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Le président français, Nicolas Sarkozy, procédera les 26 et 27 mars prochains à une tournée africaine restreinte qui doit le mener en République démocratique du Congo, au Congo voisin puis au Niger. A Kinshasa, Sarkozy doit s'entretenir avec le président Kabila puis se prononcera devant le Parlement sur ses propositions de janvier dernier concernant le «partage des richesses» entre la RDC et le Rwanda pour mettre fin au conflit du Kivu. Ce plan avait enflammé la population congolaise, accusant le chef d'Etat français de vouloir brader le territoire congolais sur l'autel de la réconciliation franco-rwandaise.
Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, effectuera les 26 et 27 mars prochains une tournée dans trois pays africains, la République démocratique du Congo (RDC), le Congo et le Niger, sa première visite sur le continent depuis son voyage express en mai dernier en Angola.
A Kinshasa, le chef de l'Etat français doit rencontrer son homologue de RDC, Joseph Kabila, puis s'exprimer devant le Parlement pour évoquer notamment l'initiative de paix controversée qu'il avait esquissée en janvier dernier pour tenter de régler durablement le conflit qui ravage l'Est du pays.
Nicolas Sarkozy avait proposé une «nouvelle approche» pour apaiser la région des Grands lacs, évoquant un «partage des richesses» entre la RDC et le Rwanda. le président français avait ainsi suggéré l'exploitation commune des richesses minières de la RDC, «pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières» avec le Rwanda, «pays à la démographie dynamique et à la superficie petite».
Ces propos avaient suscité de vives contestations de la communauté congolaise, le contraignant à démentir en février dernier dans la presse locale toute velléité de «démembrement» de l'ex-Zaïre.
Une marche pacifique des compagnons de l'Union pour la démocratie et le Progrès social (UPDS), initialement prévue pour le 16 mars dernier, a été organisée le 18 mars à Kinshasa pour protester contre les déclarations et l'arrivée en RDC du président français.
L'ambassadeur français en poste à Kinshasa a indiqué que «la France a la même vision que le gouvernement congolais sur le schéma de cette reconstruction qui doit passer par le rétablissement d'une paix durable, la lutte contre la fraude, la réhabilitation des services publics, le rétablissement d'une justice transactionnelle, le rapatriement des réfugiés et le retour des déplacés».
Et pour apaiser le feu, la France a annoncé, en collaboration avec l'Europe et la Banque Mondiale, qu'elle contribuerait à la reconstruction de l'Est du pays, une aubaine pour Kabila qui peine à mettre en œuvre ses «cinq chantiers» pour redresser le pays.
La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, devrait suivre les pas de Nicolas Sarkozy en RDC, accompagnée d'industriels français, pour étudier les opportunités d'investissement en RDC.
La France espère ainsi récupérer une partie du marché sur lequel la Chine devient un partenaire privilégié, alors que les relations entre la RDC et la Chine battent de l'aile.
Le même jour, Nicolas Sarkozy se rendra à Brazzaville, où il s'entretiendra avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. Après une nuit dans la capitale congolaise, le chef de l'Etat français fera une dernière étape le 27 mars au Niger, où le numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva, a signé en janvier dernier un contrat pour l'exploitation de la mine d'uranium d'Imouraren, la plus importante du continent africain.
source : gabonnews