé que, pendant un séjour de cinq nuits à New York dans l'hôtel Waldorf Astoria, la suite occupée par Denis Sassou-Nguesso accumulait des frais de £12.000 et un montant total d’environ £73.000 soit 80919.83€ hors frais des accompagnants.
Pour assister à l'assemblée générale de l'ONU en septembre 2006, lors d'un autre séjour de cinq nuits, son entourage occupait 44 chambres, provoquant une facture de £130,000 soit 144103.82€, toujours au compte de l'État congolais. Le journal britannique The Sunday Times ironisait en précisant que ce montant dépasserait de loin la somme de l'aide humanitaire consentie au Congo par le Royaume-Uni en 2006.
Combien coûtera ce séjour marocain du président Denis Sassou Nguesso aux contribuables congolais ?
Il important de signaler qu’Edith Lucie Bongo est avant tout première dame du Gabon.
Il s’agit au niveau de l’état une affaire gabonaise.
Les fortunes personnelles amassées en Europe et dans les paradis fiscaux par Bongo et Sassou, suffisent pour bâtir à Brazzaville et à Libreville 3 à 5 grands hôpitaux avec des équipements modernes. Cela éviterait le ralentissement du fonctionnement de l'état surtout que la déconcentration et la décentralisation de ce dernier est un sujet tabout voir réactionnaire aux yeux du président de la république
La réponse est, aucun, il faut visiter le CHU de Brazzaville pour s’en rendre compte.
Le Congo est un malade sans père. Ce pays a des biens. Il dispose d’un héritage hors du commun, d’un foisonnement de richesses, d’un climat favorable toute l’année, des pâturages et des sols arables, mais Dénis Sassou Nguesso a bradé et continue à brader l’héritage commun pour sa jouissance personnelle et familiale. D’autres présidents se battraient pour la survie de leur très chère partie.
Cet égoïste de premier rang, qui n’a d’amour que pour sa progéniture n’est pas digne d’être chef d’état.
Toute fois que Monsieur Sassou Nguesso n’est pas au pouvoir, le Congo connaît une instabilité politique.
De faux coups d’états à des assassinats toujours orchestrés par des militaires ou des miliciens entraînés par les éléments de la force publique, dont il a eu la charge depuis les années 70.
Le Congo ne peut être stable que si Denis Sassou Nguesso est Président.
Deux hypothèses sont envisageables :
• Il a le secret de la stabilité du pays dont il fait une chasse gardée,
• soit c’est lui qui crée cette instabilité.
Etant donné que Sassou Nguesso n’est pas le militaire le mieux formé de nos forces armées, il ne peut détenir les clés de la sécurité des congolais. S’il existe un secret c’est celui de l’insécurité dont il peut être l’instigateur.
Qui est Sassou dans les FAC ?
Formé à l'école des instituteurs de Dolisie, il s'engage dans l'armée congolaise en 1961 et suit une formation militaire de « réserviste » à Cherchell, en Algérie. Il intègre les forces armées et le corps des parachutistes en 1964. Il en devient le sous-chef de corps quelques années plus tard avec Kimbouala Nkaya comme chef de corps. Ce dernier sera tué en 1977, au cours de son arrestation relative à la mort de Marien N'Gouabi. C'est dans la psychose nationale, cette folie meurtrière, que le cardinal Émile Biayenda sera assassiné et l'ancien président Alphonse Massamba-Débat, prédécesseur de Marien N'Gouabi, exécuté après un procès martial organisé par le ministre de la défense de l’époque en la personne de Sassou Nguesso.
Sur le plan politique, en 1970, Sassou-Nguesso adhère au Parti Congolais du Travail (PCT), qui est créé en 1969, et est nommé ministre de la défense et de la sécurité. Là commence son rêve : devenir président à la place de Marien Ngouabi. Dans le secret en toute discrétion il peaufine sa stratégie, il comprend vite que son destin passe par l’armée, amoureux des romans policiers, l’homme politique écrit jour après jour le scénario de son futur roman policier dont la première mise en scène débuta un jour de mars 1977 en début d’après midi. La rédaction du roman fut terminée après le procès bidon dit procès Marien Ngouabi, lequel a été instruit et organisé par l’acteur principal Denis Sassou Nguesso. Le 5 février 1979 les éditions du PCT publièrent le nouveau roman à l'issue de son congrès et Sassou Nguesso devient, de fait, le nouveau président de la République.
Par ailleurs, Denis Sassou-Nguesso est franc-maçon et Grand Maître de la Grande Loge du Congo Brazzaville. Cette obédience est reconnue régulière par la Grande Loge Nationale Française (GLNF). A ce titre, Denis Sassou-Nguesso a toujours bénéficié du soutien et de la collaboration pleine et entière des Grands Maîtres successifs de la GLNF : Claude Charbonniaud et Jean-Charles Foellner, membres influents, entre autres. L'attitude de l'actuel Grand Maître de la GLNF, François Stifani, désigné le 12 septembre 2007 (entrée en fonction pour 3 ans à compter de décembre 2007), avocat antibois, semble devoir maintenir la même ligne politique de collaboration totale avec le Congo de Sassou-Nguesso. Son appartenance à cette association lui a permis de tisser des relations lui assurant un appui inconditionnel de la part du gouvernement français, même si les critiques à son égard se font de plus en plus vives.
