Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Espace d'échange de la diaspora congolaise.

Publicité

Et si on comparait la gestion du Congo, régimes par régimes ?

L’histoire est un miroir où les peuples se mirent. Et se dévoilent. Chaque peuple a la sienne qui change avec le temps. Une Histoire de l’histoire compléterait celle des mentalités. Aujourd’hui, pour les mutants que nous sommes, passagers d’un temps de fracture, le révisionnisme, le triturage, la mise à sac de l’Histoire passée déchirent une chrysalide, celle d’un certain patrimoine.

Ce qui choque aujourd’hui, c’est la fraîcheur de l’ignorance et le goût candide de la table rase. Une appropriation ludique, voire infantile de l’Histoire qui rompt avec une tradition éprise de vérité plus ou moins factuelle, archivées et vérifiées. Dans les ruines d’une chronologie défunte, une mémoire affective, émotive, confisque l’Histoire pour l’asservir à ses caprices.
Ce qui se passe dans notre pays est à peine saisissable. C’est comme si, il ne passait pas rien, c’est comme si les gens ne meurent pas méprisamment. Comme si c’est normal qu’à l’hôpital, le médicament puisse manquer. Que c’est normal qu’un pays comme notre pays producteur de bois puisse manquer des tables bancs. Que même l’eau puisse manquer et le pouvoir trouve cela normal. Moi j’hallucine, je ne comprends pas que les congolais regardent comme ça.


L’INDÉPENDANCE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO (LA PREMIÈRE RÉPUBLIQUE.)

(LE POUVOIR DU PRÉSIDENT ABBÉ FULBERT YOULOU : 15 Août 1960-15 Août 1963).


BUGDETS :
- 1960 3.000.000.000 Frs
- 1961 5.989.381.000 Frs
- 1962 7.282.000.000 Frs
- 1963 8.573.832.000 Frs

L’Abbé Fulbert YOULOU.

Né le 9 juin 1917 dans une famille paysanne à Moumbonolo (Brazzaville) à une dizaine de kilomètres. Région du Pool.
Il est admis au Petit Séminaire de Brazzaville, puis au grand Séminaire de Yaoundé (Cameroun) Il est ordonné Prêtre en 1946. Il devient professeur de latin au Collège Chaminade de Brazzaville en 1952 et se consacre pendant 9 ans à son sacerdoce.
À la fin de 1955 une poignée des ressortissants de sa région le (Pool) des Notables Lari lui demande de se présenter aux élections de l’assemblée nationale Française. Il accepte, mais il est battu.
À nouveau, il est poussé par les siens, il devient le 18 novembre 958 Maire de Brazzaville, le premier congolais. Il crée l’U.D.D.I.A. en 1957 et est élu membre de l’assemblée Territoriale du Moyen Congo et devient Ministre de l’Agriculture.
Après la naissance de la Communauté, son Parti mènera la campagne pour le « oui » et le 28 novembre 1958 date à laquelle le Congo devient République, il devient à la suite d’une élection chef du Gouvernement. Et le 15 août 1960, le Congo devenu indépendant, l’Abbé Fulbert Youlou avec, il est le premier chef du Congo, Président de la République.
Matswanisme, Youlou l’est car quand dans les années 60, sévit la grande tourmente du Mouvement Matswaniste, quand ceux-ci sont relayés dans le Nord du pays ; d’aucuns pouvaient interpréter ce geste comme une punition. Mais non ; c’est pour mieux protéger ses parents, qui aux yeux du blanc, paraissait intolérable.

Avec la réconciliation qui vient de se faire avec son frère Jacques Opangault, il lui propose d’envoyer ses frères devenus encombrants dans le nord du pays où ils sont à l’abri. Loin des yeux du blanc qui est toujours là entrain de fouiner et mettre son nez partout. C’est normal, c’est lui qui a l’argent.

Je fus témoin de la barbarie qui fut pratiqué contre les membres de ce mouvement. Un ami à mon père, Tata Maléza à Kimbéti (Terre Nkéléké Moussoungou), faisait partie de ce mouvement, et nous les voyions comment ils étaient comme parqués, subissant les sévices les plus ignobles (boire le pipi, manger le kaka, faire l’amour en public)
Ces gens, appelés « corbeaux » ont été incompris et par le gouvernement d’alors et notre société. Et il est temps de les réhabiliter. Soutenu par les milieux politiques et financiers Français, l’Abbé Fulbert Youlou, est par ce lieu, l’otage de ces messieurs sans âme. Son programme politique est caractérisé sur le plan extérieur par une opposition absolue au communisme et un alignement inconditionnel à l’occident en général et à la France en particulier. L’instauration du libéralisme économique étant au centre de sa politique de développement intérieur. Au niveau Africain, le régime Youlou a fait preuve d’un soutien total aux forces réactionnaires qui étaient à la tête au Congo Kinshasa (Zaïre) et de la part de qui, il recevait de l’hospitalité et de l’aide.
La politique économique de son Parti (l’U.D.D.I.A.) exécutée par son gouvernement de nature anti-révolutionnaire, était entièrement contrôlée par le monde capitaliste étranger. La gabegie du pouvoir, la dilapidation des fonds publics sont notoires, elles atteignent rapidement une ampleur et une incongruité telles qu’elles ne peuvent manquer d’impressionner vivement le peuple et les organisations syndicales.

