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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Nicolas Sarkozy à Brazzaville

Attendu à Brazzaville le 26 mars, pour une visite qui s'achevera le lendemain le président français s'entretiendra avec son homologue, Denis Sassou N'Guesso, des questions touchant à plusieurs domaines. Bien entendu, les relations entre les deux pays seront au cœur de cette rencontre qui n'est pas la première entre les deux présidents.

Néanmoins cette visite s'effectue dans un moment très particulier. En dehors du malheur qui a frappé la famille présidentielle le président français arrive à Brazzaville à quelques mois de la tenue de l'élection présidentielle. On sait que Denis Sassou N'Guesso, probable candidat à ce scrutin, n'a pas encore officiellement annoncé son intention de briguer sa propre succession, mais cette visite est diversement commentée dans les états-majors politiques. Si les uns y voient une caution morale au président la République, d'autres, en revanche, attendent de ce séjour une sorte de «procès pour bonne gouvernance» que le président Sarkozy devrait intenter à son homologue congolais.

Eh bien, si l'on en croit le président français lui-même, tout cela est faux. «Il appartient aux seuls électeurs congolais de s'exprimer. Quel que soit le résultat de cette élection, la France restera un partenaire privilégié du Congo», déclare en effet notamment Nicolas Sarkozy dans l'interview que publient ce matin Les Dépêches de Brazzaville.

Cela dit, Nicolas Sarkozy demeure « jaloux» de la relation entre son pays et le Congo. «J'ai beaucoup plus d'ambition pour nos relations», répond-il lorsqu'on lui demande si sa visite est destinée au «simple recadrage» des liens entre les deux pays.

Parlant des enjeux de la démocratie, des droits de l'homme, de l'immigration on retiendra ce propos du président français «J'entends faire part des mes convictions, mais je souhaite aussi recueillir les analyses du président Sassou N'Guesso et des Congolais».

On est donc loin de cette France dont l'ambition serait de dicter sa vision des choses à ses partenaires. On est peut-être aussi très loin que ce que certains appellent la « Françafrique », considérée comme le nid de tous les malheurs qui s'abattent sur l'Afrique, en particulier l'Afrique francophone liée à l'Hexagone par l'Histoire. En disant «La logique d'assistance me semble dépassée », ou encore « l'aide de la France au Congo ne relève pas de la charité», Nicolas Sarkozy paraît abonder dans le sens de cette nouvelle relation faite d'efforts mutuels, de partage équitable des dividendes de ces efforts par des partenaires qui mettent en avant leurs intérêts réciproques.

A chacun de savoir défendre son morceau, pourrait-on dire.

Gankama N'Siah

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