Espace d'échange de la diaspora congolaise.
«Il devient impossible de vivre avec un sac de foufou (farine de manioc) à 50.000 FCFA, l’équivalent du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIC)», ont indiqué à APA des personnes qui avaient fait le déplacement de Djiri pour assister à la cérémonie de lancement.
«La ménagère congolaise a du mal à sortir du marché une fois qu’elle y entre. Il nous faut au quotidien 3500 ou 5000 FCFA. C’est impossible avec les salaires actuels», a lancé quelqu’un dans la foule.
Tout en acclamant le président de la République pour la réalisation de l’usine de Djiri, le projet d’eau potable le plus important du pays, les populations étaient traversées par des sentiments contradictoires.
Plusieurs voix se sont élevées dans la foule pour demander au chef de l’Etat «de prendre la mesure du phénomène de la vie chère qui prend de l’ampleur dans le pays, avant que l’on en arrive à une situation incontrôlable».
Les congolais n'en pevent plus, des discours que des discours, des promesses jamais tenues (Mokonzi to lembi ...) scandaient quelques uns en se cachant.
«C’est bien qu’on ait de l’eau potable parce que l’eau c’est la vie, mais la vie, c’est aussi manger. Or, aujourd’hui, il est impossible pour la famille congolaise de bien vivre au quotidien, tant que les prix des denrées alimentaires locales et exportées ne cesseront pas d’augmenter sur les marchés, sous l’œil indifférend des autorités», a déclaré un jeune homme, B. Germain.
«Aujourd’hui, le kilogramme de viande coûte 3500 FCFA, le poulet (1,4kg) 2800 FCFA. Tout se passe comme si on veut pousser la population à la révolte», a-t-il ajouté.