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Mme Antoinette Matingou, directrice générale des impôts, a fait une communication aux cadres et aux agents de l’administration fiscale, vendredi 6 mars 2009, à la chambre de commerce, à Brazzaville. Entourée du directeur administratif et financier, Constant Ongoundou, et du directeur du contrôle des services, Euloge Itoua, elle a abordé les questions liées au fonctionnement des services, tout en balayant d’un revers de la main, les accusations de détournement de fonds et de corruption des syndicalistes, portées à tort contre sa direction.
La directrice générale des impôts n’est pas allée par quatre chemins, pour tordre le cou à ces rumeurs fantaisistes. «Cette machination est orchestrée et entretenue par les malfaiteurs qui ont intégré notre paisible maison. Ces manœuvres politiciennes, sordides, perverses et sorcières sont dictées par un syndrome qui a atteint les cerveaux et les cœurs de quelques agents des impôts. Ce syndrome est constitué de la haine, de la jalousie, de la convoitise et de la nuisance. Tous ces maux militent à la perte de l’esprit de corps et de vérité qui prévalait au sein de l’administration fiscale, dans le seul but de porter atteinte à la crédibilité et à l’honorabilité de Madame Matingou, qu’on ne veut pas voir à la tête de la direction générale des impôts. Mais ceux qui raisonnent ainsi se sont trompés de voie, car le fonctionnaire ou l’agent des impôts ne choisit pas son dirigeant.
Aujourd’hui, pour ce mauvais comportement, de nombreux cadres et agents sabotent le travail, parce qu’ils attendent, certainement, le dirigeant préféré», a-t-elle déclaré.
Puis elle a cité ces actes de sabotage: «Plusieurs pratiques de sabotage se développent. Les tâches quotidiennes sont retardées. Par exemple, l’établissement des bordereaux de versement ou des quittances. A ce sujet, les contribuables se plaignent. Les agents négligent de donner les informations indiquées sur les bordereaux de versement ou les autres documents utiles à la gestion des dossiers fiscaux. De nombreux actes de sabotage, constatés, aussi, sont comme: les absences, les retards, les permissions d’absence répétées; mal recevoir ou mal renseigner les contribuables; boycotter les contrôles fiscaux, gaspiller le matériel et fourniture de bureau; négliger l’immatriculation de ses contribuables et ne pas produire les rapports d’activités ou les rapports de vérification; le non respect de la hiérarchie; subtiliser les documents administratifs à des fins de nuisance».
Pour Antoinette Matingou, «la direction générale n’appartient à personne. Car, avant ce staff dirigeant, nombreux sont passés par cette administration, qui n’est la propriété de quelqu’un ou d’un clan ou d’un groupe de gens. Lorsque les détracteurs confirment gratuitement, avec la complicité de la presse, le détournement de plus de 9 milliards de francs Cfa, sans le démontrer, en y ajoutant la corruption du syndicat par l’administration, cela prouve à suffisance, la volonté manifeste de nuire, de torturer moralement et de déstabiliser l’administration fiscale».
La directrice générale des impôts a rappelé que les sommes récoltées grâce aux pénalités et aux bonus sont affectées aux rubriques traditionnelles et cela est, collégialement, fait au niveau de la direction.
Au sujet de la part allouée au syndicat, qualifiée de corruption, il faut savoir que cela existe depuis plusieurs années. Cette allocation permet aux partenaires sociaux de faire face aux dépenses liées à leurs activités. Le système fonctionne ainsi, depuis plus de 20 ans. Les pénalités existent depuis 1981 et il y a, toujours, la part du syndicat qui est réservée dans cette rubrique. Pour le bonus, il y a, également, la part de la mutuelle qui est prévue. Cela n’est nullement une création de la direction générale sous Mme Matingou. Enfin, celle-ci a appelé ses collaborateurs à se ressaisir, à se remettre au travail et à ne pas ternir l’image de la maison.