La nouvelle tarification des appels téléphoniques internationaux vers le Congo fixée à 131 francs CFA la minute permettra au pays d’engranger des recettes parafiscales supplémentaires de 8 milliards de francs CFA chaque année. Dans le cadre de la maîtrise du trafic des appels entrants, le ministre des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies, Thierry Moungalla a effectué le 22 mai à Brazzaville une visite des installations techniques des administrations et opérateurs sous tutelle.
M. Moungalla a voulu, à travers cette tournée, s’assurer de l’état d’avancement de l’installation des équipements techniques devant permettre à l’administration ainsi qu’aux opérateurs de savoir le nombre de minutes venant de l’étranger vers le Congo, et déterminer l’application de l’arrêté signé conjointement par les ministres de l’économie, des finances et du budget et des postes et télécommunications qui fixe la minute de l’appel international entrant à 131 francs CFA. .
«L’Etat n’avait pas les équipements nécessaires pour évaluer le nombre de minutes qui entraient. Cela générait deux choses : un manque à gagner financier pour les opérateurs et l’Etat mais aussi et surtout une fraude. C’est-à-dire que les opérateurs qui n’étaient pas autorités à faire le trafic international entrant vers notre pays utilisaient des mécanismes frauduleux pour faire du profit illicite», a déclaré M. Moungalla.
Le Congo qui, jusqu’ici, ne gagnait rien du trafic des appels internationaux vers son territoire a fait appel à l’expertise d’un partenaire technique Global Voice group (GVG), société compétente en matière d’installation des équipements nécessaires au contrôle du trafic téléphonique international.
Le nombre de minutes entrantes vers le Congo étant évalué à environ 20 millions par mois, l’application correcte par tous les opérateurs de ce mécanisme va permettre à l’Etat de gagner des ressources importantes chaque année. Cette mesure permettra également de générer des ressources pour améliorer le secteur des télécommunications.
Le ministre des télécommunications a demandé aux services compétents de réfléchir sur la possibilité de création d’un fonds de développement des télécommunications dans le pays qui servira pour financer la formation, l’équipement et les infrastructures en matière de télécommunications, et favoriser le redressement de l’opérateur historique, la Société des télécommunications du Congo (SOTELCO).
M. Moungalla a indiqué que l'arrêté ministériel conjoint était, la loi et le droit positif applicable par un opérateur sérieux. Il a souligné que les sociétés étrangères faisant du trafic téléphonique entrant vers le Congo, avaient déjà accepté le nouveau tarif fixé par le Congo.
La direction générale de l’administration centrale des postes et télécommunications (DGACPT) et les opérateurs privés MTN et Zain disposent déjà des équipements techniques de contrôle. La procédure est cependant en cours chez d’autres opérateurs à l’instar de Warid-Congo et SOTELCO.
«J’invite les opérateurs qui ne sont pas encore à jour à installer de manière urgente, les installations de contrôle pour qu'au 1er juin le processus puisse démarrer», a fait savoir M. Moungalla.
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