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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Avis du pouvoir : Le gouvernement se désengage de la non-participation de l'opposition lors de la concertation politique

Le Premier ministre, chargé de la coordination de l'action du gouvernement et des privatisations, Isidore Mvouba, et quelques membres du gouvernement ont animé le 25 avril une conférence de presse afin de faire le point sur la Concertation politique tenue du 14 au 17 avril à Brazzaville.

Dans son intervention, il a noté que cette concertation ne devait pas être trop longue. Elle a convoqué toute la classe politique et la société civile afin d'aller à une élection juste et transparente. S'agissant de l'opposition, le Premier ministre a signifié que le gouvernement avait fait remarquer à l'opposition radicale que toutes leurs décisions devaient être débattues pendant la concertation.

Les violons ne se sont pas accordés au sujet du choix de Mme Aimé Mambou Gnali. Parce que, selon les membres du gouvernement présents à cette conférence de presse, la règle de base a été le consensus sur la demande même de cette frange de l'opposition. «On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Par consensus, nous avons choisi André Obami Itou, président du Sénat comme président du présidium, a déclaré le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Gilbert Ondongo. Par consensus, nous devrions choisir celui qui devait être vice-président. L'opposition dite radicale a fait une proposition, c'est leur droit, reconnaissez aussi que c'est notre droit d'accepter ou pas cette proposition

Le gouvernement n'a pas accepté Mambou Gnali, tout simplement par ce qu'elle a eu des comportements qui ne sont pas de nature à créer l'apaisement et la cohérence à préserver dans le pays. «Ouvertement, elle incite à l'affrontement des Congolais, elle appelle quasiment à la guerre, ce n'est un secret pour personne. On ne pouvait pas dans ces conditions, étant un gouvernement responsable, accepter qu'une telle personne soit au présidium d'une concertation qui se veut consensuelle et constructive. Il n'était pas question d'affrontement à la concertation. Si nous étions en temps de guerre, ça se comprendrait», a signifié Gilbert Ondongo.

«Objectivement, il n'y avait pas de raison qu'on accepte Mme Mabou Gnali. Le fait de s'arrêter sur elle montre bien la mauvaise foi de l'autre côté. Dans les préliminaires, nous avons été d'accord pour que l'opposition se concerte et propose une autre personnalité. Nous avons été surpris lorsque la délégation de l'opposition est venue nous dire c'est Mme Gnali ou rien», a-t-il ajouté, appuyé par le ministre à la présidence, chargé de la Coopération, de l'Action humanitaire et de la Solidarité, Charles Zacharie Bowao.

Par ailleurs, selon le tout dernier orateur, au niveau du gouvernement, ils travaillent, sur instruction du président de la République, Denis Sassou N'Guesso, à mettre sous forme juridique toutes les conclusions obtenues au terme de la concertation, et de les mettre à exécution. «Nous restons toutefois ouverts. L'opposition et d'autres personnalités qui ont des propositions novatrices à nous faire savent à quelle porte frapper pour nous les faire parvenir. L'interlocuteur est le ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, qui a la charge de l'organisation des élections», a-t-il précisé.

À propos du discours incitatif à la rébellion, selon le ministre de la Sécurité et de l'Ordre public, Paul Mbot, il est attentatoire à l'ordre et à la paix. «Nous suivons tout cela avec la plus grande attention. Mon département veille, car il est le gardien de la paix», a-t-il dit. Quant au ministre des Hydrocarbures, Jean Baptiste Tati Loutard, il a signifié qu'au Congo le vote n'est pas un acte obligatoire. Le devoir des acteurs politiques est d'inciter les gens à aller voir leurs noms sur les listes et non d'inciter à la violence.

La ministre des Petites et Moyennes Entreprises chargée de l'Artisanat, Yvonne Adélaïde Moundélé-Ngollo, a décrié le fait de développer la culture de la peur dans la population en lui faisant perdre la sérénité par des propos à travers les médias. Elle a conclu que le gouvernement mettra tout en œuvre pour rassurer la population.

Nancy France Loutoumba

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