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"On ne s'est pas accordé avec le gouvernement sur l'ordre du jour ni la présidence du présidium des travaux. Si le compromis n'est pas trouvé, nous ne prendrons pas part aux travaux jusqu'à la fin", a affirm Pascal Tsaty Mabiala, porte-parole du Front uni des partis de l'opposition (Fupo), qui regroupe une vingtaine de formations de l'opposition.
"Toutes nos deux propositions (les plus essentielles) ont été rejetées. Cest pour cela que nous avons boycotté cette concertation. Mais, nous pensons qu'elle ne peut se faire qu'avec nous", a expliqué le président du Fupo, Guy-Romain Kimfoussia, lors d'une une conférence de presse commune de l'opposition en fin d'après-midi.
M. Kimfoussia a tout de même précisé que l'opposition était "disponible pour reprendre les négociations avec le gouvernement sur ces points essentiels (représentant au présidium, ordre du jour)".
"Notre attitude est de rechercher un consensus. Nous ne sommes pas des va-t-en-guerre. Lopposition est responsable. Nous voulons discuter avec des hommes responsables pour créer les conditions optimales dune élection saine", a conclu M. Kimfoussia.
L'opposition avait fait part à plusieurs occasions de son scepticisme depuis l'annonce de cette rencontre, estimant qu'elle ne visait qu'à légitimer la Commission électorale, qu'elle juge partiale. Son absence mardi était une surprise relative, l'opposition n'ayant toutefois pas fait part de sa volonté de boycotter la réunion.
![]() Visite à Brazzaville du président français Nicolas Sarkozy à son homologue Sassou Nguesso, le 26 mars 2009 © AFP/Pool/Archives Philippe Wojazer |
Mardi, lors de l'ouverture du Dialogue, le Premier ministre Isidore Mvouba avait affirmé: "Ici, c'est le lieu par excellence qui peut nous permettre au travers d'un dialogue de créer les conditions idoines d'une élection présidentielle juste, transparente, équitable et régulière".
Le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault avait assuré: "Nous espérons qu'ils (les opposants) reviendront à ce dialogue que nous avons souhaité de toutes nos forces".
La présidentielle est prévue en juillet, selon les délais constitutionnels, mais la date exacte reste à déterminer.
Environ une dizaine de personnalités ont déjà annoncé leur candidature. Celle du président Denis Sassou Nguesso, revenu aux affaires après la guerre civile de 1997 et élu en 2002, se fait attendre.