Les souvenirs sont éternels. Un jour du mois de juin, c'était le 05 juin 1997. Ce jour là, le destin des plusieurs congolais à basculer. Le début de la terreur voire l'apocalypse. La misère de tout un peuple causée par une personne sois - disant dormait. Pour cette personne répondant au nom de Sassou Nguesso Mr glucosé, en l'a dérangé lorsqu'il s'apprêtait à faire un dernier câlin à sa femme Antou."Pour la route".
Mais cette histoire n’est qu'une pure farce à la soviéto-congolaise. Comme dit l'historien: «il suffit d'une étincelle pour mettre le feu au poudre". Voila comment Sassou Nguesso « Ali, le chimiste » a endeuillé, appauvri, martyrisé le peuple congolais.
Plusieurs questions me reviennent à l'esprit. Comment comprendre quelques jours avant la date fatidique du 05 juin 1997, Aboya (chien de chasse de Sassou) abat froidement Macoye (un des membres de sécurité de Yombhi) à Owando? Conférer "affaire tipoye". Après son forfait, Aboya fuit à mpila chez Sassou Nguesso. Représentant du Satan sur terre.
Quelques jours plutard, sur la route de Brazzaville, la garde rapprochée de Yombhi est attaquée à Oyo. Cette attaque préparée par Sassou entraina la mort de plusieurs congolais natifs d'Owando.
Le 04 juin 1997, le gouvernement congolais par le biais de Lissouba demande à Sassou de remettre Aboya auprès des autorités afin qu'il soit jugé. Sassou toujours dans sa stratégie des coups d'état, trouve par cette occasion une façon de mettre le Congo à genoux. D’où la nuit du 04 juin 1997, les cobras de Sassou commence à occuper des points sensibles de la zone nord de Brazzaville.
Le o5 juin 1997, le matin un cadavre jonchait par terre entre église protestante et la poste du rond point koulounda. Au même moment, les gendarmes sont attaqués dans les centres d'examens du bac. Puisque les gendarmes étaient réquisitionnés pour la surveillance du baccalauréat. Au lycée de la révolution jouxtant le camp de génie militaire et la résidence de Sassou le glucosé. Ici, plusieurs gendarmes vont être pris en étau, tués, emprisonnés par les cobras de Sassou.
Toujours le même jour, vers 10h, c'est l'ébullition dans la ville. Les coups de canon tonnent de partout. On assiste au premier lancement des obus tirés depuis Makabandilou (zône nord) vers Moukondo-Mouhomi-la base (zône sud). Ces opérations obus étaient coordonnées par un jeune officier mbochis revenant droit de l'URSS dont sa spécialité était les orgues de Staline. Le dit officier très célèbre pendant et après la guerre vivait à ouénzé entre le bureau de poste de koulounda et le bar dancing "inervention rapide". Brèf
Pendant ce temps là, commença la chasse à l'homme dans la zône nord de Brazzaville. Tout ressortissant du sud est chassé de la zône nord de Brazzaville. Sinon, c'est la mort. Les ressortissants du nord travaillant pour Lissouba étaient également pourchasser. Car ils étaient considérer comme des collabos. D’où l'assassinat par les cobras drogués d'un colonel vers marché de l'intendance. Puis l'assassinat de Destin Ebaka.
Vers midi le o5 juin 1997, Ndenguet François, très opérationnel vêtu en complet jean's commençait à distribuer les armes comme les bouts de pains. Il distribuait les armes sans même vérifier l'âge et l'adresse des bénéficiaires. Toutes personnes présentes en ce lieu pouvaient prendre une arme. Pour ndénguet, l'important était de distribuer le maximum des armes possible. Et, surtout accomplir la mission de sa lèse majesté Sassou le glucosé. Cette mission s'appelle aujourd'hui : la nouvelle désespérance.
Ce Ndenguet François comme son patron Sassou répondra un jour devant le tpi. Comme disait Emile Derlin Zinssou ancien premier ministre du Dahomey: «au lieu de distribuer du pain à la population, vous leur distribuer des serpents".
Toujours le 05 juin 1997 vers 13h, c'est l'euphorie, la panique générale, ça tire de gauche à droite. Que de la misère pour les congolais. On assiste ainsi à des écuries comme les cobras le qualifiaient. Écurie Okombi Salissan appelé front 400 à poto-poto (ce sont eux qui tua le célèbre catcheur Délima). Puisque homme de paix, Délima ne voulait pas prendre des armes aux côtés des cobras). Ecurie Nianga mbouala, écurie Adoua blaise...c’est la guerre. Sassou vient de commencer un nouveau coup d'état.
À la fin de la guerre, Chirac président français de l'époque en voyage en Angola (janvier 2008) félicite Sassou pour avoir gagner la guerre contre Pascal Lissouba président élu démocratiquement.
Voila en filigrane comment cette guerre était annoncée. Le 05 juin de chaque année restera une journée sombre pour les congolais.
Welder DITSULA