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Le "oui" l'a emporté massivement au référendum sur une révision constitutionnelle controversée proposant d'allonger le mandat du président fédéral des Comores, selon les résultats provisoires rendus publics par le ministre de la Justice en charge des élections, Mmadi Ali.
Le "oui a recueilli 93,8% des suffrages" contre 6,2% de "non", la participation s'élevant à 52,7 % au référendum organisé dimanche dans l'archipel, a déclaré M. Ali lors d'une conférence de presse lundi soir à Moroni.
"La manière dont ce referendum s'est déroulée démontre que le peuple comorien fait preuve de maturité", a commenté à l'AFP, le président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), Djazila Saendou.
La réforme prévoit d'allonger de 4 à 5 ans le mandat du président fédéral et de réduire les pouvoirs des présidents des trois îles pour en faire des gouverneurs.
Le mandat du président de l'Union est actuellement de quatre ans. En l'état, la présidence de l'Union doit revenir en 2010 à Mohéli au terme du mandat d'Ahmed Abdallah Sambi, un Anjouanais, islamiste modéré, qui avait succédé au Grand-Comorien Azali Assoumani en 2006.
En outre, la révision donne au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée de l'Union et propose d'ériger l'islam en religion d'Etat.
Petit archipel de l'océan Indien islamisé depuis le XIIe siècle et ancienne "République fédérale islamique", les Comores sont réputées pour pratiquer un islam tolérant. Sur les 630.000 habitants, 98% sont musulmans.
L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles, dotées chacune de leurs propres institutions, et l'Etat fédéral.
Ce pays très pauvre est l'une des régions les plus instables du continent africain. Depuis son indépendance de la France en 1975, l'archipel a enregistré 19 coups d'Etat ou tentatives de coup.
AFP