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pour Pascal Tsaty Mabiala, l'unité de l'Upads ne peut se réaliser en dehors des instances du congrès de décembre 2006.
L'unité du parti et le congrès qui s'ouvre le 28 mai à Brazzaville au sein de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) ont fait l'objet d'une conférence de presse animée par Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l'Upads fond blanc, le 26 mai dernier à son siège de Brazzaville.
Dans son mot liminaire, Pascal Tsaty Mabiala a situé le contexte dans lequel s'est tenu le congrès de 2006. Selon lui, ses assises étaient assorties de l'approbation et de l'acte du président fondateur. Ce congrès, a-t-il dit, faisait suite à celui qui eut lieu en 1995 pendant que l'Upads assumait les plus hautes responsabilités du pays, et fut la réponse adéquate à la situation qui prévalait à l'intérieur d'un parti menacé d'éclatement et de disparition après tant d'années d'hibernation. Au plan politique, a-t-il précisé, ce congrès qui avait vocation à réunir toutes les tendances du parti et à élire une direction unique avait donné les chances à tous les militants d'y être portés et créé les conditions d'une réconciliation au sein de l'organisation.
S'appuyant sur les preuves de l'élargissement de la base et de rassemblement de toutes les forces politiques autour de l'idéal du parti et son fondateur, Pascal Lissouba, le conférencier a cité l'entrée dans les instances de l'Upads de quelques personnalités et leurs partis politiques, notamment Alphonse Souchlaty Poaty, Jean Itadi et Ange Édouard Poungui. « Alors que tout allait vers le renforcement de l'unité dans l'ouverture pour tenir compte de l'évolution de la base sociale du parti, a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, il apparut une dissidence dirigée par l'ancien secrétaire général du parti, monsieur Christophe Moukouéké sitôt rentré d'exil. » Pour le secrétaire général de l'Upads fond blanc, cette dissidence paraît déstabilisatrice. Ainsi, l'orateur pense que le silence du pouvoir sur la question fait place à une complaisance qui pourrait bien cacher une complicité.
Concernant le congrès convoqué pour le 27 mai par l'Upads fond jaune, aile Moukouéké, sous le signe de l'unification du parti, le secrétaire général de l'aile fond blanc pense que : « l'unité au sein du parti ne peut se réaliser en dehors des instances issues du congrès de décembre 2006 qui incarnent la réalité du parti dans la grande majorité de sa base ».
En outre, Pascal Tsaty Mabiala a souligné que la tendance dissidente n'avait ni les moyens ni la légitimité d'engager une telle opération. Et le congrès qualifié de réunification n'est qu'une tromperie, car ils ne le font pas pour l'Upads, mais pour eux-mêmes et leur opposition, a-t-il renchéri. Le financement de ce congrès reste douteux quant à l'origine des fonds.
Signalons que trois courants politiques traversent présentement l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), à savoir : le courant de l'Upads fond jaune, sous l'égide de Christophe Moukouéké, Paulin Makita et Arsène Tsaty Boungou ; celui de l'Upads fond blanc, de Pascal Tsaty Mabiala ; et le courant Upads-FDR, qu'incarne Martin Mbéri. La tendance fond jaune et celle de l'Upads-FDR semblent s'accorder pour la tenue d'un congrès d'unification du parti à partir du 28 mai, tandis que les partisans de Pascal Tsaty Mabiala, fidèles aux instances issues du congrès de 2006 sont hostiles à cette démarche.