Les villes Brazzaville et Pointe-Noire seront à l’abri des problèmes d’approvisionnement en électricité d'ici 2011. Le Chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso a procédé le 31 mai à Mindouli (département du Pool) au lancement des travaux de construction du poste de transformation de la localité et des lignes haute tension reliant ces deux agglomérations séparées d’environ 510km.
D’un coût estimé à 212,4 milliards de francs CFA, les travaux de réhabilitation du réseau électrique entre Pointe-Noire-Brazzaville dureront deux ans. La société SOGECO et trois autres entreprises sont chargées d’exécuter les travaux. Pourquoi ces travaux n'avaient-ils pas commencé plus tôt ?
«Cet outil de développement devrait servir en énergie électrique pour nos différentes localités», a indiqué le préfet du Pool, Jean Michel Sangha, demandant aux jeunes du département de mettre fin à la culture de destruction des biens.
Endommagé pendant les troubles sociopolitiques que le pays a connus, le transformateur de Mindouli accueille le courant provenant du barrage de Moukoukoulou (département de la Bouenza) dotée d’une puissance de 74 mégawatts.
La réhabilitation du réseau haute tension entre Pointe-Noire et Brazzaville est assortie de la reconstruction, l’extension et la modernisation des postes de transformation. Le projet prévoit l’installation d’un câble de garde avec fibre optique, la réhabilitation des postes de Mbouono et Tsiélampo pour Brazzaville ; de Mindouli ; de Loudima ; de Mongo Kamba I et II et la construction d’un poste dans la zone industrielle pour Pointe-Noire.
Au terme des travaux, le poste de Mindouli alimentera les localités comme Kinkala, Boko, Kindamba, Louingui, Mayama. A partir du poste de Loudima seront alimentées les localités de Kibangou, Mvouti, Makabana et Mossendjo via Dolisie (département du Niari). Le poste de Brazzaville assurera la desserte de Linzolo, Mbandza-Ndounga, Odiba et Ignié alors que celui de Pointe-Noire desservira Hinda, Tchamba-Nzassi et Madingo-Kayes.
Les lignes très haute tension Loudima-Mindouli (150km) et Mindouli-Brazzaville (105km) seront dotées d'une capacité de faire transiter quelque 300 mégawatts, soit 4 fois plus la consommation actuelle de Brazzaville.
Le projet mettra un terme aux tracasseries de courant observées à Brazzaville et Pointe-Noire à travers le phénomène des délestages. L’alimentation en électricité sera renforcée au niveau de ces agglomérations grâce non seulement à l’interconnexion des réseaux mais aussi à l’augmentation de la capacité de production qui passera de 150 mégawatts en 2009 à 570 mégawatts en 2011.
Brazzaville aura trois sources d’approvisionnement en énergie notamment le poste de Mbouono recevant le courant du barrage d'Inga en République démocratique du Congo (RDC), celui de Djiri alimenté par le barrage d’Imboulou (avec une capacité de 120 mégawatts) et de Tsiélampo desservi par la centrale de Moukoukoulou. Deux sources d'énergie permettront d’arroser Pointe-Noire à savoir les deux centrales à gaz et la liaison de Mongo Kamba-Loudima, alimentée par le barrage de Moukoukoulou.
Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique Bruno Jean Richard Itoua a déclaré que le projet de réhabilitation des infrastructures de transport d’énergie entre Pointe-Noire et Brazzaville traduisait la volonté des pouvoirs publics de faire en sorte que l’électricité ne soit plus une denrée rare au Congo.
Il a estimé que ce projet permettra à Brazzaville et Pointe-Noire de retrouver les capacités optimales d’alimentation en électricité et de réaliser le projet du boulevard énergétique.
De 2003 à 2009, quelque 800 milliards de francs CFA ont été consacrés à la réhabilitation et au développement des infrastructures d’énergie au Congo, pour quel résultats ?
Le projet réhabilitation des infrastructures de transport d’énergie entre Brazzaville et Pointe-Noire se réalise en partenariat avec la société pétrolière Eni Congo qui vient d’effectuer l’extension de la centrale à gaz de Djeno (département du Kouilou) dont la puissance est passée de 25 à 50 mégawatts. Mais quels sont les besoins réels des ménages et des sociétés pontonégrines ?
Actuellement, cette société est en train de construire la centrale à gaz du Congo d’une puissance de 300 mégawatts. Le directeur général de Eni région Afrique centrale, Roberto Casula a rassuré que tous les équipements étaient déjà commandés en vue de la réalisation du chantier dans les meilleurs délais. Que pouvons nous comprendre dans ce langage codé : nous verons après reélection du Président Denis Sassou Nguesso.