Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Voilà un homme qui, lorsqu’il arrive au pouvoir, à la faveur d’un coup d’état de Palais, le 5 février 1979 n’inspire aucune confiance. Personne, en tout cas, ne pouvait prédire que 25 ans après, il serait encore à la tête du Congo. Pourtant, il a balisé son pouvoir, bâti une stratégie de propagande à la «soviét.» et à la «léza, lénoi».
Depuis, il a pris, comme on le dirait, «de la bouteille», et il continue son petit bonhomme de chemin. Il semble même avoir oublié (en apparence du moins), son cuisant échec à la présidentielle de 1992 et s’ingénue à faire oublier aux Congolais, qu’il serait impliqué dans les évènements tragiques qu’a connu le Congo en 1993 et entre 1997 et 2002.
Mais le moins qu’on puisse dire est que le pays s’est délité: la misère a atteint le summum, l’insalubrité est à son comble, les routes et les rues sont dans un état de délabrement avancé, le système éducatif constitue une véritable hécatombe, la réconciliation nationale n’existe que dans la rhétorique politique et entre les leaders, la paix qui est devenue le leitmotiv du pouvoir, ne relève que de la fantasmagorie. Bref !
Toutefois, M. Sassou Nguesso a bel et bien une occasion d’entrer dans l’histoire, pour peu qu’il sache la saisir en passant le témoin du pouvoir à un autre compatriote sans pourtant changer la Constitution qui est devenu une habitude des dictateurs africains.
Alors il deviendrait plus crédible et respectable, y compris auprès de ceux qui sont dubitatifs à l’égard de sa «Nouvelle Espérance», et qui voient dans le recours quasi permanent au thème de la paix, une épouvantable que le pouvoir agite pour apeurer les populations et les instrumentaliser, voire les conditionner ainsi dans leur choix électoral le moment venu. Car, le président sait mieux que quiconque, que sa candidature cristalliserait l’opinion publique, tant nationale qu’internationale.
C’est dire si, à défaut d’avoir révisé la constitution, en réduisant le mandat présidentiel à 5 ans, et en y créant des postes de vice président de la République, vice premier ministre, vice ministre des mines et des hydrocarbures et vice ministre de la défense.
En tout état de cause, nous estimons plutôt, qu’il aurait mieux à gagner en renonçant à se présenter, avec élégance, aux suffrages universelles des congolais. Car en se présentant, il se gâcherait la voie d’une entrée majestueuse dans l’histoire.
Que Dieu bénisse le Congo !