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Gabon: Christiane Bitougat candidate malheureuse appelle Jean Eyeghé Ndong à « rester fair-play »

Libreville, 19 juillet (GABONEWS) - La candidate malheureuse à la candidature du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) pour la présidentielle d’août 2009, Christiane Bitougat, a appelé dimanche dans une interview sur la chaîne privée, TéléAfrica, le vice-président de cette formation, Jean Eyeghé Ndong, ex-premier ministre, candidat indépendant, à regagner la « maison mère» pour « laver le linge en famille et à rester fair-play ».

Qualifiant Jean Eyeghé Ndong de « mauvais perdant » suite à sa démission du parti et sa décision d’aller en auditeur libre dans la course au fauteuil présidentiel, le 30 août prochain, le membre du Bureau politique du PDG, Christiane Bitougat a reconnu sa défaite face au candidat Ali Bongo Ondimba, qu’elle a estimé capable de répondre aux aspirations actuelles de développement humain du pays, souhaité par le peuple gabonais, épris de paix et de stabilité.

« Je pense qu’aujourd’hui, il (Jean Eyéghé Ndong) devrait accepter le verdict, s’il ne le veut pas, il n’avait pas à se présenter du tout. Donc, je pense que de ce côté-là, c’est vraiment un mauvais perdant ».
« Quand au ministre André Mba Obame, membre du bureau politique, je me dis que là aussi, ce n’est pas bon ce qu’il a fait. C’est vrai qu’il nous a laissé entendre, lorsqu’il remettait le flambeau de l’Intérieur au ministre Ndongou, qu’on entendrait parler de lui, personnellement je n’avais pas pensé qu’il s’agissait d’une candidature à venir. Il aurait dû d’abord démissionner comme l’autre l’a fait avant de se présenter », a observé madame Bitougat, qui pour relativiser a expliqué qu’elle met « tout cela sur le compte de la liberté d’expression. Je ne pense pas qu’il y ait un malaise puisque dans un parti, on s’exprime », a lâché l’ancienne syndicaliste.

« LIBERTE D’EXPRESSION »

Lors des opérations liées au choix du candidat du PDG à l’élection présidentielle anticipée de 2009 au sein de ladite formation politique, trois candidats dont Jean Eyeghé Ndong, Ali Bongo Ondimba et Christiane Bitougat avaient été hissés en tête de course.
Selon cette dernière « deux candidats », dont elle-même puis le gagnant (Ali Bongo Ondimba), au-delà de la longue liste des prétendants, étaient de « bons candidats ».

Le Secrétaire général du Parti démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), à la tribune du Congrès extraordinaire de cette formation, ce dimanche, a expliqué que le choix d’Ali Bongo Ondimba en tant que candidat au fauteuil présidentiel était motivé par son « Engagement politique, sa fidélité et son parcours professionnel ».

Faustin Boukoubi a fortement insisté sur le « consensus » qui a abouti au sein du Bureau politique pour la désignation, puis l’investiture d’Ali Bongo Ondimba pour le scrutin à venir.

Une démarche qui a été contestée par le désormais ex-premier vice-président, Jean Eyeghé Ndong, qui a fini par annoncer sa démission du poste de premier ministre suivie de la déclaration de sa candidature indépendante à l’élection présidentielle.

Tenant son congrès extraordinaire ce dimanche à la Cité de la Démocratie de Libreville, le Parti Démocratique Gabonais à procédé à l’investiture de son candidat, Ali Bongo Ondimba, 50 ans, à la présidentielle dont la campagne aura lieu du 15 au 29 août prochains avant le scrutin du 30 août.

Se posant en « rassembleur », le champion du PDG, Ali Bongo Ondimba a déclaré, dans son discours d’investiture, que « nous n’avons pas droit à l’échec » avant d’affirmer son « ambition à construire un Gabon prospère, juste et équitable où le partage doit devenir une vrai religion » et à « remettre de l’ « ordre dans la conduite des affaires de l’Etat ».

Le fils aîné du défunt président Omar Bongo Ondimba devrait affronter plus d’une dizaine de prétendants, dont 3 femmes, déjà déclarés pour la magistrature suprême en attendant la validation par la Cour constitutionnelle de leurs candidatures.

GN/AYM/DCD/RA/09

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