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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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Mise au point et droit de réponse à Hellot Mampouya porte parole du MCDDI

 

     Le Testament de Mgr Ernest NKOMBO signé à Paris dans son lit de mort et son caractère obligatoire.

Suite au décès de Mgr Ernest Nkombo, conformément au combat par l’écriture qui est le mien et auquel, je me suis consenti, j’avais écrit un article dans lequel je faisais savoir à l’opinion nationale des dernières volontés de Mgr Ernest NKOMBO, voulant se faire enterrer auprès des restes du Président Alphonse Massamba-Débat. Cet article a soulevé le cœur de plus d’un congolais. Cette exigence, Mgr ne la lègue pas expressément à sa famille ni à l’Archevêché mais à l’opinion nationale. Aucune personne, ni morale, ni physique ne pouvait s’en prévaloir les attributions, c’était d’ordre public.

C’est dans ce cadre que Moi Moudilou, ayant pris connaissance de ce testament et sachant que Mgr Nkombo, en tout cas depuis un temps non prescrit, n’était plus une personne privée, ni religieuse mais publique donc politique ; s’adressait là aux politiques à prendre leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Et moi, devant le peuple congolais, et devant l’histoire, je pris les miennes en publiant ce testament.

Mgr Ernest Nkombo était sorti de sa lie. En cherchant à se faire enterrer aux côtés des restes du Président Alphonse Massamba-Débat, il posait là un acte fondamental très important ; un acte politique de haute portée multidimensionnelle. C’est un acte qui avait une double portée : juridique et politique.

Juridique : Un Testament reflète les dernières volontés d’un mourant ; dernière œuvre écrite en tant que suprême expression de la pensée. Et authentifié comme tel, il prend le caractère obligatoirement exécutoire. Il n’est pas contraignant. Il peut être contesté. Cependant on est ici devant un débat non contradictoire.

Politique : Quand Mgr Ernest Nkombo dit : « je dois être enterré aux côtés des restes du Président Alphonse Massamba-Débat » Il pose un acte d’une portée politique de très grande importance. Il est inaliénable, insondable. Ici, Mgr ne s’adresse pas à sa famille ni même à l’Archevêché car les restes du Président Alphonse Massamba-Débat n’appartiennent pas à ces deux identités énumérés ci-dessus mais à l’Etat, donc au peuple congolais que Mgr veut et tient impérativement associer à cet acte solennel. Il prend ici à contre partie, celui qui incarne l’autorité de l’Etat congolais. Sassou que sciemment, par ce geste est montré du doigt.

Mgr Ernest Nkombo sait que l’ancien Président Alphonse Massamba-Débat ne dispose pas de sépulture. Il sait également que seul son assassin ou son commanditaire sait où sont ses restes. Mais pourquoi alors, tenait-il tant à se faire enterrer aux côtés de celui qui n’a jamais de tombe ? This is a big question ! Une équation à double inconnu. Comme on doit bien le comprendre, Mgr s’adresse à Sassou Nguesso, le seul qui sait où on a enterré les restes du Président Alphonse Massamba-Débat. Va-t-il céder à l’injonction de Mgr ? Les vœux de Mgr ne sont pas contraignants mais ont un caractère moral renversant.

Mais où est donc le problème aujourd’hui, 8 mois après le décès de Mgr Ernest Nkombo ?

Un certain Hellot Mampouya, Zaïrois d’origine, taupe et espion par excellence de Sassou Nguesso auprès de B. Kolélas qui a fait de lui son Porte parole pour mieux porter la parole auprès de Sassou, avait fourré son nez dans un dossier dont il n’avait pas compris les enjeux et la portée exceptionnelle de l’acte. Répondant à une question sur un jeu réponse initié par le Site Soleil de Greenwich à savoir :
« Maître Tony Gilbert MOUDILOU a choisi, à dessein, de signer son papier en se prévalant de la qualité de membre du MCDDI et d’ancien Conseiller diplomatique du Président du MCDDI, Bernard KOLELAS. Ce faisant, il a voulu donner plus d’éclat et de crédibilité à son œuvre. Cette référence au MCDDI et à son Président qui n’est pas exempte d’arrières pensées est de nature à créer la confusion dans les esprits et à donner lieu à des interprétations malencontreuses ».

Réponse du « Porte la parole » à Sassou, l’espion bien aimé, Hellot Mampouya : « Le MCDDI ne se reconnaît pas dans cette manipulation politicienne irresponsable et tient à rappeler que,Monsieur MOUDILOU s’était de fait auto exclu du Parti en se démarquant par des déclarations intempestives, de la démarche politique du Président B. Kolélas prônant la paix et le dialogue, facteurs indispensables pour la construction et le développement du pays ».

« Quand on a touché du piment, il y a certaines parties du corps qui ne doivent plus être touchées aussitôt, sous peine d’en souffrir énormément » aimait dire le défunt Nganga Riclet.

