Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Dans un courrier adressé à la médiation internationale, M. Ratsiraka juge que "les conditions ne sont pas du tout réunies pour un dialogue serein, honnête et constructif" à Madagascar, a expliqué samedi à l'AFP M. Andrianarisoa.
Didier Ratsiraka demande notamment l'annulation "au préalable" de "toutes les poursuites, décisions, condamnations judiciaires et/ou administratives" visant ses partisans.
Les discussions ont été suspendues vendredi soir par la médiation internationale à la suite d'un projet d'accord sur des "principes" de sortie de crise que les délégations des quatre mouvances participant aux négociations n'ont pas signé.
La date de reprise des pourparlers n'a pas été communiquée.
Ce projet d'accord prévoit notamment la possibilité pour tous les ex-chefs d'Etat de se présenter à une présidentielle.
Auparavant, le président de la transition Andry Rajoelina avait proposé qu'aucun ancien chef de l'Etat de participe à un tel scrutin, excluant une candidature du président évincé Marc Ravalomanana, qui se considère toujours comme le président légitime.
Le régime de transition a lancé un mandat d'arrêt contre M. Ravalomanana, exilé depuis la prise du pouvoir par M. Rajoelina avec le soutien de l'armée le 17 mars.
Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son accession à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina.
Au moins cent Malgaches ont été tués pendant les trois mois de crise, dont 28 froidement abattus par la garde présidentielle le 7 février.
AFP