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Congo-Brazzaville, pour la première fois, l’élection présidentielle aura lieu sous une très haute sécurité. 20.000 agents de la force publique, militaires, gendarmes et policiers, seront déployés sur l’ensemble du territoire national, pour l’élection présidentielle de juillet prochain.
Ceci, semble-t-il, selon les conclusions du dernier Conseil National de Sécurité, pour la « sécurisation » de l’élection, des campagnes, la protection des 13 candidats en lice, des centres et des bureaux de vote.
« Aucune situation ne doit nous surprendre », a fait savoir à l’ouverture des assises dudit Conseil, le premier ministre, Isidore M’Vouba. Une déclaration qui sonne comme un véritable aveu.
Le pouvoir de Brazzaville est actuellement habité par une peur bleue de perdre cette élection.
En réalité, le pouvoir en place redoute un scénario à l’iranienne où les partisans de l’opposition ont gagné la rue pour dénoncer une mascarade électorale qui a proclamé vainqueur Mahmoud Ahmadinejad.
L’opposition, particulièrement le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPCO) ne cesse d’exiger les conditions d’une « élection libre et transparente » qui passent par la dissolution de l’actuelle CONEL dont l’impartialité est mise en cause.
Le 12 juillet, les Congolais sont-ils prêts à accorder encore un mandat de 7 ans à Denis Sassou Nguesso ? Pour quoi faire qu’il n’a pu réaliser en 25 ans de règne ? Le verdict des urnes saura nous le dire dans les jours qui suivent.
André Foundzé
242info