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Coup de tonnerre au sommet de Ligue 1. Habituellement intraitable dans les temps forts du championnat, l'Olympique lyonnais a cédé deux précieux points dimanche soir sur sa pelouse contre Monaco (2-2). Une contre-performance qui profite directement à Marseille, nouveau leader suite à son carton contre Grenoble (4-1). Lille et le PSG n'ont pas réussi à se départager (0-0).
Bizarre." Ainsi Claude Puel, l'entraîneur de Lyon, jugeait-il Monaco avant de le recevoir. Une équipe de la Principauté capable cette saison de réaliser de gros coups comme de passer complètement au travers contre des adversaires à sa portée. Ce constat, tout Gerland a pu le faire, dimanche soir, en clôture de la 31e journée de Ligue 1. Car l'ASM a bien failli jouer l'un de ses plus surprenants tours aux Gones, revenus de loin grâce à Cris et Piquionne (2-2) mais qui, pour la première fois depuis la 5e journée en octobre dernier, ne sont plus leaders du championnat.
En concédant le nul à domicile pour la septième fois de la saison, les joueurs de Claude Puel laissent Marseille, tombeur un peu plus tôt de Grenoble au Vélodrome (4-1), s'asseoir sur le trône. Maigre consolation, ils n'ont vu ni Lille, ni le PSG, qui se sont neutralisés à Villeneuve d'Ascq (0-0) un peu plus tôt, leur reprendre du terrain. "Il y a eu pas mal de changements cette année, c'est normal qu'on n'arrive pas à maitriser comme avant, a expliqué Juninho au micro de Canal+. Mais il reste beaucoup de points à prendre, on ne va pas lâcher." Leurs deux dernières victoires contre Sochaux (2-0) au Mans (3-1) laissaient croire que les Rhodaniens avaient enfin digéré leur élimination en huitième de finale de la Ligue des champions contre Barcelone. Peut-être s'était-on trompé. Peut-être que, finalement, Lyon était encore chancelant. C'est en tout cas ce qui ressort de sa prestation contre des Monégasques qui, une fois n'est pas coutume, ont joué en équipe.
Lyon à réaction
Pour autant, dire que les joueurs de Ricardo ont survolé les débats serait une erreur, surtout vu la deuxième période. Avant le repos, les débats ont été plutôt équilibrés. A la première tentative lointaine d'Ederson (10e), Mollo a répondu d'un tir hors cadre (26e). Mais l'impuissance des Lyonnais dans la zone de vérité a peu à peu mis leurs visiteurs en confiance. Gosso (28e) et Pino (30e) ont sonné deux fois l'alerte sur le but de Lloris, le gardien gone. Deux avertissements suivis d'effet quand Leko, auteur d'une ouverture sur Park, a bien suivi son action pour être à la réception du centre en retrait du Sud-Coréen (1-0, 33e). De quoi irriter Benzema, qui a inquiété Ruffier en trouvant le poteau (38e), et Juninho, dont le coup franc a trouvé les gants du gardien monégasque (44e).
C'est après la pause que Lyon a mis un coup d'accélérateur. Mais bien souvent, les Lyonnais se sont heurtés à un Ruffier en état de grâce: Makoun à deux reprises (49e, 61e), puis Juninho, sur coup franc (64e), s'en souviendront sûrement quelques temps. Une domination qui a tout de même porté ses fruits sur l'une des rares sorties hasardeuses du portier de l'ASM, bien trop court lorsque Cris, servi par Juninho, est venu placer sa tête (1-1, 65e). Seulement l'OL n'est plus impérial. Et Pino en a profité dans la minute suivante, en redonnant l'avantage aux siens: servi à la limite du hors-jeu par Gosso, le Colombien n'a eu plus qu'à dribbler Lloris (2-1, 66e). Les Lyonnais ont donc été obligés de réagir à nouveau. L'une des satisfactions de ce match est qu'ils en sont capables.
Après plusieurs minutes de pressing intense, qui ont vu Makoun (67e) et Piquionne (68e) porter le danger sur le but de Ruffier, les Gones sont parvenus à égaliser, Piquionne exécutant une belle reprise acrobatique sur un corner repris par Cris (2-2, 80e). Le défenseur brésilien aurait même pu permettre aux locaux de s'imposer, mais Park, sur sa ligne, a sauvé Monaco d'une défaite qui aurait été cruelle (86e). A une semaine d'un déplacement périlleux à Bordeaux, l'OL n'est plus en position de force. C'est nouveau. Et pas vraiment rassurant. "Il faut reconnaître que cette année, Marseille et Bordeaux méritent tous les deux d'aller au bout", a d'ailleurs ajouté Juninho. Aveu d'impuissance? Ce ne serait pas pour déplaire aux concurrents de Lyon. A commencer par l'OM, nouveau patron du championnat.