Espace d'échange de la diaspora congolaise.
Qu’importe ce qui se trame dans les coulisses du palais d’Oyo ou de Mpila, ce qui importe c’est l’agenda que l’opposition congolaise doit mettre en place dans la perspective de rendre le pays à son peuple et l’arracher de la main d’un gang de hors la loi qui a fait main basse sur le Congo.
On pourrait même dire que c’est « de bonne guerre » que des clans autour de M Sassou, jouissant de tous les privilèges tentent de les préserver quel qu’en soit le prix. Ils savent que leur survie est intrinsèquement liée à la survie du pouvoir et point de pouvoir point de passe-droits.
Il me semble que nous ne devrions pas suivre le feuilleton de la réélection programmée de M Sassou Nguesso comme des spectateurs fatalistes qui regardent et comptent les points, c’est de notre pays qu’il s’agit et de son avenir. Il ne faut pas demander aux charognards de lâcher la seule proie dont ils disposent mais il faut demander aux Congolais d’être dignes de leur histoire et de leur appartenance à une nation vieille de plusieurs siècles. Il ne faut pas en vouloir à des affamés de vouloir manger aussi bien le repas que la table et les chaises, il faudrait plutôt que nous les empêchons de le faire en faisant valoir nos droits de citoyen, non pas au festin, mais le devoir d’éviter à des générations entières de mourir de faim sur le « chemin du pandémonium » que M Sassou s’acharne depuis 25 ans à nous conduire.
La perspective cauchemardesque de voir le pouvoir demeurer dans la main d’un despote devrait nous interpeller tous.
Nous ne somme pas sans savoir que le seul « chemin d’avenir » pour M Sassou Nguesso c’est de demeurer au pouvoir jusqu’à sa mort. C’est le seul moyen pour lui d’éviter le Tribunal Pénal International du moins c’est ce qu’il croît dur comme fer. Mais ne pas se battre pour l’y emmener avec femmes et enfants, c’est là où le bas blesse. Cessons d’avoir peur. Les Congolais ne doivent plus êtres dociles et se laisser faire face à un tel monstre de la dictature qui se prend pour le nombril du Congo.
Les questions qui s’imposent à nous tous sont d’une simplicité déconcertante, sommes-nous encore digne d’être appelés Congolais ? Sommes-nous encore à ranger dans la catégorie de citoyen ? Sommes-nous encore à ranger dans la catégorie humaine ? Oui les propos sont durs, mais ils sont à la hauteur de l’enjeu historique qui se dessine devant nos yeux pour l’intérêt général de notre nation à tous.
C’est une question d’agenda et de stratégie : Que les ‘’Oyotistes’’ se mobilisent pour préserver leur hégémonie tout le monde le sait et nous devons en prendre acte, mais la question est de savoir ce que nous comptons faire face à un tel drame.
Nous savons que la machine de la propagande ne tardera pas à se lancer dans une compagne de mise en scène publique pour justifier la réélection à 99% des voix du Roi Sassou au trône, nous savons que les Thierry Moungoula et les Bouka ne tarderons pas « à nous fournir des explications plus savantes les unes que les autres sur la démocratie à la sauce d’Oyo. Le scénario est des plus simples mais pour qu’il y ait une comédie il faut y avoir un public et un bon public pour applaudir et en demander plus. Le peuple Congolais sera-t-il encore une fois spectateur de son propre sacrifice ? Telle est la question. Pour éviter une telle tragédie funeste c’est l’agenda du peuple qu’il faudrait mettre en place et cet agenda peut être organisé autour du Front des partis de l’Opposition à qui il faudrait faire confiance si on veut parvenir à un résultat probant. C’est bien pour ça qu’il va falloir se serrer les coudes, se présenter groupé et avec un seul est unique objectif : rendre au peuple sa dignité et ses droits. Laisser de côté les divergences et les petits intérêts. L’enjeu est colossal et mérite que l’on fasse des sacrifices tout en usant des moyens pacifiques.
L’opposition démocratique congolaise a su montré au monde entier et principalement à la dictature, qu’elle est digne et quelle est civilisée et pacifique. Qu’est-ce que le maître d’Oyo et les suppôts de son régime n’auraient pas dit et fait si cette opposition était violente ? Le monde entier a vu que cette opposition a le sens de la responsabilité et l’amour de la patrie comme valeurs fondamentales. Il est plus que temps pour nous citoyens, de leur faire confiance et de les épauler dans leur noble cause en laissant de côté les débats stériles et les questions polémiques.
A l’opposition démocratique Congolaise, d’établir un agenda clair avec des objectifs clairs et précis dans l’intérêt général du peuple congolais et du pays. Le tout, en visant haut, très haut car le temps n’est plus aux petites mesurettes.
Nous voulons la vraie DEMOCRATIE et une vraie alternance au Congo. Assez du « goûte à goûte » de poison, assez de théories sur la démocratie en trompe l’œil, assez de temps perdu pour un pays au bord de l’irréparable. C’est l’agenda de l’opposition qui doit dicter la marche à suivre et imposer le rythme au lieu de courir derrière les dernières nouvelles du Palais d’Oyo et attendre le coup suivant.
A l’image d’un jeu d’Echec il faut avoir un coup d’avance. L’opposition congolaise doit être une force active et non réactive. Que M Sassou se dise réélu et que ses enfants se préparent encore à piller le pays c’est leur problème c’est même de « bonne guerre », mais que l’opposition monte d’un cran et impose sa cadence. Opposition ne veut pas dire tout simplement les personnalités politiques que l’on connaît et qui ont déjà consenti d’énormes sacrifices mais l’ensemble des forces vives de la nation et tous ceux qui ont encore le sens de la dignité et de l’honneur. Trêve de doute, le temps est à la confiance en nous-mêmes et à nos capacités de rebondir et faire fléchir le courant de l’histoire que d’aucuns veulent inéluctable vers un «chemin de l’enfer» nommé M Sassou.
Tous ensemble autour du Front des Partis de l’Opposition pour sauver le Congo.
Wallys Kimbatsa