Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Christophe Moukouéké
S’agissant du parti, l’UPADS est aujourd’hui émiettée en divers courants. Mais le temps est venu, dit-on, de cesser avec tous ces désordres. Car ce congrès se veut celui de « la réunification et du renouveau, en vue de la réconciliation et l’unité nationale pour la restauration du parti ». Tout un programme. Ces assises devraient donc incarner le renouveau, donner au parti une nouvelle direction qui devra reconquérir le pouvoir.Comment, s’interrogent-ils, peut-on encore avoir la prétention de vouloir commander un parti lissoubiste quand on se plaît à vilipender le patron de ce même parti ?
Si ses partisans balaient ces critiques d’un revers de main, ses adversaires pensent en revanche qu’il serait impossible de travailler au renouveau avec lui, puisqu’il incarne un passé désastreux. Mais Moukouéké n’en démord pas car, répond-il, il représente la légalité.
Outre Moukouéké, trois autres barons du parti seraient sur les starting blocks. Il s’agit de Victor Tamba Tamba et de Martin Mbéri, deux dinosaures de la politique congolaise que l’on ne présente plus. Puis, Destin Arsène Tsaty Mboungou, un jeune loup qui attend son heure. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si Moukouéké organise le congrès, ce n’est pas pour dérouler le tapis rouge à d’autres, même si ces autres sont de vieux complices de toujours de la JMNR à l’UPADS en passant par le PCT.
Delphin Pikénot