Rappelant que l’Abbé Fulbert Youlou a fait son apparition sur la scène politique Congolaise à l’occasion des élections qu’il perdit d’ailleurs et sous l’appui de sa région qu’il triompha. C’est en s’appuyant sur sa tribu que Fulbert Youlou a su s’implanter très vite dans sa région d’origine qui s’étend jusqu'à Brazzaville. Pour ce faire une large dimension dépassant les limites de la région du Pool, car le Président Youlou s’entoure des personnalités autres que celles de sa région. Son régime milite surtout en faveur du maintien des rapports privilégiés avec la « mère patrie » ( la France) L’organisation pratique de l’U.D.D.I.A., parti majoritaire congolais, ainsi que l’encadrement politique et idéologique de ses militants étaient confiés aux Français. Ainsi toute la politique du régime Youlou, laquelle politique était définie et dictée par Paris, était Français en particulier

Cette politique menée de l’extérieur devait avoir pour conséquence logique le détournement des fonds publics et une détérioration progressive de la situation socio-économique du pays. Sur le plan purement politique, la période de janvier 1956 au 15 août 1963 sera marquée par la personne de l’Abbé Fulbert Youlou qui avait son entrée sur la scène politique par les législatures du 2 janvier 1956, au Palais Bourbon.
Le comportement du Président Youlou et la pratique de corruption instaurée pendant son régime coûtèrent cher au peuple Congolais notamment pendant des deux événements du 29 novembre 1958 et du 14 février 1959, ayant eu lieu respectivement à Pointe-Noire et à Brazzaville, ont été les conséquences logiques de la politique du premier régime Congolais.
Le reproche que l’on peut faire au Président Fulbert Youlou et à son régime entre autre la volonté de vouloir instaurer un Parti unique relevant de la violation de la Constitution. Le Président avait instauré un régime caractérisé par un autoritarisme sans égal. Toutes les organisations d’opposition, et surtout celles ayant des tendances marxistes étaient sérieusement réprimées. On va assister à des arrestations arbitraires. Les agents de l’Etat et les officiers de la jeune Armée nationale, suspectés, vont être éloignés de leur champ d’action. Pour mettre un barrage à toute activité subversive, le dispositif policier va être renforcé.

Les populations, surtout des régions urbaines qui attendaient beaucoup de l’indépendance politique du pays, vont être frustrées et déçues. En effet, le chômage et la détérioration du pouvoir d’achat des quelques rares travailleurs vont être les caractéristiques du régimes du régime. Dans la mesure où les fonds publics sont confondus aux salaires des Ministres et des Hauts responsables. Il en découle une mauvaise gestion et, partout, une détérioration de la situation sociale et un écart de langage très arrogant et très embarrassant du genre : « je suis vilain mais l’argent me rend beau » ainsi parlait Prospère Gandzion, Ministre de l’Education nationale. « Vous irez commander là-haut et nous, ici-bas », disait Marcel Ibalico » Président de l’Assemblée. « Vous êtes venus nous accompagner ici-bas » Dominique Nzalakanda, Premier ministre.
Outre la pratique ouverte de la corruption et l’encouragement de la prostitution des jeunes filles Congolaises, les Ministres du Gouvernement de la République ne s’embêtaient pas, les week end de prendre les avions pour aller faire des courses au Tchad, aller acheter de la viande fraîche. Celle vendue dans nos marchés : Poto-Poto, Bacongo, Moungali et Ouénzé n’étant consommable pour eux, parce que trop de mouches y déposent leurs excrément. En aucun moment, ils ne sont sentis chatouiller par la morale ni par l’instinct patriotique.

