Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Depuis des mois, des années même, des voix s'élèvent ici et ailleurs pour dénoncer la mauvaise utilisation des fonds publics, quand ce n'est pas le détournement de l'argent des contribuables par les dirigeants congolais. Et depuis des mois, des années même, ces accusations sont reprises, amplifiées démesurément de l'extérieur malgré les signes très concrets de satisfaction donnés par les institutions financières internationales concernant la gestion de l'argent de l'État.
À ceux qui auraient encore des doutes sur le sujet, nous ne saurions trop conseiller de suivre avec attention la visite que le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, effectue actuellement dans les départements du sud Congo. Ils comprendront vite où sont passées et où passent toujours les centaines de milliards de francs CFA dont on ne cesse de leur dire qu'elles sont détournées par des gouvernants indignes. Écoles, hôpitaux, centres de santé, routes, ponts, voies ferrées, préfectures, mairies, bâtiments publics, la liste est longue, impressionnante à bien des égards, des travaux menés à bien ou sur le point de l'être que le président de la République inspecte ces jours-ci.
Le sens du message très politique envoyé au peuple congolais en général, aux observateurs en particulier, à l'occasion de cette tournée dans le Congo profond, est aussi clair que limpide. Il tient en une phrase et une seule : alors que s'achève le septennat, nul ne saurait prétendre que les fonds publics ont été mal employés ou détournés de leur destination. Quiconque, en effet, additionne les investissements réalisés pour aménager et désenclaver les départements, les sommes consacrées au désendettement du pays, les dépenses consacrées à la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire ainsi qu'à la modernisation des administrations, doit bien admettre qu'aucune tricherie ne fut possible.
Rien n'étant parfait en ce bas monde, il eut peut-être été possible de faire mieux dans certains domaines, d'aller plus vite dans la concrétisation de certains projets. Mais force est de reconnaître que jamais dans le cours de son Histoire, le Congo, notre pays, n'a vu se produire sur son sol de tels changements en un laps de temps aussi court.
De ce point de vue, il faut le reconnaître, la tournée du chef de l'État, bien au-delà de son arrière-plan politique qui est évident, constitue un exercice pédagogique d'autant plus utile, nécessaire, que les campagnes de désinformation menées de l'extérieur contre le régime se font plus agressives à l'approche de l'élection présidentielle. Peut-on, en effet, mieux répliquer à ces attaques qu'en faisant toucher du doigt à l'opinion publique et aux médias la réalité de ce qui a été fait dans les dix dernières années afin que le Congo sorte du sous-développement ?
Les Dépêches de Brazzaville