Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Casques lourds sur la tête et matraques en main, les hommes en tenue, par petits groupes ou en voiture, essayent visiblement de faire peur et de dissuader tout mouvement d’humeur.
Le Syndicat national des vendeurs à la sauvette a annoncé pour ce jour une marche de quelque 10.000 « sauveteurs » du cœur de la ville vers le palais présidentiel, où un mémorandum résumant leur nouvelle condition devrait être remis au chef de l’Etat Paul Biya ou à ses collaborateurs.
Dans leur missive, ils dénoncent les méthodes brutales employées par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna, qui a engagé depuis un mois une opération d’assainissement du centre-ville.
Celle-ci se caractérise par la saisie de marchandises des petits commerçants, dont beaucoup ont pourtant été installés à certains endroits par la municipalité.
Certaines de ces personnes ont également fait part de brutalités policières en même temps que d’autres se disent victimes de racket de la part des agents chargés de la répression.
Au terme d’une réunion de crise tenue sur le sujet mardi, le Premier ministre Inoni Ephraïm, tout en reconnaissant « le bien-fondé des mesures d’assainissement en cours », a « souligné la conciliation entre la nécessaire discipline urbaine et la conduite sereine des activités commerciales ainsi que la garantie du droit au logement ».
Il a également été annoncé le recasement à