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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Des deux Oppositions qui dit vrai ?

Sarkozy est bel et bien passé par là, oui par le Congo et mieux par Brazzaville.

Quelle était sa joie de revoir son ami et frère « français ». Il était tellement à l’aise qu’on le croyait dans sa France natale. Il a même fait du footing sur la corniche au bord du majestueux fleuve Congo. Nous l’avons vu recevoir l’opposition ou le front de l’opposition congolaise qui a été semble-t-il satisfait pour convergence de vue avec le président français sur la démocratie et la préparation des élections qui s’approchent. Mais malgré cette espèce de triomphalisme, le front ne sait pas toujours ce que Sarkozy a pu promettre à Sassou, son ami et frère en catimini, lui qui en public n’a pas tari d’éloges à l’endroit de la personne qui selon lui a ramené la paix et la stabilité au Congo.

Mais de quelle paix parle-t-il ? De la paix par l’absence de guerre ou de la paix par l’insatisfaction totale des besoins fondamentaux du peuple meurtri ? Eh bien il faut être cet horrible personnage pour le penser ainsi.

En tout cas là n’était pas le point à l’ordre du jour. En effet, juste après son séjour réussi au Congo, des voix ont commencé à s’élever ; les unes traitant le front d’avoir été dupé par le pouvoir par Sarkozy interposé, les autres assimilant les délégués dudit front aux éléments déjà corrompus par le pouvoir. Ces idées véhiculées ça et là pourrissant l’atmosphère du Congo se sont matérialisées par l’existence aujourd’hui d’un autre rassemblement des partis de l’opposition dite « radicale » au président Sassou et dont la sortie officielle est prévue pour le 09 avril 2009 à Brazzaville. Pour cette opposition, notre Sassou national aurait peur de ses membres dont il redoute l’intransigeance et, pour couper court à son émergence, il aurait pris soin de choisir les partis qui lui seraient acquis pour lui servir de parade à l’élection présidentielle afin de continuer à garder son pouvoir quitte-à leur garantir de petits postes ministériels dans son gouvernement d’unions nationales en vue. En fait cette politique de diviser pour régner. Pour cette opposition, son empressement au partage du gâteau avec le pouvoir serait la raison pour laquelle le front n’a pas jugé utile de rejeter la note relative à la « convocation de la concertation du 14 avril 2009 »prise par un 1er ministre inconstitutionnel qu’elle juge scélérate. En réponse à ce qu’il croit être des

allégations, le front réfute tout et pense qu’il serait plus nécessaire de saisir la présente occasion de peur qu’il y’en ait plus, ce qui peut être dangereux pour le pays.

Ainsi le torchon continue à brûler entre les états major dits de l’opposition.

L’opposition dite radicale qui attend la suite à sa lettre adressée à Sassou en lui demandant de convoquer lui-même une concertation inclusive élargie à toutes les forces vives de la nation y compris la diaspora, rejette sans autre forme de procès la note de Mvouba, l’inconstitutionnel. A propos de la diaspora, le front pense que ses membres sont hétéroclites et leur maitrise difficile aujourd’hui pour y être associée, cette structure n’étant pas encore selon lui encore assez visible en la matière.

S’agit-il d’un jeu de Ping Pong organisé par le méchant (vous savez bien de qui je parle) qui, tassé tranquillement dans son coin savourerait allègrement sa stratégie dévastatrice, celle de toujours diviser  pour régner ? L’avenir nous le dira. Tout ce brouhaha nous amène quand même à nous poser quelques questions.

Alors que la déclaration de l’opposition en décembre 2008, en prélude au

message à la nation par Sassou pour l’année 2009, donnait l’impression d’avoir été initiée par l’ensemble de tous les partis de l’opposition, mais d’où vient qu’il y’ait un front de 18 partis seulement alors que le pays en compte plus de la centaine ? Comment a-t-il été effectué ce choix des 18 ? Et les autres qu’en était il advenu lors de la convocation des états généraux de l’opposition ? A cette question l’opposition dite radicale reproche aux organisateurs d’avoir rejeté sa demande de participation, ce que réfute le front, arguant que certains partis avaient boycotté eux-mêmes ces états généraux.

Ainsi donc qui croire dans ce jeu inquiétant ? Chaque camp tirant la couverture de son côté que doivent faire les patriotes qui aiment leur pays, leur peuple pour lui seul et non pour des intérêts égoïstes? Qu’est-ce-dont ce peuple meurtri a-t-il réellement besoin si ce n’est pas le changement amené par un nouveau dirigeant afin de restaurer son bien être ? Pour y arriver aujourd’hui il n’ya pas un remède miracle. Appelons ces fameuses oppositions à plus de responsabilité, à abandonner cette guerre des clochers. Qu’elles se ressaisissent, oublient leurs rancœurs et s’assaillent ensemble et ainsi apaisées, trouveront rapidement un consensus aux points de vue de chaque camp. C’est dans cet esprit d’unité empreint de dépassements qu’ils arriveront à tourner la situation actuelle bien trouble à leur avantage pour le bien de ce peuple au nom duquel les membres de ces partis dits de l’opposition disent tous protéger et puis arriver sans doute à faire éliminer les deux points de la note de Mvouba incriminés par les deux parties pour les remplacer par ceux qui nécessitent moins de temps de débat.

L’union faisant la force, ces responsables politiques sont tenus de s’y faire car ils ont des comptes à rendre à ce pauvre peuple qui commençait à croire.

C’est ce que la voix a pu colmater pour l’instant en attendant de voir plus clair dans le développement de cette affaire.

Démocratique

Vous trompez le peuple, nous dénonçons

dpeuplelavoix@yahoo.fr

lavoixdupeuple58@hotmail.fr

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