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Avant la présidentielle, le ministre Mboulou tente sa magouille avec Adoua
«Chassé le naturel, il revient au galop», «les mauvaises habitudes ont la peau dure». Ces adages trouvent tous leur signification à la mouvance présidentielle. Tenez, après François Ibovi qui a «foutu» la merde aux élections législatives en 2007, on croyait que Raymond Mboulou ferait mieux, grosse erreur. On a fait que déshabiller Saint Paul pour habiller Saint Pierre, la preuve : Comme suite aux décès survenus des sénateurs Micheline Gollengo ( Cuvette ouest) et Galiba (Brazzaville), un appel à candidature aux fins de remplacement des sièges restés vacants devrait être lancé. Sans convocation du corps électoral, le 09 juin 2009, curieusement la clôture du dossier et du début de la campagne des élections sénatoriales partielles du 21 juin de l’année en cours est balancée à la télévision nationale. Drôle non !
Seulement, des collectifs des conseillers départementaux et municipaux de Brazzaville se sont formés ex nihilo, pour dénoncer la manière cavalière d’organisation de ces élections, dans le département de Brazzaville notamment. Ces collectifs des conseillers départementaux et municipaux, relèvent, montre à la main, que conformément à la loi électorale (loi n° 9- 2001 du 10 mai 2001 portant loi électorale telle que modifiée et modifiée par la loi n° 5-2007 du 25 mai 2007, notamment en l’article 49), la procédure de délai n’a pas été respectée.
Il importe, de rechercher d’abord le bien et /ou le mal fondé de la réaction des collectifs des conseillers locaux de Brazzaville, et de dégager ensuite les conséquences y relatives.
En effet, les collectifs des conseillers locaux de Brazzaville sont sortis de leurs gonds par le simple fait que l’information relative à l’organisation d’une élection partielle pour le remplacement du sénateur Galiba décédé il y a près de trois mois, n’a jamais été rendue publique, lors de la dernière session administrative ordinaire de mai écoulé. Nombre des conseillers départementaux, comme d’ailleurs nombre de citoyens qui le désirent, auraient pu se saisir de l’occasion pour s’inscrire sur la liste de candidature.
Il est une évidence, que la rétention de cette information par le bureau exécutif du conseil départemental et communal de Brazzaville n’est que la face cachée de l’iceberg, tant il est vrai que l’action visée était d’éliminer les candidatures multiples et de n’en retenir qu’une seule, celle du membre du bureau politique du P.C.T, en l’occurrence le Conseiller Théophile Adoua, battu à plat ventre aux législatives de 2007 dans la circonscription n° 2 de Talangai par le très remuant Jean Claude Ibovi, et que les anti-démocrates du pouvoir de Brazzaville tiennent à le ramener à la mangeoire.
Il ne fait pas de doute, que lorsdes dernières assises du conseil départemental et municipal de Brazzaville, tenu du 25 mai au 5 juin 2009 l’information sur l’organisation des élections partielles n’a jamais été livrée officiellement, mais était censée être connue que, du conseiller Th. Adoua . La mise au parfum discriminatoire de celui-ci n’est pas le fait du hasard, car, de l’avis de son parti, il lui reviendrait de le désigner simplement pour remplacer le decujus.
C’est donc cette vision erronée qui aurait amené, aussi bien le bureau exécutif du conseil départemental et communal de Brazzaville que le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, à passer outre la procédure en vigueur, qui impose, que même pour le cas de remplacement des sénateurs pour quelque cause que ce soit, la procédure d’organisation de l’élection partielle doit respecter les règles de forme. Cela veut dire que, dans le respect des délais légaux (article 49), le Gouvernement aurait pris un acte (en l’espèce, un décret présidentiel) convoquant les collèges électoraux des départements de Brazzaville et de la Cuvette ouest.
C’est l’occasion de rappeler, que de legue feranda, il est procédé au remplacement des postes restés vacants au sénat suivant les règles procédurales décrites dans la loi électorale. De sorte que, le sénateur qui siège en remplacement de son prédécesseur achève le mandat de celui-ci .Autrement, les élus des élections sénatoriales partielles du 21 juin 2009, quels qu’ils soient, ne siégeront que jusqu’au prochain renouvellement du sénat, dont le département de Brazzaville sera concerné en 2011.
Il faut donc conclure, que la procédure d’appel à candidature pour le remplacement de feu le sénateur Galiba suivi de la clôture du dossier et du début de la campagne des élections sénatoriales partielles dans les départements de Brazzaville et de la Cuvette ouest, est viciée de fond en comble, du moins pour le cas de Brazzaville. Dans ce département, la candidature unique du conseiller Th. Adoua qui a été retenue - ce qui est la survivance de l’idéologie du monopartisme- devrait donner du grain à moudre à l’ensemble du peuple congolais en général, et des démocrates en particulier, sur les capacités réelles du gouvernement de la république, qui excelle dans la tricherie aux élections.
De tout ce qui précède, il est un devoir citoyen pour chacun et tous, de soutenir les actions menées par les conseillers départementaux et municipaux, lesquels, au travers des requêtes, n’ont pas hésité d’interpeller le ministre en charge de la question électorale, de s’abstenir des dérapages très perceptibles.
Les femmes conseillères en l’occurrence, demandent au ministre de l’administration du territoire de reconsidérer sa position, pour permettre une (ou plusieurs) candidature féminine à l’élection sénatoriale partielle : la question du genre étant à ce prix.
Mais de l’autre coté, l’organisation alambiquée de l’élection sénatoriale partielle portant sur le remplacement d’un sénateur décédé, montre à suffisance la perfidie de l’exécutif, qui tire à souhait les textes de la république.
Dès lors, la dénonciation de la mauvaise foi contre le gouvernement à tricher coûte que coûte, n’est pas seulement l’apanage de l’opposition « dite radicale », puisque, dans le cas d’espèce, les conseillers départementaux et municipaux de Brazzaville de tous bords, n’ont pas hésité de décrier cette pratique éhontée.
D’ailleurs, le 1ér Secrétaire du bureau exécutif du conseil départemental et municipal en a pris à ses dépens, pour avoir, en réponse, à la dénonciation de la rétention à dessein de cette information, soutenu qu’il revenait aux différents partis politiques d’informer leurs militants de l’organisation de l’élection sénatoriale partielle. Peut être ne savait-il pas, qu’outre les partis politiques, la loi reconnaît à des simples individus le droit d’être candidat.
Nous espérons que, Raymond Mboulou, le très protégé d’Aime Emmanuel Yoka ne nous prendrons pas au collet comme il aurait fait autrefois avec Isidore Mvouba.
Cautionner ce genre d’élection, c’est donner raison aux vrais opposants et à certaines mission diplomatiques accréditées au Congo qui pensent que la présidentielle de 2009 dénudée d’une véritable Commission électorale et indépendante avec toutes les revendications faites par Denis Sassou Nguesso à l’époque où Lissouba était Président de la République n’est que mascarade. Ci- contre, la liste de quelques pétitionnaires s’opposant à la démarche de Mboulou.
Ghys Fortune Dombe Bemba
Le Journal talassa