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Plus de 10.000 expertises médico-légales sont en retard en Afrique du Sud, où la police a également perdu des centaines de dossiers d'enquête en 2008, a dénoncé lundi le principal parti d'opposition de ce pays ravagé par la criminalité.
Le nombre d'échantillons prélevés sur des scènes de crime et attendant d'être examinés est passé de 6.068 en juin 2007 à 11.758 en janvier 2009, a assuré l'Alliance démocratique (DA) dans un communiqué.
La police a également perdu 668 dossiers criminels en 2008 (contre 382 en 2005), a ajouté le parti, en citant des statistiques communiquées par le ministère de la Sécurité.
"Les services de police sont en proie à une crise majeure avec une spirale de dossiers perdus, d'expertises scientifiques en attente et le recours à la hausse à des sociétés de sécurité privée", a commenté la porte-parole de la DA sur les questions de sécurité, Dianne Kohler-Barnard.
Pour elle, les statistiques officielles sous-estiment encore l'importance du problème, qui empêche l'organisation de procès dans des délais raisonnables.
Avec une cinquantaine d'homicides par jour, l'Afrique du Sud est l'un des pays où la criminalité est la plus élevée au monde.
Le vice-ministre de la Justice Johnny de Lange avait reconnu l'an dernier que la moitié des scènes de crime n'étaient pas inspectées par des experts scientifiques.