Espace d'échange de la diaspora congolaise.
La Paix est un processus.
La Paix nécessite au quotidien une mobilisation individuelle et collective.
La Paix engendre la prospérité matérielle plus le bien-être, la vie harmonieuse, physique et spirituelle des hommes et du monde.
Cette Paix ne peut être accordée et préservée que par Dieu, selon la formule de bénédiction recommandée : « Que le Seigneur porte sur ton regard et t'accorde la paix. » (Nombre 2:26).
La Paix repose sur trois notions :
- Celle de ceux qui, pour avoir la paix, préparent la guerre ;
- Celle de ceux qui préparent la paix pour empêcher la guerre ;
- Celle de ceux qui font la guerre à la guerre pour défendre la paix. Pour ceux-là, nous leur disons simplement que la paix ne se défend pas (car c'est déjà trop tard quand la guerre éclate), mais elle se promeut.
La Paix est une denrée très fragile, il faut l'entretenir, en prendre soin en permanence. On ne l'entretient ni on n'en prend soin avec des masses d'argent consacrées aux achats d'armes de guerre, aux dépenses fastidieuses de prestige, aux funérailles grandioses des membres de famille, aux nombreux voyages improductifs, etc.
Ne serait-il pas plus efficace, pour la Paix, de résoudre les problèmes de pauvreté, de santé, de l'éducation, du logement, de l'eau, etc., pour l'émancipation des populations du Congo ?
Cette Paix-là est un urgent, car à chaque fois que la population baisse la veille, ce sont les forces obscurantistes qui progressent.
La Paix, la Justice, les Droits, la Démocratie marchent ensemble. S'il en manque un, l'édifice s'écroule.
De même que la République est une et indivisible, de même que la Paix demeure une et indivisible.
La Paix ne peut être distribuée comme une denrée alimentaire ; de même qu'elle ne peut être sélective.
Le spectacle désolant dont le régime de Brazzaville vient récemment de faire montre (ce n'est pas la première fois) avec l'interdiction, par exemple, du meeting de l'Opposition à Pointe-Noire, est un signe qui ne cadre pas avec la volonté de paix que voudrait afficher ce régime et dont il a fait un slogan de campagne.
Il n'y a pas deux sortes de paix : celle, totale, que s'octroient les puissants et celle sectaire et sélective, distribuée de façon parcimonieuse, aux faibles par les puissants qui s'arrogent le droit de mort et de vie sur les autres. De cette paix-là, dans notre pays, personne n'en veut.
Nous sommes tous pour la Paix, la vraie PAIX, UNE et INDIVISIBLE !
SOURCE : LA LETTRE DU CONGO-MFOA