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Création d’un compte spécial pour la promotion de la recherche dans les universités camerounaises
Le gouvernement camerounais a créé un compte d’affectation spéciale pour la modernisation de la recherche dans les sept universités d’Etat que compte le pays, a appris APA lundi à Yaoundé.
La décision du chef de l’Etat camerounais Paul Biya de mettre en place ce compte d’affectation spéciale vise un double objectif, notamment le renforcement de l’offre pédagogique des enseignants et une meilleure préparation des étudiants à s’insérer dans le milieu professionnel.
Un document de la présidence de la république indique à cet effet que les ressources de ce compte qui sont déterminées annuellement dans la Loi des finances, proviennent à la fois des contributions de l’Etat, des fonds issus de la coopération et toute autre ressource autorisée par la loi des finances.
Pour le ministère de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, ce compte d’affectation spéciale arrive à point nommé dans ce sens qu’il permettra de doper la recherche universitaire considérée par des enseignants comme « le ventre mou du système universitaire camerounais ».
Toutefois, les syndicats de l’enseignement supérieur sont peu enthousiastes, surtout que « le texte d’application se fait toujours attendre ».
Ceux-ci affirment également que des primes de recherche ou de technicité dues aux enseignants sont minorées par rapport à certains fonctionnaires, à l’instar des magistrats, soit à peu près 30 000 francs CFA pour les premiers contre 50 000 francs CFA pour les seconds.
L’enseignement supérieur au Cameroun avec ses sept universités d’Etat souffre d’un réel problème d’infrastructures, d’où des effectifs pléthoriques constatées partout, notamment à l’université de Douala qui compte plus de quarante mille étudiants.
La réforme universitaire intervenue en 1993, qui a vu l’ancienne université de Yaoundé donner six nouvelles universités d’Etat, s’est mal opérée, déclare-t-on dans les amphis, d’autant qu’au même moment on assistait à la suppression de la bourse aux étudiants et l’institution des droits universitaires qui sont fixés à 50 000 francs CFA.