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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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PROBRAZZA OU LE ROMAN DE LA NOUVELLE DESPERANCE

L’idée qu’une société a d’elle-même, de ses idéaux et de ses projets est à l’origine de la fierté collective et du sentiment de la reconnaissance nationale qu’elle témoigne à tous ses fils qui les portent et les animent.

Ce sentiment de reconnaissance, les congolais l’ont  témoigné à un certain moment de l’histoire du Congo.

A cet effet, souvenons-nous d’une des chansons intitulée: « Au pont de Djoué nous avons accouru… ?
Ou bien encore « Congo c’est nôtre pays… ».
Aussitôt mis en avant à la conférence nationale souveraine après une longue période d’absence, il a été replongé dans les oubliettes.
Les maîtres de la nouvelle république n’ont jamais œuvré pour l’unité, le bonheur partagé qui ne représente pour eux qu’une entrave permanente à leur longévité au pouvoir.

Disons-le courageusement et affirmons ses assertions avec force et conviction.
Dans des cérémonies religieuses, les fidèles commencent leur prière par la lecture du livre sacré.
Dans les actes de la vie politique du Congo, les relayeurs du système politiques actuel tournent les pages de leur livre sacré qu’on appelle la « nouvelle espérance ».
La Mairie de Brazzaville s’en est inspirée pour nous offrir un projet dit PROBRAZZA. Quel patriotisme ?
Quel sentiment de reconnaissance doit-on ressentir quant on est natif de Brazza-la-verte ?
Après l’annonce on titrait dans la presse du gouvernement : le mardi 22 juillet 2008, les dépêches de Brazza titraient : « la société PROBRAZZA entre dans sa phase opérationnelle ».

Après l’échec d’AVOBRA rappelle ce magazine gouvernemental, PROBRAZZA, Société d’économie mixte Propreté de Brazzaville voit le jour en mars 2008 suite à un accord avec une société allemande Iso Internationale avec laquelle la mairie de BRAZZAVILLE signe un contrat de concession des services d’une durée de 25 ans.

Les Dépêches confirment ensuite que le succès de la négociation a conduit Iso Internationale à signer un autre accord avec le gouvernement de la république l’obligeant à couvrir une période de transition de 6 mois durant laquelle l’Etat en lieu et place du brazzavillois pauvre et pollueur s’engageait à verser à compter de juillet 2008 une redevance d’un milliard de francs CFA chaque mois.

Dans son cahier de charges, la société PROBRAZZA aura pour mission aussi bien la collecte des ordures ménagères que des déchets de toute provenance mais également le traitement des boues, eaux usées, eaux vannes, écoulement et eaux de ruissellement (…), ainsi que l’adaptation des cimetières et morgues.

Une usine de traitement d’ordures devrait, à cet effet, être implantée à Kintélé (banlieue de Brazzaville) avec comme option l’exportation des compostages en Europe et ailleurs.

Après toutes ces annonces faites à grands coups de tintamarre, que voit-on ?
Dire qu’ils ne font rien c’est faire injure à ces représentants du peuple (même si parfois certains confondent leurs nobles missions avec celles des agents de la force publique) qui consacrent leur temps au service des brazzavillois.

La contradiction est toute aussi troublante car finalement nous ne voyons pas ce qu’ils font.
A la création de cette société, les autorités affichaient leur optimiste et affirmaient même que « dans trois à quatre mois les réalisations seront visibles partout », ils avaient même annoncé que  le matériel de Probrazza serait actuellement en transit en mer vers le port autonome de « Pointe noire » pour cheminer vers notre ville capitale. (Congo-site 22/07/08).


Un an après, la seule réalisation plausible de la dite société c’est la constitution de son conseil d’administration.
Les réalisations tant promises aux Brazzavillois qui seraient visibles au bout des  trois ou quatre mois d’activités ne se résument plus qu’à ce que nous voyons dans quelques rues de Brazzaville à savoir déploiement des associations ou ONG à Brazzaville qui avec l’aide d’un certain nombre de compatriotes, nettoient et curent quelques rues et  les caniveaux qui les longent.
Dans l’intervalle de ce scoop plusieurs associations ont mené quelques actions qui ont été relayées par :
Congo-site du 14 janvier 2009, l’Action contre la précarité dans les milieux urbains au Congo (APMUC) «  lance une opération de salubrité  consistant à curer les caniveaux et ramasser les ordures » dans le quartier Talangaï.

