Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Les dictateurs arrivent au pouvoir suite à des coups d’état sanglants.
Ils font régner la terreur dans leurs pays, institutionnalisent le clientélisme politique au sommet de l’état et saupoudrent par ci et par là quelque édifices qu’ils appellent réalisations concrètes.
Ne nous dit-on pas, par leur griot que : « Le chef, non seulement on doit le respecter, on doit également le craindre».
La corruption est l’une des valeurs véhiculées par les régimes autocratiques.
La dictature n’est pas une particularité africaine.
C’est qui est spécifique à l’Afrique c’est la géo-localisation des dictateurs.
Le plus souvent, les dictateurs sont issus du nord ou du sud, jamais du centre du pays.
Dans la plupart des cas, ils appartiennent à des groupes ethniques minoritaires dans le pays.
Comme a su le dire le guitariste de la paix « Youss Band » : un régime à vie ne peut pas être démocratique à l’exception des monarchies.
Or dans les pays démocratiques les souve
rains ne détiennent pas le pouvoir exécutif et législatif.
Les dictateurs règnent sans partage et dirigent le pays d’une main de fer. Ils éliminent tous ceux qui ont mené avec eux, la lutte armée pour la conquête du pouvoir.
Tous ceux qui osent tenir un discours, autre que celui du despote ne sont plus qualifiés de réactionnaires ou de contre-revolutionnaires, plutot ils sont contre la paix et sont passibles de la peine de mort sans jugement, ni défense.
Les contres la paix ne sont plus directement exécutés par le pouvoir au petit matin comme par le passé, ce sont leurs milices qui s’en chargent (ils sont victimes des tortures, d'incendies, d'empoisonnement et d'accidents de la route) Tous les moyens pour faire disparaitre un opposant sont bons.
La justice est inexistante, les tribunaux ne gèrent que des délits mineurs et les conflits de voisinage.
L
e pouvoir achète les armes pour défendre et protéger le peuple et pourtant les dépôts d’armes et de munition légaux sont vides.
Ils cultivent et généralisent la peur et ils se présentent ensuite comme seuls remparts pour établir et maintenir la paix chèrement acquise nous disent-ils.
La paix est désormais monnayée contre le soutien de la dictature.
Quelques questions me tarodent, quelle fin devrait-on reserver aux dictateurs ?
La réponse à cette question se trouve dans ces images.
La mort d’un dictateur, vaut-elle vraiment que le pays perde encore de
s milliards pour leurs obsèques ?
Pol Pot, samuel Doe, Nino Vieira pourraient peut être répondre à cette question.
Mériteraient –ils des obsèques nationaux ?
Ces individus qui se sont distingués par leur indifférence face aux mi
sères de nos familles, de nos bébés, de nos mères et de nos amis souvent morts comme des rats sous leurs yeux, méritent-ils vraiment que le peuple se jette par terre pour les pleurer ou que le pays s’arrête de fonctionner parce qu’ils sont morts?
Partout ailleurs, des dictateurs ont péri comme des chiens et leurs morts ont donné lieu à des fêtes nationales pour le bon débarras.
En Allemagne nazie, c’est avec soulagement que les Allemands ont accueilli la mort d’Hitler.
On ne lui offrit pas de deuil national même si, de son vivant, il n’avait cessé de clamer que ses actes avaient été posés pour la grandeur de l’Allemagne.
En Roumanie, Nicolae Ceausescu avait été assassiné par son peuple.
Celui-ci se mit dans les rues pour fêter sa mort.
Pol Pot, tyran khmer rouge meurt d’une crise cardiaque dans sa résidence. Responsable d’un régime sanguinaire qui a ravagé le Cambodge de 1975 à 1979, ac
cusé « d’auto-génocide » pour ses crimes contre la population cambodgienne, il ne fut jamais jugé. Quelques rumeurs de manipulation rôderons autour de cette mort : Pol Pot risquait en effet un procès et son corps fût incinéré avant qu’une autopsie indépendante ait put être réalisée.