Nos dirigeants devraient souffrir à l’époque d’un certain complexe car leur arrogance et leur mépris devraient cacher quelque chose. Ils se livraient à des dépenses que même la morale permissive ne pourrait tolérer.
« A force de marcher avec des chaussures serrées, ne se blesse t-on pas ? dit un adage de chez nous.
- Devant l’irresponsabilité des dirigeants d’alors,
- Devant les agissements des Ministres qui commençaient à confondre les budgets de leur ministère à leurs propres comptes, devant les abus répétés, où l’Etat commençait à plus exister,
- Devant l’aggravation et la dégradation des conditions de vie des larges masses populaires ;
- Devant les dilapidations des ressources de l’Etat, les organisations de masses ne pouvaient demeurer indifférentes et passives : d’où l’intervention des syndicats et des jeunes sur la scène politique Congolaise où l’on sentait que le serment des responsables était trahi, le peuple souverain, abusé.

Le rapprochement assez surprenant entre la Guinée révolutionnaire du bouillant personnage, l’homme du grand « non » à Charles De Gaulle, et notre pays, le Congo sera un événement accueilli avec beaucoup de circonspection. Qu’est ce qui se passe derrière la tête de notre Abbé Youlou, anticommuniste ?
Que cache ce rapprochement ? Malheureusement il sera un coup fatal pour lui et son régime. Le voyage officiel que le Président Congolais effectue en Guinée « rouge », au cours duquel son attention avait été retenue, notamment par les structures organisationnelles du Parti progressiste Guinéen, va renforcer l’idée qu’il ruminait depuis longtemps, celle d’octroyer ou de doter notre pays d’un Parti unique.

En effet, de retour de ce pays, l’idée de Parti unique fait son grand chemin, grandit dans toutes les têtes des membres du gouvernement.
Dans une Conférence de presse monsieur Isaac Ibouanga, Ministre de l’Information, tenue le 12 avril 1963, déclare : « le Parti unique reflète la stabilité sociale. Nous devrons y parvenir » Monsieur Marcel Ibalico, Président de l’Assemblée nationale, à l’ouverture de la Session extraordinaire, convoquée pour la circonstance, déclarait dans son discours introductif : « concevoir un grand Parti de rassemblement s’élevant au-dessus des contingences tribales et ethniques, voilà notre objectif à attendre » Il poursuit sa déclaration en ajoutant : Messieurs, le philosophe Alain disait : « Tout pouvoir est triste. En cette place on n’est pas aimé, on ne peut l’être. Oui, une vague de tristesse m’envahit quand le pense à ces concitoyens qui, ne comprenant pas notre ligne de conduite, ne cessent de nous critiquer aisément. Ceux-là s’imaginent que l’indépendance du pouvoir législatif se caractérise par une opposition systématique au pouvoir exécutif. L’ampleur des prérogatives du Parlement est-elle faite pour compromettre, pour paralyser et pour rendre incohérent le travail gouvernemental ? Nous ne le croyons pas. Notre conception de la vie parlementaire est toute autre. Nous réalisons que l’élément important pour la formation d’une Nation est le vouloir vivre collectif »

A l’ouverture de cette Session extraordinaire, le Président de la République, l’Abbé Fulbert Youlou déclarait entre autres dans son discours de l’ouverture : « Cette unité s’imposera à tous les citoyens comme un bien être suprême » Monsieur Mambéké Boucher, Député du M.S.A. déclarait le 13 avril de la même année : « Notre union, notre cohésion sont maintenant plus que jamais nécessaires. » Monsieur Gérard Nkoumbou, Député de l’U.D.D.I.A., déclarait à cette même circonstance le 13 avril 1963 : « ceux qui comptent sur la dissension, la mésentente pour pêcher en eau trouble, n’auront pas de place pour du gros poisson, il n’y a de la place que pour l’œuvre grandiose qui nous attend tous : l’unité »

Pour lire le texte intégral, cliquez sur le lien :


Et si on comparait la gestion du Congo, régimes par régimes ?
(fichier Word)

