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Neuf militaires dont cinq officiers ont été arrêtés ces derniers jours au Togo dans le cadre de l'enquête sur une récente tentative de coup d'Etat, ont annoncé lundi les forces armées togolaises (FAT).
Il "apparaît malheureusement que neuf militaires dont cinq officiers sont en cause dans le cadre de la procédure judiciaire", selon une déclaration lue par le chef d'Etat major des FAT, le général Zakari Nandja, devant le président Faure Gnassingbé au palais présidentiel.
"Il s'agit de manquements graves individuels qui connaîtront des suites conformes aux principes de l'Etat de droit", soulignent les forces armées.
Le président togolais a dénoncé vendredi lors d'une allocution télévisée "une tentative de coup d'Etat" contre lui qui devait se dérouler lors d'un déplacement en Chine prévu à partir du 12 avril.
Faure Gnassingbé n'a pas évoqué directement la participation de son frère Kpatcha Gnassingbé qui a été arrêté et inculpé le 15 avril de "complot" et de "tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat" par le procureur de la république Robert Bakaï.
Ce frère, député et ancien ministre de la Défense, a été arrêté alors qu'il cherchait à se réfugier à l'ambassade américaine à Lomé.
Les FAT condamnent "avec force, toute action qui viserait à entraver le processus démocratique en marche au Togo" et se "tiennent prêtes à défendre sans réserve, les institutions de la république", selon la déclaration.
Outre des militaires, plusieurs autres personnes de l'entourage de Kpatcha Gnassingbé ont été interpellées et interrogées ces derniers jours, selon des sources policières.
Essolizam Gnassingbé, un autre frère du président aurait aussi été interpellé selon des sources diplomatiques, une information qui n'a pas été confirmée de source officielle.