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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Réponse de Dieudonné Mboungou Kengue à Kovalin TCHIBINDA

Monsieur Kovalin TCHIBINDA dans son article du 03/03/2009 intitulé " Les bourditudes de Poungui et Tasty Mabiala", je pense que vou êts est naïf ou vous vous trompez car croire que dans les conditions actuelles organiser une élection transparente d’ici juillet est possible, c'est faire preuve de naïveté. Je donnerai ma main à couper à quiconque me prouverait le contraire. Les recensements faits ces dernières années ne sont pas fiables, les chiffres ne sont surs que de l'avis de ceux qui veulent le croire. Avec quelles listes électorales irons nous aux urnes ? Il faut refaire le recensement et établir des vrais listes électorales, faute de quoi, les opérations électorales seront biaisées, dans le but que ceux qui organisent cette mascarade l'emportent.

Il ne s’agit pas d’une bourde lorsque monsieur Tsaty Mabiala déclare sur la voie de l'Amérique : «  Nous sommes prêts à accepter que le mandat de monsieur Sassou soit prolongé de 2 mois, 3 mois, voir de 6 mois pour que nous organisions cette élection et cela ne nous gênera en rien  ».

la bourde serait d'accepter une élection dans les conditions fixées unilaterlement par Sassou et son gouvernement.
Il faut réclamer un gouvernement de transition d’union nationale ayant pour mission, la gestion des affaires courantes et l’organisation des élections. condition sine qua non de transparence.

Nos écrits et nos cris ne sauront suffire pour convaincre Sassou de partir, si vous connaissez un autre moyen pour le chasser du pouvoir faites en une proposition.

Accepter aller aux urnes aux conditions fixées par des gens peu scrupuleux, c’est préparer son échec programmé d'avance, car l’opposition ne contrôle ni les listes, ni le déroulement des opérations ni la proclamation des résultats.
C’est maintenant qu’il faut dire à Sassou qu'il n’est pas la république, que le Congo a besoin d’élections libres et transparentes. Ce n’est pas une bourde que de se distinguer de la gestion d’un régime fut-il d’un même bord politique. Lorsque Monsieur Poungui dit sur RFI, « que  sous Pascal Lissouba le pays pouvait encore être mieux géré, A.E Mpoungui ne nie pas efforts consentis par le président fondateur de l’UPADS Pascal Lissouba, mais il s’interroge si on ne pouvait pas faire mieux… ». Bien sûr que oui, Lissouba pouvait faire mieux, aller plus loin dans l'assainissement des finances publiques, pour celà il a fallu laisser du temps à celui qui était entrain de gagner son pari international. Le second mandat serait celui qui devrait être consacré à la microéconomie. Les dividendes de la politique macroéconomique de Lissouba font les beaux de Sassou. Il ne demandait pas 25 ans plus 7 (Sassou) mais 5 ans+5 ans.
Un candidat qui ne vise pas l’excellence est un candidat sans ambitions. Par contre quand Sassou qualifie de nouvelle espérance sa gestion, il nous pour des chèvres. Je ne vois pas où est l’espoir. Les coupures d’électricité, le manque d’eau, les ascenseurs qui ne fonctionnent pas au CHU, l’université qui fonctionne au ralenti c’est ça l’espoir pour nos enfants ? Lorsque Henri Djombo s’extasie devant un repas apporté par une chinoise qui pille le pays « tu vois elle nous apporte même à manquer nos amis chinois » c’est ça l’avenir du Congo. Un gouvernement qui rachète Christophe Moukoueke aux législatives, d’abord déclaré battu sans nouveau décompte de voix, c’est ce gouvernement qui déclarera la défaite de Sassou le rêve est permis pour tous. Pas pour ceux qui veulent l'alternance.

Monsieur K.Tchibinda a omis de demander quand est ce que l’Upads fera le bilan de ses cinq années passées au pouvoir. Mr Didier Milebé parlant au nom de l’UPADS au micro de Zenga Mambu affirmait qu’il était indispensable pour l’UPADS et pour ses militants et en général pour le peuple congolais que celui qui fut et qui reste le premier mouvement politique du pays puisse faire un bilan sur ses années de gestion du pays. Mais qu’il fallait comprendre que l’Upads ne pouvait pas rendre compte aux congolais tant que certains dirigeants, et pas les moindres étaient interdits de territoire.

La question que l’on devrait poser à Monsieur Mpoungui est celle de savoir: s’ils peuvent maintenant briguer les plus hautes fonctions de l'état, peuvent-ils être honnêtes de rendre enfin compte de leur exercice 92-97 en tant que parti ?

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