Espace d'échange de la diaspora congolaise.
J’ai vu une solde sympathique sur une vieille chaussure. Le problème c’est son système de serrage avec une espèce de mécanique de fonctionnement qui retarde la marche. Ce défaut de fabrication m’a-t-on apprit peut avoir des conséquences graves pour celui qui sera tenté par cette chaussure en solde.
Dans certaine société, lorsqu’une chaussure est vieille, on la lance au Président, Bush en a fait les frais en Irak. Au Congo, elle devient une marque de fabrique qu’on impose à tout un peuple alors qu’il ne la veut pas.
En la chaussant à Djambala, le patriarche David Charles n’a-t-il pas regardé si l’usine de fabrication est bien installée à Djambala et que le talon de cette chaussure est bien plat.
Dans l’euphorie, il a oublié qu’il y en a énormément mais on ne les essaie jamais toutes ;
Que le Trésor du Congo en prend régulièrement de sacré coup ;
Elles ne sont pas toutes fabriquées au Congo ;
Qu’il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs ;
Que certaines que nous voyons aux pieds des congolais font mal aux orteils ;
En vantant les qualités de la vieille chaussure, une fois qu’il l’aura filé aux congolais, il fait courir au pays le risque : une fois au pied, la chaussure de GROMIKO ne nous lâchera plus d’une semelle.
Elle est notre chaam, à cause d’elle, notre pensée ne peut sortir de cet immense labyrinthe de la misère et de la pauvreté. Par sa ruse aucun congolais ne vit dans la quiétude. Vous allez vous affoler car au fil des jours la différence entre la vieille chaussure et la nouvelle sera de plus en plus lisible. Il ne sera pas interdit de se demander s’il n’est pas temps de chausser la nouvelle chaussure.
André BOURANGON