Oui M. Hellot Mampouya a touché et a dit ce qu’il ne fallait pas dire. « S’auto exclu ». Je me demande qui de lui et de moi devrait, s’auto exclure du MCDDI ? Est-ce celui qui n’a jamais été d’accord avec la façon dont Bernard Kolélas s’est comporté vis à vis de nous ses collaborateurs alors que nous comptions beaucoup sur cet homme et c’est d’ailleurs parce que je comptais beaucoup sur lui que j’avais estimé le faire nommer comme Premier ministre, et de m’occuper de lui comme mon père en usant de mes relations pour le nourrir tout le long de son exil. Où est-ce l’homme qui, tout le long de sa présence à ses côtés, n’a fait que le trahir en se comportant en véritable taupe, espion ?
En effet Hellot Mampouya le Porte parole, aujourd’hui Ministre, n’a été et n’est qu’un espion de Sassou Nguesso auprès de Bernard KOLELAS. J’avais écrit en 2006, dans un de mes articles que Bernard Kolélas était l’homme politique congolais, le plus trahi. Je savais de quoi je parlais et pourquoi je l’avais écrit.

En 2001, je suis à Brazzaville lors du « Dialogue National exclusif » où je suis le seul représentant de Bernard Kolélas. Mettant à profit de mon séjour, je suis successivement reçu par les personnalités suivantes :
- Le Ministre de l’Intérieur d’alors pendant 4 heures de 11 heures 56 à 16 heures vingt deux minutes ce 10 mai 2001. Ce ministre ordonna à son cabinet de ne pas être dérangé sous aucun prétexte sauf pour le Président Sassou car recevant : « un opposant très important».

- Béty Matoumpa Bernadette depuis Paris n’arrête pas de dénoncer le caractère taupiste d’ Hellot Mampouya auprès de B. Kolélas. Et Béty sait de quoi, elle parle puisqu’elle même l’a été et l’est encore. Donc c’est en connaissance de cause qu’elle en parle aisément.
- Le 28 avril 2001, à 11 heures 17 minutes jusqu’à 12 h 29, je suis reçu par le Directeur de Cabinet du Ministre des Transports et de l’Aviation, Isidore Mvouba.
- Le 15 mai 2001, je suis reçu par le Ministre de la Défense Ossetoumba Lékoundzou de 10 h 45 à 13 heures 20 minutes.
-Les 30 avril, le 22 mai, le 12 juin je suis reçu par le Secrétaire Général du PCT, mon défunt grand frère Ambroise Noumazalaye.
- Le 19 avril, je suis reçu par le Député Oba Apounou ;
- Les 6 mai et 26 juin le Conseiller Spécial de Sassou Nguesso en la personne de M. Ernest Ndalla Graille Claude ;
-Le 17 avril et 15 juin le Secrétaire Général du Gouvernement Charles Bowao ;
- le 12 avril par le Général Ndenguet,
- Le 9 juin le Conseiller juridique du Ministre de la Justice, Martin Mbemba ;
Entre temps, je suis reçu tour à tour à Paris par Madame Antoinette Sassou Nguesso ;
- Le Ministre de la Justice Emmanuel Yoka pendant deux fois :
- Le 28 août 2004 de 11 heures à 13 h 45 au sortir de cet entretien, il m’affirma qu’il n’avait entendu des tels propositions d’un Opposant congolais.
- Le 26 juillet de 11 h 35 à 13 heures


Est-ce que Hellot Mampouya peut imaginer et dire à l’opinion nationale et aux militants du MCDDI ce que deux de ces personnalités m’ont dit à son propos, preuves à l’appui ? Qui avait alerté les responsables politiques du Congo de l’arrivée de Bernard Kolélas au mois de décembre 2003, alors que moi je suis en mission en Guinée Equatoriale, au Cameroun, au Gabon, en Angola et au Congo Kinshasa où je suis reçu par les différents Chefs d’Etat de ces pays et à Kinshasa où j’arrive 11 jours seulement après que Bernard Kolélas ait été expulsé du Congo Kinshasa via le Kénya. Quelle autorité politique congolaise de Brazzaville se trouvait au 4 ème étage de l’Hôtel Memling pendant que le Premier ministre B. Kolélas se trouvait au 5 ème étage du même Hôtel et suivait tous les déplacements de ce dernier jusqu’à son expulsion ? Qui était déjà à Kinshasa pour gérer cette trahison ?

Quand je suis reçu par le Président Joseph Kabila et par ses collaborateurs, on m’expliquera beaucoup de choses. Il faut savoir que c’est moi, de par mes relations très pointues qui aurais fait éviter l’assassinat du Président Laurent Désiré KABILA si les personnes auprès de qui les Services Spéciaux m’avaient mandatés étaient de bonne foi. En effet 6 mois avant l’assassinat, du Président Joseph Kabila, c'est-à-dire le 30 août 2000, on m’apporte une information importante que je devrai acheminer vers les Autorités de l’Ambassade du Congo K à Paris. Comme quoi, on devrait assassiner le Président Kabila. Ces personnalités n’avaient pas fait le travail qui convenait et prendre la mesure et la grandeur de l’information.

