Espace d'échange de la diaspora congolaise.
PIGASSE, un griot et cireur de pompes qui ne se prend pas pour la merde. Hier il passait des heures et des heures dans la salle d'attente du palais du peuple pour être reçu par Pascal Lissouba alors Président du Congo, à qui il disait tout le mal de Denis Sassou-Nguesso, alors opposant, et aujourd'hui il touche chaque mois 120 millions de francs CFA gracieusement payés par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC ) sur ordre du même Denis Sassou-Nguesso dont il disait tout le mal hier à Pascal Lissouba.
Aujourd'hui en plus de jouer les griots, il a également une mission plus subtile et plus dangereuse, celle de tuer la presse écrite privée au Congo . Avec ses 120 millions de francs CFA qui tombent tous les mois (environ 180 000 euros/mois), il ne connaît pas la crise. Alors il peut publier son journal tous les jours et le brader au prix 100 francs CFA (contre 500 francs CFA pour ses "concurrents"), question de ne pas dire qu'il le distribue gratuitement, et casser ainsi le marché. L'objectif étant, vous l'aurez compris, de faire disparaître à terme ses principaux "concurrents" (la semaine africaine, Talassa, la Griffe info, la Rue meurt..., qui ne sont pas totalement à la solde du pouvoir) qui sont les parents pauvres de la presse privée congolaise et qui ne peuvent pas paraître quotidiennement. Qui a dit que Denis Sassou-Nguesso était un fervent défenseur de la liberté de la presse?
Et là où le bât blesse c'est que pour pouvoir publier quotidiennement ses " Dépêches de Brazzaville ", PIGASSE se contente le plus souvent de reprendre les articles des autres journaux en les modifiant légèrement. Alors la question est: Jusqu'à quand ce pauvre escroc, cireur de pompes prendra-t-il les Congolais pour des cons?