Les Dépêches de Brazzaville du 4 janvier 2009, rapportent que le préfet de Brazzaville lance une opération DOJETIP (sorte d’emploi jeune)  consacrée à l’assainissement de la ville, au désherbage des rues, désensablement des avenues, au curage des caniveaux et des rivières, à l’évacuation des déchets solides, des ordures ménagères et autres bio-oxydables.

Du côté des officiels, l’optimisme jadis affiché est vite rattrapé par le pessimisme brodant pour justifier le retard : On dit maintenant que « la société nécessite une superficie de 25000 mètres carrés pour monter l’usine de traitement des ordures ».
Alors pourquoi nous avoir annoncé l’acquisition d’un site à Kintélé si les conditions d’expropriation ou remembrement des terrains n’étaient réunies ?

Ils nous préviennent qu’avant la mise en circulation des engins qu’il faille d’abord  vérifier la praticabilité des routes.
Finalement quelles sont les missions dévolues aux services techniques et de la voirie de Brazzaville ?
Ils nous promettent la pollution: la construction une autre centrale thermique pour produire du gaz à partir des ordures.
Où vont-ils la construire si déjà l’usine de traitement des ordures peine à trouver les fondations.
Ils déplorent déjà les actes de vandalisme lors des premiers essais.
Depuis un an quelle action d’information et d’éducation à l’endroit de la population avait été initiée  par le service de communication de la mairie de Brazzaville ?

Comme des éléphants, tous, ils marchent au pas et sûrement tant pis à tous ceux qui se mettront au travers de leur chemin.
Ayant éprouvé leur incapacité à agir en amont pour traiter la souffrance physique et morale des congolais, les pouvoirs, tous confondus, n’ont qu’une seule malice  détourner  le regard des congolais vers les domaines où ils excellent le mieux. La mort

Dans ce domaine Probrazza sait travailler vite et très bien, il pourra justifier son existence et les moyens financiers mis à sa disposition.
C’est une étonnante vision récurrente chez nos responsables car vingt huit ans avant, Emouengué alors maire désigné qui après avoir fait effectuer les travaux de restauration de la morgue de Brazzaville déclarait : « nous l’avons fait pour améliorer les conditions de vie des morts. » (Simon Mavoula, le culte de thanatos, congopage.com ».

Avec le maire de la nouvelle espérance, on a fait un pas de géant, donner aux morts le paradis qu’ils n’ont pas eu sur terre.
La plus vieille entreprise héritée de la colonisation par le régime marxiste ne connaît pas la crise. Elle fait des bénéfices, son carnet de commandes ne désemplit et l’effort a été consacré pour qu’elle change de visage.

Ainsi les pompes funèbres municipales ont été dotées du  nouveau parc de corbillards, d’une nouvelle chaîne de fabrication des cercueils.
Et très récemment, la municipalité a réceptionné une nouvelle morgue ultra moderne portant sa capacité de 150 à 700 corps (un chiffre à donner le tournis) probablement par jour car avec un taux de mortalité à trois chiffres, les recettes hebdomadaires peuvent atteindre des millions.
Il y a de quoi pour manger, boire et danser le Dombolo à tout casser.
 
Cette nouvelle infrastructure mortuaire coûte très chère aux pauvres congolais qui déjà ne mangent plus à leur faim, ils sont contraints à l’effort pour couvrir les frais d’inhumation d’un proche ou d’un parent.
La dignité et l’honneur de la famille a un coût.
Face à la mort d’un proche, les congolais seuls sans l’aide de la puissance publique s’écroulent sur les prix des services et produits d’inhumation.
On est pas étonné de savoir que devant le spectre de la mort, il s’est crée dans l’inconscient des congolais, une familiarité avec la mort, au point que les congolais associent en permanence la vie à la mort et définissent l’essentiel de leurs activités autour de l’idée de l’au-delà tournées vers l’organisation permanente des funérailles.
Sous ce sceau, une spéculation est quasi institutionnalisée pour vendre les produits qui honorent les morts. Celle-ci commence à l’hôpital comme le témoigne l’un de nos compatriote « la mort au quotidien, lire Mwinda du 25 avril 2009 ».

Si l’on écarte les annonces à la radio et TV, les coûts de location des décorations, la prise en charge des invités ou assistants, plus surprenant ce sont les coûts des formalités administratives et services mortuaires et du prix du cercueil qui varie de 68 000 à 700 000 F CFA pour un adulte.
Le vêtement du défunt et le convoi funéraire ont aussi des prix qui varient selon que l’on soit adulte ou enfant.