Et cette version des faits, les autorités Kinoises l’avaient eue mais de façon floue. Ma présence à Kinshasa lors de cette mission, éclaira beaucoup d’ambiguïtés. En retour, c’est d’eux que j’apprendrais comment les zombies de Sassou allaient déverser les conteneurs bouturés des suppliciés bakongos qu’ils raflaient au Beach. En tout cas depuis le Mont Ngalliéma, on voit tout comme si on était à un mètre. Ils m’avaient expliqué comment ils avaient su que le Premier ministre B. Kolélas arrivait déguisé en ouest africain à Kinshasa par un vol régulier. Qui avait donné toutes ces informations ?

Je pense que s’il y a quelqu’un qui doit être jeté du MCDDI, c’est celui qui se passe pour un Porte parole alors qu’en vérité, il n’est là que pour servir des intérêts de Sassou Nguesso. Comme le faisait également le Directeur du Protocole M. Sabio qui lui au moins s’était auto dissous et exclu quand il a compris qu’il serait dévoilé.

La nomination d’Hellot Mampouya en tant que Ministre du MCDDI, il ne la doit pas pour son appartenance au MCDDI mais pour tout le travail rendu. Alors, n’en déplaise à Mampouya, c’est lui le traître dénoncé par ses parrains et qui a trahi son Président, qui devrait partir.

Je laisse l’opinion nationale et partisane d’en juger. Quant à moi MOUDILOU, il ne faut jamais me pousser à bout car je suis capable du bon et du pire. Si je n’ai pas épargné Kolélas, ce n’est pas un nain politique que je vais caresser dans les sens de ses poils.

Amen.

Conclusion :

Monseigneur avait posé un acte politique d’une portée ultra sensible et d’une importance capitale. C’est une opportunité que la famille de Mgr, l’Archevêché et enfin le peuple congolais devraient saisir et profiter pour contraindre enfin Sassou à nous montrer où il a enterré le corps du digne Président Alphonse Massamba-Débat. Mais tout le monde a peur que ce soit la famille ; que l’Archevêché. Et du coup, ils n’ont même pas tenu compte de cette injonction historique qui devrait faire trembler Sassou et le faire dans son froc. C’est eux qui devraient baliser le chemin et les Congolais les suivre.

Mais dans un pays comme le nôtre où toutes nos valeurs ont été dépravées, annihilées, transgressées, travesties, eh bien malheureusement, ni l’Eglise, ni la famille ni l’Etat donc le peuple congolais, personne n’a tenu compte d’un testament qui était clair et transparent ; lequel Testament allait nous permettre de mettre aux pieds du mur, le bourreau Sassou. Mais hélas, comment d’ailleurs ceci pouvait être possible dans un Congo où, tout le monde va faire allégeance à Sassou pour leur donner quelques miettes afin de subsister jusqu’à la saison nouvelle ? C’est vraiment dommage. Quant au traître de Kolélas, Hellot Mampouya, il continue allègrement son ascension d’espion et il atteint l’apogée en se faisant nommer Ministre pas pour ses compétences parce qu’il n’en a pas mais pour tous les services rendus.

Fait à Paris le 5 mai 2009.

NB : Mais today, que reste t-il du MCDDI pour lequel Hellot Mampouya est porte espion, un Parti qui incarnait hier beaucoup d’espérance et faisait rêver tout un peuple ? L’imposture, l’opportunisme, la paranoïa, la schizophrénie, la famille, les courtisans véreux, la fanfaronnade, l’immature politique étant passés par là ; il ne reste plus que son propre ombre ainsi que celle de celui qui incarnait son autorité.

Une fin fatale et brutale : Comme hier l’U.D.D.I.A, même mort annoncée. C’est là un triste sort car les ambitions affichées ne suivent pas les actes des acteurs animateurs du Parti, parce que trop nains politiquement et immatures ! Mais comment voulez-vous que ça soit autrement quand par dépit, on a ramassé tous les chiffonniers de Bacongo, les chauffeurs de Kolélas ceux-la qui me transportaient moi Moudilou à Ouagadougou digne représentant de l’Opposition congolaise au sommet du 34 anniversaire de l’OUA, les malafoutiers, les jardiniers, les charpentiers, les réparateurs des voitures et des vélos pour les mettre à la tête de son Bureau politique. C’est vraiment renversant.

Jean Pierre COT, mon ancien Professeur de Droit à Paris X avait dit : « la politique est une chose trop importante qu’on ne doit pas la confier aux mains de n’importe qui ». C’est ça la vérité. Mais au Congo, on est devenu comme au village des ananas, tout le monde porte une huppe ou comme aux champs de maïs, tout le monde porte une barbe ?

C’est vraiment hallucinant, exténuant, affligeant, consternant et très dommage !

par Maître Tony Gilbert MOUDILOU

Président de l’A.E.D.R.A.
Membre éminent du MCDDI n’en déplaise à Hellot Mampouya et Bouétoubassa.

 

 

                  

                               
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