Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Le secrétaire général du parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir ), Faustin Boukoubi, abondant dans le même sens à appelé les Gabonais à demeurer vigilants et solidaires « face aux manœuvres d’intoxication et de déstabilisation », organisées par les détracteurs de la République à des fins inavouées. « Il seraient plutôt ravis de voir nos femmes et nos enfants déambuler sur les routes avec des baluchons sur la tête comme ailleurs et finalement donner du travail à leurs ONG humanitaires », a déclaré Faustin Boukoubi, accusant subtilement certains milieux occidentaux de vouloir créer une insurrection populaire au Gabon.
L’opposition appelle au respect des institutions
Le président de l’union du peuple gabonais (UPG, opposition), Pierre Mamboudou, concédant vendredi l’inexistence de vacance de la présidence de la République, et appelant les membres du gouvernement à travailler davantage, a pour sa part, invité ceux qui s’agitent sur la question de la succession d’Omar Bongo Ondimba, d’arrêter d’échafauder des stratagèmes inutiles. « Il n’est pas question d’hérédité ni de changement de mode de désignation du président de la République », a déclaré Pierre Mamboundou. Le président de l’union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), Zacharie Myboto, dans son intervention, semble également privilégier la voie légale. « Nous disons et confirmons que le Gabon est un Etat de droit », a-t-il déclaré, rappelant la nécessité de respecter la loi établie.
Depuis qu’Omar Bongo Ondimba a annoncé, il y a bientôt 3 semaines, la suspension de ses activités pour cause de veuvage et se reposer après le décès de sa jeune épouse, beaucoup de rumeurs circulent sur sa succession. Le doyen des chefs d’Etat d’Afrique, à 74 ans, n’est pas encore à la fin de son mandat. Le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, assure la gestion des grands dossiers de l’Etat pendant son absence. Mais les déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, qui affirmait jeudi que le président gabonais allait « très mal » alimentent inquiétudes et spéculations à Libreville qui tourne au ralenti depuis trois semaines.