Le gouvernement congolais s’est dit « surpris » mercredi par la décision de la justice française d’ouvrir une information judiciaire contre trois chefs d’Etat africains, dont le président Denis Sassou Nguesso, accusés de s’être constitués un riche patrimoine immobilier en France avec des fonds publics détournés, a t-on appris .
Dans une déclaration à la presse, mercredi à Brazzaville, le ministre congolais de la communication, porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault, s’est dit « surpris » par la décision de la juge d’instruction Francoise Desset d’ouvrir une information judiciaire sur une affaire qui avait déjà été rejetée par le parquet de Paris. « Le Congo est surpris de la décision de la doyenne des juges d’instruction, qui est contradictoire a celle du parquet de Paris », a dit M. Akoualat, esitmant qu’il s’agit d’un dossier vide.
« De toutes les façons, il n’y a rien de concret dans cette affaire et il n’y aura rien de concret juridiquement », a-t-il conclu.
Depuis mars 2007, Transparency International (TI) France a déposé trois plaintes notamment pour « recels de détournement de fonds publics » contre Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale).
Classées irrecevables dans un premier temps, les plaintes ont été jugées recevables mardi par la juge d’instruction Francoise Desset qui a décidé d’ouvrir une information judiciaire.
Le parquet de Paris, qui avait à deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, classé sans suite les plaintes contre les trois chefs d’Etat africains, dispose de cinq jours pour faire appel de la décision de la juge d’instruction.