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La conel sera composée de 7 représentants du pouvoir et d'un représentant de l'opposition, reste une place à pourvoir, celle de l'opposition



[CONGOINFOS] - Élection présidentielle de 2009 : Raymond Zéphirin Mboulou appelle les formations politiques retardataires à fournir les listes de leurs représentants dans la commission d'organisation

Le ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, a invité le 22 mai dernier à Brazzaville les formations politiques et organisations de la société civile retardataires à apporter les listes de leurs représentants dans les structures d'organisation de l'élection présidentielle, dont le premier tour est fixé au 12 juillet prochain.

Conformément aux conclusions de la concertation citoyenne organisée le mois dernier entre les acteurs politiques nationaux, la société civile et le gouvernement, l'État devrait revoir la composition de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel) dans toutes ses composantes.

Cette prescription a été formalisée avec la publication le 18 mai dernier par le chef de l'État, Denis Sassou N'Guesso, d'un décret modifiant et complétant le décret du 20 décembre 2001 fixant l'organisation et le fonctionnement de la Conel, ainsi que les modalités de désignation de ses membres.

En s'adressant aux représentants des formations politiques et de la société civile, le ministre en charge des élections a voulu « demander de manière solennelle que ceux-ci apportent au plus tard mardi matin les listes complètes de leurs représentants dans toutes les composantes de la Conel que sont la coordination, le comité technique et le comité de suivi et de contrôle ».

Il a par ailleurs rappelé aux partisans de l'opposition politique qu'un poste vacant, à elle réservé, reste à pourvoir au niveau de la coordination de la commission (1 sur combien ?).

« Nous reprenons tout le travail à zéro parce qu'il nous faut publier un nouveau texte, a-t-il déclaré. Même si d'anciens membres peuvent être reconduits, cela dépendra de vous, partis politiques et société civile. Mais, nous attendons également de vous les noms de vos représentants qui vont faire partie des commissions départementales et locales. Notre souhait est que soient choisis à cet effet des cadres résidant dans les départements et localités concernés afin de limiter les charges. »

Aux termes du décret de modification cité, le comité technique, dont la mission est d'organiser les différents scrutins et d'en centraliser et traiter les résultats, est composé de représentants de la majorité, de l'opposition, des autres partis politiques (du centre notamment), des organisations de la société civile dont l'objet est en rapport avec les élections, des cadres et agents du ministère en charge des élections. Il est placé sous l'autorité de la coordination.

Selon la nouvelle formulation, le bureau du comité technique est composé d'un président représentant l'État (1 pro Sassou), sept vice-présidents dont trois représentent l'administration électorale (3 pro Sassou) et les quatre autres représentant respectivement les partis de la majorité (1 pro Sassou), ceux de l'opposition (1 opposant), ceux du centre (1 pro Sassou), puis la société civile (1 pro Sassou).

Au final si on fait le compte, la commission technique sera composée  de (7 représentants du pouvoir en place et 1 membre de l'opposition. Les votes seront très équilibrés au sein de cette commission).

Un rapporteur est choisi parmi les personnalités jouissant d'une notoriété publique et un trésorier représente également l'État.

Quant au comité de suivi et de contrôle des élections, son bureau compte, outre un président représentant l'État, quatre vice-présidents relevant des quatre sensibilités déjà évoquées, puis le rapporteur et le trésorier sont choisis selon les mêmes critères que leurs homologues du comité technique. 

Où est la parité dans ces commissions entre opposition et pouvoir ?

Pourquoi pas la participation dans ces commissions des représentants d'institutions internationales ?

Si Ange Edouard Poungui et Mathias Dzon se nourrissent d'envie  à tout prix d'aller à cette élection,  avec une conel à 7 sur 1, c'est parce qu'ils trouveront leur compte.

Ce scrutin est bon, voir très bon pour se mettre plein les poches, mais pas pour défendre la démocratie, ni pour lutter contre le système.

Si certains partis membres du FPOC présentent malgré tout leurs candidats, à cette élection avec cette loi électorale, ils devront être exclus du FPOC.

Si l'un de ces candidats l'emportait, ils devront composer avec Sassou pour diriger.

S'ils perdent, ils devront aller au bout de leur logique c'est à dire former un gouvernement d'union nationale avec Sassou.

Il sera inconcevable que ces partis rejoignent le mouvement des contestataires alors qu'ils auraient légitimé une élection biaisée.

C'est peut être "le moment" pour certains candidats atteints par la limite de l'âge, mais la cause qu'ils défendent est noble et est au delàs des ambitions personnelles. Nous osons espérer qu'ils sont conscients de celà.

Joseph Bafoua Nsoni

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