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Les rebelles disent progresser vers N'Djamena

Les rebelles tchadiens assurent qu'ils progressent vers leur "objectif final" dans le but de renverser la "dictature" du président tchadien Idriss Deby.

Renverser "la dictature"


Aucune des parties n'a fourni de bilan sur d'éventuelles pertes humaines depuis le lancement de l'offensive rebelle le 4 mai.
La situation sur le terrain inquiète vivement les agences humanitaires, qui craignent que des combats éclatent, les conduisant à réduire leurs activités dans les lieux accueillant une partie des quelque 450.000 réfugiés soudanais, centrafricains et déplacés qu'elles assistent dans l'est du Tchad.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a ainsi interrompu les distributions de nourriture à Goz Amir, et le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a fortement réduit son personnel à Koukou Angarana. Ces localités sont proches Goz Beïda.
L'UFR, qui réunit neuf mouvements rebelles avec pour objectif déclaré de renverser la "dictature" du président tchadien Idriss Deby Itno, avait annoncé mercredi un bref accrochage la veille avec l'armée entre la localité de Tissi et Haraz Mangueigne (est).
Elle affirmait également avoir "mis en déroute" les militaires, promettant de tout faire pour arriver à N'Djamena où les rebelles étaient arrivés en février 2008, manquant de peu de renverser le régime du président Deby.

Humanitaire


N'Djamena avait également annoncé la présence de rebelles en Centrafrique voisine. Une affirmation aussitôt démentie par un militaire centrafricain. Pour l'heure, Bangui se refuse toujours à tout commentaire.
Par ailleurs, des sources diplomatiques ont indiqué mercredi soir que des rebelles étaient entrés à Am-Timan (180 km au sud de Goz Beïda) sans rencontrer de résistance ainsi qu'à Am-Dam (110 km au nord de Goz Beïda).
Les autorités tchadiennes se refusent à commentées ces affirmations.
A lors que le chef de la diplomatie tchadienne Moussa Faki Mahamat a appelé l'ONU et l'Union africaine (UA) à condamner un "acte d'agression manifeste, de grande envergure" qu'il a attribué au Soudan, la communauté internationale manifeste sa préoccupation,.
L'UA et la France ont invité N'Djamena et Khartoum - qui s'accusent de déstabilisation mutuelle par groupes armés interposés - à respecter les accords signés qui jusqu'à présent restent lettre morte.
L'ONU invite "toutes les parties à respecter le caractère humanitaire des opérations de l'ONU et des ONG dans l'est du Tchad et à s'abstenir de déployer des forces dans des zones où des opérations humanitaires sont sous la protection de la Minurcat", sa mission déployée au Tchad et en Centrafrique.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Les rebelles tchadiens, venus du Soudan voisin, affirment, jeudi 7 mai, poursuivre leur progression vers leur "objectif final" N'Djamena. Cette situation laisse présager des combats qui ont conduit des agences humanitaires à réduire leurs activités dans l'est du Tchad.
"Nos forces progressent (...). Jusqu'ici, tout marche bien, selon nos stratégies", a affirmé un responsable de l'Union des forces de la résistance (UFR, alliance des rebelles tchadiens) dans un message électronique à l'AFP à Libreville.
"La seule fois où il y a eu combat au sol, c'était (mardi) vers Haraz Mangueigne", au sud de Goz Beïda, sans déplorer de mort", a-t-il ajouté.
Le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a assuré mercredi que l'aviation tchadienne avait bombardé les rebelles et qu'il n'y avait pas eu de combat au sol. "Toutes les dispositions sont prises pour qu'ils n'avancent pas dans un sens ou dans un autre", avait-il précisé.
 
Combats dans l'est du Tchad: 247 morts en deux jours, d'après N'Djamena
Les dans l'est du Tchad entre les forces gouvernementales et les troupes rebelles venues du Soudan ont fait 247 morts jeudi et vendredi, dont 225 parmi les insurgés, a annoncé le porte-parole du gouvernement tchadien, évoquant un bilan "toujours provisoire".

"225 morts, 127 véhicules récupérés, 93 véhicules détruits" ont été dénombrés, a déclaré lors d'un bref point de presse Mahamat Hissène, également ministre de la Communication.

"Les forces gouvernementales déplorent dans leurs rangs 22 martyrs, 31 blessés. Dix véhicules ont été détruits par les rebelles", a ajouté M. Hissène, ajoutant que l'armée continuait "à traquer les survivants".

L'armée tchadienne a fait "212 prisonniers", a précisé le porte-parole.

Selon lui, il s'agit du "bilan actualisé mais toujours provisoire dans les combats dans l'est du Tchad" engagés depuis jeudi.


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