Comment est-il parvenu à ses fins ?
La philosophie politique qu’inspire ce personnage politique est le machiavélisme.
On notera chez Sassou, son manque de scrupule, pour lui la fin justifie toujours les moyens. Il est cynique et manipulateur.
Pour lui la force est juste quand elle est nécessaire, et s’il faut tuer son ennemi, il le fait sans se poser de questions, sinon il en fait un ami, ou encore : A la question « vaut mieux être aimé que craint, ou être craint qu’aimé ? » Dans sa philosophie, le meilleur serait d’être l’un et l’autre. Mais, comme il est très difficile que les deux choses existent ensemble, si l’une doit manquer, il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. »
Pour atteindre ses objectifs, il contrôle la formation des cadres militaires (80% de jeunes officiers sont originaires d’une même région, le plus souvent les enfants des proches parents) et 20% pour le reste du Congo. Puis les faux coups d’états se multiplièrent dans le pays dans les années 70, tous les cadres militaires formés avant le passage de Sassou au ministère de la défense seront impliqués les uns après les autres puis assassinés. Depuis il contrôle les éléments qu’il a lui-même formés et qui lui sont fidèles. Ces jeunes officiers sont placés aux postes stratégiques du commandement militaire et sont payés par des primes qui leurs assurent un train de vie confortable.
Il est donc le trublion qui sème le désordre dans le pays afin de s’emparer du pouvoir avec la complicité de ses valets locaux et internationaux. Conscient qu’il ne peut remporter aucune victoire électorale dans le contexte politique du Congo (si le scrutin se déroule dans la transparence), vous pouvez imaginer le scénario susceptible de l’emmener au pouvoir. Son seul projet de société est la peur généralisée (voter Sassou si vous voulez la paix). C’est pour cette raison qu’il continue d’acheter les armes pour faire régner un sentiment d’avant guerre dans le pays afin que dans les urnes le vote se traduise par un vote en faveur de la paix et non par adhésion à un projet de société.
De toute façon personne des ¨soit disant ¨opposants de Sassou Nguesso n’a les moyens de leur politique. Le projet de société de Pascal Lissouba qui à la lecture des ambitions semblait être à la hauteur des attentes des congolais, ne pouvait pas être financé.
Le salut du petit congolais ne viendra pas de Sassou Nguesso, ni de sa « Nouvelle Espérance ». Il ne viendra pas non plus de ces opposants sans vertus, qui jouent d’abord la partition au nom de la paix avant de la critiquer par la suite lorsqu’ils sont écartés du pouvoir.
Les congolais ne sont pas dupes, ils savent distinguer les loups à visages d’agneaux parmi les brebis.
Pascal Lissouba disait : ¨Je viens pour vous servir et non pour me servir car je n’en ai pas besoin ¨, la fin est connue de tous les congolais. Moïse (Bernard Kolélas) a troqué sa veste pour celle de Juda ou de Caen. Le compagnon Mpoungui aura du mal à nous convaincre qu’il est à même de mettre fin aux pratiques que lui et ses anciens amis du PCT ont mis en place. Mathias Dzon le gardien du temple de Sassou II, se passe pour le pasteur plein de bonnes intensions, sauveur du pays à conditions quand lui ouvre les coffres forts du trésor public.
Même le jeune loup (Thierry Moungala ) connu du grand public qu’à l’élection présidentielle de 2002, appelé par feu André Milongo, ne jure aujourd’hui que sur la tête du roi de Mpila. Le président par ici, le Président par là, on peut même penser que Dénis Sassou Nguesso est son mentor en politique, les mouches ont changé d’âmes.
Monsieur Moungala a oublié les discours enflammés qu’il tenait contre ce régime qu’il qualifiait jadis de dictatorial et d’incompétent.
Le venin l’ayant habité, il est devenu plus qu’un porte parole, en réalité ses ambitions sont connues : s’acheter une villa à Rouen. Cet ancien adepte des assemblées chrétiennes de Rouan fait fi aux dix commandements, c’est dans la politique et dans les associations politiques que désormais la famille Moungala s’est reconvertie, pourvu que ça dure.
Bref, il y a encore du chemin pour la démocratie congolaise.
Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’hommes d’état intègres au Congo tant dans l’opposition que dans la société civile. Cela serait un fatalisme exacerbé. Il existe des hommes et des femmes qui ont exercé dans le passé des responsabilités au plan national ou international ou n’en ayant pas encore exercé capables de relever ce défit. Rassurons nous parmi les filles et les fils du pays engagés ou non dans l’action politique au pouvoir ou dans l’opposition, il y a des talents, des meneurs d’hommes, des rassembleurs, des gens prêts à risquer leur vie pour l’intérêt général, pour l’idéal républicain. C’est à ces compatriotes qu’on lance un appel républicain. Mobilisez vous, réunissez l’opposition, l’avenir des jeunes générations du Congo est dans vos mains. Rendez à la nation ce qu’elle vous avait donné gratuitement. Changeons la société pour que la société change.