Les frais de dépôt, de déclaration de décès et de conservation sont estimés à 9000 FCFA.
Le certificat de décès coûte 5000F CFA, la redevance du cimetière est à 18000 F CFA, le permis d’inhumation à 10000 FCFA, le laissez-passer délivré par la police si l’inhumation à lieu hors périmètre de Brazzaville coût 6000 F CFA et enfin la redevance de la fosse estimée elle à 5000F CFA variable selon que le mort soit un enfant ou adulte.
Nous oublions tout un ensemble de tracasseries qui humilient, fragilisent les éprouvés comme le témoigne notre compatriote dans cet article cité plus haut.

Pour les dépouilles en provenance de l’étranger, une taxe de 200 000 F CFA est prélevée systématiquement et la dépouille doit obligatoirement passer par le reposoir de la morgue pendant 24 heures.
Au prix que coût le rapatriement d’un corps, c’est bien une charge supplémentaire infliger aux familles et aux compatriotes de l’étranger endeuillés.

Ces données sont de 2006, ils ont été publiés par le journal du gouvernement. Les affaires sont rentables, il est fort à parier que les prix sont actuellement réévalués avec les nouvelles acquisitions.
Tout ce roman, toute cette mise en scène n’avait de sens pour le peuple que si est seulement si les mort retrouvent un lieu d’inhumation reposant, identifié et bien sécurisé.

Or à Brazzaville et dans certaines grandes villes du Congo, nous n’avons que des villes des cimetières.
Ce sont des  étendus de terrains non délimités, non sondés qui malheureusement à chaque glissement de terre, ceux que nous avons enterré à coups de millions ré-émergent.
Où est donc le paradis ?
Quel hold-up sur les populations ?
Quels chiffres d’affaires pour des mises en scènes aussi bidon ?
Accuseront-ils les esprits ?
Voilà autant des interrogations pour lesquelles, le Conseil Economique et Social s’il continue de dormir, doit se réveiller pour nous donner des réponses nettes et claires et proposer des pistes de travail au gouvernement voire au conseil municipal de Brazzaville.

Le mutisme de la représentation nationale est une sempiternelle question que nous nous posons et je me la pose.
Dans des pays organisés et démocratiques où le droit à la vie est sacré, où les conditions de vie des citoyens sont au cœur du projet de société, des commissions d’enquête parlementaires auraient été mises en place pour avoir un étayage complet pour la réglementation des coûts des inhumations. Aussi, étant donné que la population ne sait que peu de choses sur les pratiques et les qualités de soins dans les cliniques et hôpitaux de la capitale et dans les autres grandes villes, une commission d’enquêtes serait une exigence de vérité  sur les causes des morts massives dans ces établissements et une carte de santé serait mise en place pour mieux orienter les concitoyens.

Dois-je conclure ?
Non car la conclusion  appartiendrait aux CONGOLAIS.
Pour nous, le Congo a besoin de retrouver ses fondamentaux.
Nous devons travailler pour que les contre sens qui hantent les populations soient évacués et que les congolais revivent les valeurs de solidarité, de fraternité et de l’unité.
Les prochaines années doivent être celles de la reconstruction d’une nation, d’une communauté unie.
Pour cela, Le R.F.D. et les autres forces devraient lui présenter les grands désirs, des grandes espérances, des motifs d’agir.


Yomard-Michel DOUNIAMA
Secrétaire National du RFD Chargé de
L’Education, de la Recherche et de la Formation
Professionnelle

 

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J
La société ISO est une société fantôme qui n'a aucune existance en allemagne. Son paton n'est qu'un des nombreux escros qui après avoir touché des milliards a baclé les opérations d'installation de lambassade du Congo à berlin. Il n'a ni expérience ni capacité sinon être au service des vautours qui se partage ce cadavre qu'est devenu le Congo. Ne vous attendez à rien et l'avenir nous le dira
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D
Aux internautes, j'ai pris encore une fois la plume pour vous éclairer sur la réalité des souffrances que connaissent tous les congolais. J'attends de vous des réactions constructives et moins des injures. Nous ne gagnerons pas le combat de la liberté par des recriminations. En relévant le débat,et je suis sûr que nous réaliserons des dépassements psychiques. Bien à vousYoimard MD.
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B
Encore un RFd, finalement, ils sont la site dans les idées. Pondez les idées, faites glicler les propositions. au moins pour ça on compte sur vous. rejoignez la grande famille de l'opposition. King DZon faites un signe. il ya pas des ennemis ou des adversaires permanents en politique.
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