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Il n’y a pas prescription des faits de guerre, les congolais attendent le jour enfin la communauté internationale se penchera sur les guerres successives qui ont coûté la vie à bon nombre de nos compatriotes. Les viols, les enlèvements ne peuvent être considérés comme des dommages collatéraux de la guerre, il s’agit d’actes volontaires, prémédités dans le seul but d’humiliés la personne. Ces crimes ne peuvent rester impunis. Que les grands guerriers se rassurent, leur jour viendra.
Des peines de 60 et 40 ans de prison ont été requises vendredi à Freetown par le parquet du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) contre trois ex-chefs rebelles pour "crimes de guerre" et crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile (1991-2001).
Le parquet a requis 60 ans de prison contre Issa Sesay, 38 ans, et Morris Kallon, 45 ans. Il a réclamé une peine de 40 ans pour Augustine Gbao, 60 ans, a constaté un correspondant de l'AFP lors d'une audience publique.
Au vu de l'âge des personnes, ces réquisitions correspondent quasiment à une peine de prison à vie.
Le 25 février, ils avaient déjà été reconnus coupables. Les juges se réuniront dans les semaines qui viennent pour déterminer les peines à infliger à ces trois anciens dirigeants du Front révolutionnaire uni (RUF).