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Espace d'échange de la diaspora congolaise.

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LE MANQUE D’ETHIQUE ET DE L’AMOUR DU PAYS.

Notre société est au tournant de changements radicaux, sans lesquels, aucun avenir, même à long terme, ne peut être projété. Les populations congolaises sont à la croisée des chemins, dont cet avenir ne dépend que d'elles-mêmes.
Or il n'est aucun peuple qui ne s'est organisé tout seul, spontanément, pour apporter des changements auxquels il aspire, en dehors d'une ou plusieurs organisations structurées, canalisant les forces vives trop éparses qui laissent le monopole de la parole et des moyens materiels et financiers, sans que nos populations leur aient accordé l'autorisation de parler en leurs noms.
Le drame des populations du Congo, est qu'elles soient confrontées à une classe politique usée et corrompue, de toutes les régions, mais qui a encore la capacité nuisible de garder les rênes de ce qu'il en reste de l'Etat, c'est à dire la mangeoire.
En effet, si nous regardons la photographie de ladite classe qui règne depuis des décennies, nous constatons qu'elle est issue du même serail, avec les mêmes objectifs et le même fonctionnement: la politique, un tremplin pour soi-même, mais au nom du peuple qu'elle asservit par la faim, la misère servant d'arme implacable pour mieux l'assujetir. Mêmes ceux qui nous ont fait germer un brin d'espoir, au lendemain de la Conférence Nationale Souveraine, se voient leur masque tomber un à un.

La confiscation du pouvoir réel -issue des populations- s'est transformé en pouvoir familial financier, avec pour gardiens, les milices, que nous appelons encore armée nationale, à l'instar des cobras, ninjas, zoulous, requins, crocodiles, etc.

Pourtant il y a encore, dans notre beau pays martyrisé, de vrais patriotes, mais qui n'ont pas la voix suffisament haute, qu'ils sont totalement inaudibles, faute de relais qui n'ont pas les mêmes interfaces pour se faire entendre autant que les Poungui, Dzon, Tsaty-Mabiala, Hellot Mampouya, ou notre nouveau célèbre lèche-cul NTchimbabéléla (après, il se plaint celui-là pourquoi nous ne l'aimons pas), eux, déjà rodés dans les couloirs des faiseurs de rêves et affameurs. Nous ne ferons pas inutilement allusion au petit MVouba sorti du néant il y a quelques années et qui ne peut respirer qu'avec l'autorisation du conducator d'Oyo.

L'absence d'éthique, le mépris de notre pays et ses populations sont devenus depuis, des qualités conditionnelles pour accéder aux micros des meetings avec quelques liasses de fausses monnaies mises sur le circuit national, bien enfouies dans des sacs de farine, quand ce n'est pas des brouettes et des pelles, en plus des promesses qui n'engagent que les naïfs que nous sommes. L'école de cynisme par laquelle nos hommes politiques sont passés, a fini par leur faire oublier que ce ne sont que des hommes qui, demain, peuvent pleurer, comme nous qui pleurons tous les jours.

Mais pas pour les mêmes raisons. Si eux, pleurent leurs morts, car ils en ont aussi parfois, ils en font à l'occasion un bon moment de fête pour un enterrement de luxe suivi d'une beuverie de même luxe, pendant que nos pleurs à nous sont partagés entre la perte des nôtres et les difficultés de les inhumer dans la dignité.
Ainsi nous avons vu et découvert récemment que nos monstres avaient encore des larmes dans les yeux, la morve dans le sinus. Aprés, pour eux, c'est vite oublié, surtout que la famille vivante est toujours bien servie sur les deniers publics, comme nous le voyons aujourd'hui avec les Kolelas qui fait hériter ses enfants de la manne de MPila ("je ne suis pas le premier " dirat-il), ou les Hombessa, ambassadeur à Stockholm, qui nomme son fils auprès de lui en Suède, ou et surtout le professeur-président Lissouba qui nous a préparé cette merde dans laquelle il nous a laissé, sans nous accorder le temps de le jeter à la mer, se vantant s'être payé son hotel particulier avec l'argent du Congo. Peut être que cet argent n'appartient pas aux congolais. Tous les mêmes, serions nous tentés de le dire. Des faux repères en effet auxquels nous nous sommes accrochés déséspérement, face au retour du plus grand criminel de l'histoire de notre pays en juin 1997, parce que nous pensons que eux au moins, aimaient un peu plus le Congo.

Mis bout à bout ces retourments, ou simplement nos mauvaises surprises, comment ne pas comprendre que le cobra royal resiste à tous ces prétendus patriotes, porteurs de morale et de promesses? Les jolis mots, les belles attitudes sont devenus des passeports pour réaliser tous nos inavouables projets enfouis. Aujourd'hui, les déclarations du cercle premier du MCDDI vient de donner le coup de grâce à bien des congolais qui espéraient encore un dernier sursaut du prisonnier royal de Sassou, qui a sacrifié son épouse en exil, à cause de l'exil forcé, sur le gradin de son repos bien mérité au centre-ville qu'il a tant rêvé.

L'opposition unie, puisqu'elle s'apprécie ainsi, appelle, selon certains de ses membres, au boycott des élections, et aussitôt d'autres font déjà lezarder cet appel à partir duquel pourtant il prétendent avoir créer cette union. Prenons-les au mot malgré tout . Et après, que va-t-il se passer? Et c'est là que chacun se découvre dans sa vraie nature de politicard sans vergogne, sans état d'âme quant aux malheurs qu'ils vont encore infliger demain aux populations.

Avec un bon sens élémentaire, serait-il possible de reconstruire ce pays, notre pays, avec les mêmes hommes qui règnent depuis près de quarante ans, avec les mêmes structures, sans véritable constitution, sans Etat et ses institutions digne d'un pays qui se respecte? Des critères d'éligibilité doivent revenir sur l'échiquier politique national, et seuls les fondements issus de la Conférence Nationale Souveraine nous permettront d'avoir un regard exigeant, lucide et constructeur, avec toute la rigueur que nécessite le degré de la pente à remonter, dans le ravin lequel, les tenants du pouvoir actuel, y compris ceux de l'opposition, tentent de nous ensevelir définitivement, sachant que nos voix leur appartiennent, dans un pays où les morts votent massivement.
Mettons au défi tous ceux qui aiment le Congo et veulent le reconstruire, un travail titanesque il est vrai, particulièrement dans l'opposition, de se démarquer publiqement, en déclarant que sans période de transition de quatre ou cinq ans, toute élection présidentielle n'est qu'une mascarade. Qu'une de plus malheureusement, mais contre laquelle notre combat se justifie pleinement et obligatoirement.

par Prince MUFUA

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M
Salutje partage avec tritesse ton point de vue selon lequel nous avons une elite corompue,qui ne pense qu'a depouiller le peuple des ultimes forces  qui lui restent.Plus lamentable encore aujourd'hui les gens vont oublier que Matthias Nzon Ministre des finances a l'epoque étais cité complice dans l'affaire Oumberto Brada pour ne cité que ça.Si le peuple congolais ne manifeste pas son mecontement d'une maniere flagrante,rien ne changera.Le Destin de tout un peuple rest en jeu sans que le ciel ne nous vienne en aide.Nous avons besoin de nouvelles personnes pour diriger ce pays.Dens dont les  mains ne sont pas tachées de  sang  et n'ont pas contribuers a le ruinere jusqu'a ce point.
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