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[CongoInfos] - Le FPOC a tenu à Brazzaville le jeudi 14 mai 2009 une conférence de presse au siège de l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD). La concertation citoyenne du 14 au 17 avril et la convocation du corps électoral pour l'élection présidentielle le 12 juillet prochain ont été les principaux points abordés lors de cette conférence de presse. Animée par Jean-Paul Bouity, vice président du collège des présidents du Front et président de l'ARD, qu'entouraient Rigobert Ngouolali, Ambroise Hervé Malonga et Bonaventure Mbaya, cette conférence de presse a connu la présence d'Ange Edouard Poungui, candidat de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) à la prochaine élection présidentielle, Raymond Damace Ngollo, président du RDR, ainsi que de plusieurs cadres et militants du Front des partis de l'opposition.
Dans son mot préliminaire, Jean-Paul Bouity a rappelé l'objectif de la concertation politique requise par le Front des partis de l'opposition congolaise, qui, a-t-il dit, tendait à obtenir l'organisation de l'élection présidentielle dans un cadre apaisé. «La concertation citoyenne qui s'est tenue à Brazzaville, du 14 au 17 avril dernier, a-t-il déclaré, est de notre point de vue, un monologue qui a accouché d'une souris».
Le président de la république et son gouvernement dont le seul but affiché est d'assurer sa réelection dès le premier tour à près de70%, ont refusé le dialogue avec les partis d'opposition à même de susciter une alternance crédible au Congo. La réelection de Sassou Nguesso n'est possible qu'après manipulation des opérations de vote afin d'en fausser les resultats.
Il s'est lui même confectionner une opposition. Quel génie créateur ?
Abordant les conclusions de cette concertation Jean-Paul Bouity a critiqué sévèrement le thème de campagne de la majorité présidentielle et de leur candidat : "la nécessité de préserver et de consolider la paix" ; l'irréversibilité de l'option démocratique ; la tenue de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels ; le recours au dialogue ; la nécessité d'impliquer toutes les parties dans la vérification des listes électorales sans mettre en cause les délais constitutionnels de l'organisation de la présidentielle.
Il a déploré le manque de démocratie, l'absence de dialogue, l'inexistance du minimum vital pouvant permettre à un gouvernement de parler de paix, la violation permanente de la constitution alors que cette dernière avait été taillée sur mesure pour convenir au Président Sassou. Comment comprendre a-il dit que les partis d'opposition soient associés dans la vérification des listes électorales alors que le recensement de la population n'est pas fait. Sur quelle base ces listes ont été établies? Les partis d'opposition sont exclus au départ et à la ligne d'arrivée de la course mais on leur demande quand même de participer celà va de leur crédibilité. Quel drôle de crédit?
Concernant l'élection présidentielle, Jean-Paul Bouity estime qu'il faut nécessairement choisir entre, d'une part, une élection présidentielle non transparente, non juste, non équitable en respectant les délais constitutionnels et, d'autre part, une autre, transparente, juste et équitable en se donnant le temps nécessaire pour réunir toutes les conditions garantissant qu'elle ne fera pas l'objet de contestations causes inévitables d'insécurité et d'instabilité. Tout responsable politique soucieux de la paix et respéctueux du peuple congolais et de la démocratie choisirait au nom de l'intéret général la seconde élection.
S'appuyant sur la nécessité d'impliquer toutes les parties dans la vérification des listes électorales, Jean-Paul Bouity a rappelé qu' «aucune vérification de listes électorales ne peut se substituer efficacement à un recensement administratif spécial en vue de déterminer un corps électoral fiable».
S'agissant de la consolidation de la paix, Jean-Paul Bouity, pense que le Président de la République n'a pas le monopole de la préservation et de la consolidation de la paix. Le président Denis Sassou Nguesso était, est et sera à l'origine de ces violences dans son profond sommeil.
L'irréversibilité de l'option démocratique, selon lui, a été une responsabilité du peuple congolais lors de la Conférence Nationale Souveraine ; malheureusement, a-t-il affirmé, le pouvoir en place ne cesse de dénoncer ses conclusions.
Pour conclure il a déclaré : «Si le pouvoir persiste à refuser de dissoudre la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) actuelle et à annuler les listes électorales issues de la prétendue révision des listes il n'y aura d'élection pour personne».
Même son de cloche à Paris où une forte délégation du FPOC s'est rendue pour expliquer la position et la détermination du Front.
Si nous conciderons que pour Denis Sassou Nguesso, c'est l'ultime occasion de briguer officiellement un second mandat qui lui est a portée de mains car il semble avoir fait le plus dur en muselant l'opposition durant sept ans, lachera t-il à la dernière minute ? Un Général ça ne capitule pas, ça lutte ou ça se donne la mort pour l'honneur.
Denis Sassou Nguesso officialisera sa candidature au retour de sa tournée dans le nord du pays, il dira avoir entendu l'appel de ses concitoyens après reflexion et hésitation et ce malgré ses douleurs familiales (entendez par là le décès de sa fille), Il se présentera en candidat du rassemblement, pour préserver et consolider la paix que certains hommes politiques peu véreux pourraient mettre en cause. Il dira sa volonté de moderniser le pays, de poursuivre les effots de ces sept dernières années, de consolider la démocratie. Il dira vouloir terminer les projets qu'il a commencé afin qu'il entre dans l'histoire comme le président batisseur, l'homme des grands ouvrages.
Par Geoffray
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