Le maréchal Joseph Désiré Mobutu fut l’un des dictateurs les plus féroces de l’histoire de l’Afrique ; Arrivé au pouvoir grâce à un coup d’état militaire orchestré par les occidentaux le 24 novembre 1965, Mobutu a tenu son peuple d’une main de fer pendant 32 ans d’un pouvoir sans partage, qui a conduit ce pays potentiellement très riche à la faillite. Affaibli par la maladie, le dictateur congolais fut chassé du pouvoir en 1997, grâce à une rébellion conduite par le rebelle et trafiquant d’or et des diamants Laurent Désiré Kabila, avec l’aide de certains pays voisins dont le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et l’Angola. Le sol sur lequel il régna ne l’a pas encore reçu triste fin pour Mobutu.
Plus près de chez nous, quand les Libériens traînèrent le cadavre de Samuel Doe dans les rues de Monrovia, ce n’était certainement pas en signe de reconnaissance.
Non plus en signe de reconnaissance, la pendaison de Saddam Hussein, ni la fusillade de ses deux fils.
La fin récemment du Président dictateur de la Guinée Bissau (Nino Vieira), devrait interpeller, les vieux dictateurs d’Afrique centrale.
Soupçonner d’avoir orchestré la mort du chef d’état major, les militaires se sont atrocement acharnés sur lui, comme si la tête éclatée ne suffisait pas aux assaillants pour se rendre compte que la victime ne reviendra plus à la vie.
Même si on peut comprendre la colère du peuple, une tel acharnement sur un être vivant fut-il dictateur, peut choquer les âmes sensibles.
Aux familles des dictateurs africains, ne ditent pas un jour, que vous ne le saviez pas.
Le peuple est sans pitié dans sa colère, la fin de vos proches ressemblera aux photos que vous venez de voir.
En quoi donc, sur la base d’une prétendue culture africaine, devons-nous, au Congo, récompenser et respecter les cadavres de ceux qui ont tant volé, tant tué, tant violé ?
Est-ce parce qu’ils se disent « présidents à vie » qu’ils doivent de facto bénéficier, comme par enchantement de l’indulgence du peuple ?
Devons nous oublier les crimes qu’ils commettent contre notre nation ?
Faut-il que là où, ailleurs, les états de droit mettent leurs présidents en prison pour des crimes superficiels, nous au Congo, vénérions et pleurions les criminels qui, eux, n’ont fait que tout détruire chez nous pendant des années ?
Au moment où les Américains, pourtant démocrates, parlent d’instruire George Bush en justice pour possibles crimes contre la société, et où l’Espagne vient de lancer un mandat d’arrêt contre le Dick Cheney, le Vice Président Américain sortant, pour crimes de torture, les congolais doivent-ils absoudre les bandits des crimes inacceptables commis contre le peuple qui leur a engendré, tout simplement parce qu’«une vie vaut chère» ?
Est-ce vraiment cela, la culture bantu, celle qui accepterait l’impunité et qui oublierait le génocide de 1998 ?
Au nom de quoi ces criminels devront être impunis ?
Lorsque la France et le peuple français au sortir de la seconde guerre mondiale lynchèrent les traîtres et tous ceux qui collaboraient avec l’occupant allemand, n’ont ils pas agit au nom de la paix et de l’unité nationale retrouvée ?
N'ont-ils pas fait la volonté du peuple ?
Le désastreux héritage que nous laisse Sassou Nguesso et sa bande est démentiel, Il se peut que nous n’ayons pas assez de courage pour dire à Sassou ça suffit, que 25 ans de règne sans partage c’est trop, que le Congo se porte mal, très mal.
Aussi faudra-t-il que quelqu’un ait un jour le courage de dire à Sassou, bien en face, que, le peuple congolais, ne souhaite qu’une chose : sa disparition. Qu’il s’efface du microcosme politique congolais, qu'il prenne sa retraite.
Non, Monsieur Sassou, dire que votre pouvoir est teinté de rouge, du sang de nos fils injustement morts afin que vous puissiez régner vous et vos enfants sur le Congo, notre mère patrie, n’est pas un gros mot et non plus une diffamation car vous devez votre existence politique au sang des martyrs versé sans raison à la Mercie de votre cynisme.
Les obus qui se sont abattus accidentelement ou non sur Ouenzé ce 14 avril 2009 ne changeront rien à la détermination de notre brave opposition.
Vous nous tuerez avec vos armes, nous vous vaincrons avec nos mots.
Joseph Bafoua Nsony