Et si on comparait la gestion du Congo, régimes par régimes ?
(fichier PDF)
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
LE MCDDI ;(KOLELAS, FILS KOLELA,ELLOT MAMPOUYA ET FAMILLE) ont decidé de voter pour sassou c'est leurs droit mais il oubli que les militants du mcddi ne mangent pas chez eux et ne dorment pas chez eux. NDALLA G. disait si un bandit de grand chemin te demande ta bourse donne la lui si non il pendra et ta vie et ta bourse. si kolelas ne le fait pas il risque de passer des mauvais 1/4 d'heure en perdant les avantages suivant;garde,billet de voyage pour toute la famille,4x4 gratuit,poste ministeriel,ration mensuelle mais pas le logement car eux les hommes politque il se font payer tout ce qui a etait casser pendant la guerre d'ou l'achat de sa residence du centreville.pendant des famille ont toujour perdu tous luers biens) ce qui est vrai ,le peuple ne les suivra pas cette consigne a ete donner a leurs familles. puis que la politique de sassou fait sont effet cette prise de decision n'est que normal(car sassou ne donne pas que ces fille pour conserver sa suprematie politique mais aussi des hommes d'ou le raport suspecter entre;LA FILLE KOLELAS dont nous taisons le nom et le conseiller special de sassou OKEMBA DOMINIQUE. le cas echeant il y va lui meme d'ou ces rapports avec Mme DAMBESSE,Mme MOUNDELE NGOLO,CELESTINE KOUAKOUA,la fille de son directeur de cabinet AYESSA pire encor la fille D'ANTOINETTE SASSOU sans compter ces BELLES SOEURS ZAIROISE ( a suivre)
Répondre
C
Maître, Ces maux sont connus et vécus. Et pourtant, tout le monde brille par la complaisance. Vous y compris. Allez savoir !
Répondre
L
À QUOI RIME CE GROS DISCOURS IRRATINNEL. LES NOIRS QUE NOUS SOMMES AIMONS PROCLAMER NOTRE NÉGRITUDE. MÊME LE TIGRE EST PLUS PRATIQUE QUE LES NOIRS. EN EFFET, SELON WOLE SOYINKA, LE TIGRE NE PROCLAME PAS SA TIGRITUDE. IL TUE SA PROIE ET LA DEVORE. NOUS DEVONS DONC ALLER DROIT AU BUT AU LIEU DE S'APESANTIR SUR DES VETILLES. LE SOIT-DISANT MAÎTRE TONY GILBERT MOUDILOU ET SON PUPILLE, OU MIEUX SON FILS SPIRITUEL LE POOL QUI NE LACHE PAS SONT DES GRANDS VETILLEUX. LE MAÎTRE-PÊCHEUR EST PASSÉ EXPERT DANS L'ART DE NOUS PONDRE DES TITRES SANS RAPPORT AVEC LE CONTENU. S'INSPIRE-T-IL DES ARTISTES CACOPHONIQUES DE LA RDCONGO QUI ONT LA FÂCHEUSE HABITUDE D'IMAGINER DES TITRES POMPEUX SANS RELATION AUCUNE AVEC LEURS CHANSONS? VOTRE VERBOSITÉ ME PARAÎT TROP BARBANTE. POURQUOI CET EXERCICE DE COMPARER DES REGIMES QUI ONT DIRIGÉ LE CONGO? À QUOI RIME TOUT CA? OÙ VEUX-TU EN VENIR? EN QUOI CE DISCOURS INCONSÉQUENT NOUS AVANCE-T-IL? S'IL TE PLAÎT MON CHER MAÎTRE-CHIEN, ÉPARGNE-NOUS POUR UNE FOIS TES FARIBOLES.
Répondre
L
LEDZA LENUA. arrete de boire arrete de fumer je sais que la guerre a laissé des sequelles dans vos tetes mais il n'est pas trop tard pour ce faire soigner. je ne serais jamais le fils spirituel de qui que ce soit mais si tu pense que je le suis pour Maitre Gilbert MOUDILOU alors tant mieux j'aurais prefere l'etre pour se Mr qui n'a jamais voler,tuer,piller les pauvres populations ,que de l'etre pour sassou ton president qui est le plus grand criminel du congo car a son actif il doit avoir dans sa conscience la mort des milliers des congolais et voila un hommes qui fait ta vie en te payant pour venir contredire tout ce qui est dit de vrai sur ce site. ton espionnage et ta mission ne me faira pas changer d'idee. puisse que ton president en 100/4 annees a bien gerer le pays pourquoi es tu contre la comparaison de gestion de tous ces regimes qui ont gere ce pauvre pays. la seule arme en ta possession c'est l'injure c'es normal pour une personne nee d'une famille sans education qui est incapable de defendre une these. je te confirme aujourd'huit que malgre tout ce que tu peux dire je suis du pool j'aime mon pool meme vider de ces habitants par vous je le defendrais jusqu'a ma derniere energie et pour tout L'OR du monde jamais je ne la trahirais en votant sassou donc tu perd ton temps.
Répondre
P
Félicitation Tony, Il n'y a pas de métaphysique qui tienne, les chiffres parlent d'eux même et ce Congo là est le meilleur Congo. Nous exigeons un retour et/ou recours à ces valeurs identitaires d'antant. Pour ceux des congolais qui n'ont jamais suivi Massamba-Débat... en image: http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?full=Massamba+Debat%2C+Alphonse&action=ft&x=18&y=3
Répondre